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Jordan Binnington a du travail à faire

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Les Blues de St. Louis connaissent une saison plutôt décevante et les performances du gardien Jordan Binnington en sont une explication partielle, si bien que leur entraîneur-chef Craig Berube a jugé de bon de faire réfléchir quelque peu l’athlète de 27 ans.

Gagnant de la coupe Stanley en 2018-2019, Binnington a gagné seulement une fois à ses neuf derniers départs et les siens allaient tenter de freiner une séquence de six défaites en affrontant les Golden Knights de Vegas, lundi. Sauf que le pilote des Blues a décidé de confier le mandat de relancer le club à Ville Husso en raison des ratés du gardien numéro 1. Celui-ci présente une fiche de 10-11-5, une moyenne de buts alloués de 2,79 et un taux d’efficacité de ,904 cette année.

Berube ne s’en cache pas : il s’attend à mieux de sa part.

«Je pense qu’il y a uniquement le joueur lui-même qui sait ce qui se passe à l’intérieur de lui. Binner doit redevenir lui-même, être un gardien agressif et prôner un état d’esprit semblable à celui d’autrefois. Cette combativité en lui est ce qui le rend très bon. Il doit retrouver cela», a-t-il affirmé au site The Athletic.

D’ailleurs, l’instructeur avait en quelque sorte ouvert la porte à une utilisation plus importante de Husso, qui a effectué 32 arrêts dans un revers de 2 à 1 contre l’Avalanche du Colorado, samedi. Questionné à ce sujet, Berube n’avait pas écarté la possibilité explicitement.

«Il a joué un match solide. Je commenterai uniquement son jeu de ce soir [samedi]. J’estime qu’il a offert une très bonne performance.»

Husso s’est de son côté dit prêt à faire face à la musique plus souvent.

«Je dois me préparer chaque soir. Je ne me soucie pas de l’équipe adverse. Il faut être prêt et donner une chance à ma formation de l’emporter. C’est mon travail et ce que je dois faire.»

En difficulté

Avant la partie de lundi, St. Louis occupait le cinquième échelon de la section Ouest avec 38 points, trois de moins que les Coyotes de l’Arizona, détenteur de la dernière place donnant accès aux séries. Le temps presse chez les Blues, mais l’heure ne semble pas à la panique.

«Ça devient mental, a admis l’entraîneur. Je pense que dans nos derniers matchs, nous avons joué du bon hockey et nous avons perdu parce qu’on n’a pas envoyé suffisamment de rondelles vers le filet adverse. Nous devons trouver le moyen d’en diriger davantage. En revanche, lorsque vous jouez ainsi et que vous accomplissez plusieurs bonnes choses, le vent changera de côté éventuellement. Il faut demeurer fort mentalement.»