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Samuel Morin savoure chaque instant

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Privé de ce qu’il aime le plus au monde durant trois ans en raison des blessures, Samuel Morin savoure chacune des journées passées dans l’uniforme des Flyers de Philadelphie. Et ce n’est pas la mauvaise séquence actuelle de l’équipe qui va l’en empêcher.

La troupe d’Alain Vigneault traverse une période creuse en ce moment. Elle a perdu six de ses dix derniers matchs, ayant notamment été lessivée deux fois en un peu plus d’une semaine par les Rangers de New York aux comptes de 9 à 0 et de 8 à 3, en plus de perdre ses deux derniers matchs contre les Sabres de Buffalo.

Certes, cela dérange le grand défenseur de 6 pi 6 po et 202 lb. Mais, dans la victoire comme dans la défaite, il s’est juré de ne plus jamais tenir sa présence dans la LNH pour acquise.

«Je pense que plusieurs gars ici ne réalisent pas la chance qu’ils ont de vivre ce mode de vie là, a-t-il mentionné vendredi lors d’un point de presse en français organisé par les Flyers. J’en profite chaque jour parce que je reviens de loin. Je m’en vais prendre l’avion pour Long Island... On est tellement bien traité dans la LNH. Je suis tellement reconnaissant d’avoir la chance de revenir dans une équipe de hockey. Maintenant, je veux garder ma place, donc je dois être bon chaque jour.»

Un appel important

Effectivement, Morin a la chance d’être de retour dans la LNH. Si l’on peut se le permettre, toutefois, «chance» n’est peut-être pas le terme le plus à propos.

Parce que ce n’est pas grâce à cela que le Québécois est de retour dans la LNH, au poste de défenseur.

Lorsqu’il a été retourné dans la Ligue américaine de hockey, après avoir passé le début de la saison au poste d’attaquant pour la première fois de sa carrière, Morin a pris les grands moyens pour arriver à ses fins.

«Quand je suis retourné dans la Ligue américaine, j’ai joué deux matchs et j’ai réalisé à quel point j’étais meilleur et plus efficace comme défenseur. J’ai donc appelé Pat [Brisson, son agent] et il m’a conseillé d’appeler directement notre directeur général, Chuck Fletcher. Ce n’est pas facile pour un petit gars seul dans sa chambre d’hôtel. C’est intimidant de parler au DG, mais je lui ai dit la vérité.»

Cette vérité est qu’à ses yeux, il est un défenseur et que c’est à cette position qu’il aidera les Flyers à gagner des matchs de hockey.

«C’est important pour moi d’être honnête. Je leur ai dit que c’est ce que je voulais mais que je suis quand même ouvert à tout. Je suis un gars d’équipe et s’ils pensent que je peux les aider à l’attaque, je vais le faire. En bout de ligne, j’ai joué du bon hockey à la défense et j’ai reçu l’appel.»

Encore meilleur

Maintenant rétabli, il admet ressentir encore une certaine douleur à son genou droit. Rien pour l’empêcher toutefois d’être efficace dans la LNH, assure-t-il.

«C’est un peu une saison de réhabilitation pour moi. Je me vois déjà l’an prochain, lorsque je n’aurai plus de douleur, et je pense que ça va bien aller. Est-ce que je suis au même niveau que je l’étais avant mes blessures? Je pense que je suis meilleur. J’ai compris comment jouer mon jeu, je dois garder ça simple et être physique. C’est ce qui va me permettre de garder ma place dans la LNH.»