Canadiens de Montréal

La plus grande fierté d’André Savard

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Recruteur avec les Devils depuis quelques années, l’homme de hockey québécois André Savard a roulé sa bosse aux quatre coins de la LNH, dans une variété de fonctions.

Il est fier de son parcours, mais il y a une étape qu’il chérit un peu plus que les autres : ses années avec les Canadiens, dont il a été le directeur général de 2000 à 2003. 

«C'est l'histoire du Canadien, une grande, grande histoire, a-t-il expliqué lors d’une longue entrevue à "JiC", vendredi. Se rendre là, réaliser que t'as travaillé fort, t'as fait des voyages, des sacrifices (...) devenir gérant du Canadien, pour moi, ça va toujours rester l'exploit, ce que j'ai aimé le plus.»

Rappelant que le club était à son plus bas lorsqu’il est entré en poste, Savard, qui a aussi disputé 790 matchs dans la LNH, a raconté comment il avait aidé l’équipe à se qualifier pour les séries la saison suivante.

Il a d’abord réalisé de bonnes transactions qui lui ont permis de mettre la main sur des joueurs comme Stéphane Quintal, Richard Zednik et Andreas Dackell, sans payer le gros prix. Savard s’est aussi félicité des acquisitions des joueurs autonomes québécois Joé Juneau et Yanic Perreault.

Enfin, il a dû composer avec la maladie du capitaine Saku Koivu, frappé par un cancer peu avant la saison 2001-2002.

«J'ai été le rencontrer à l'hôpital, s’est d’abord souvenu Savard. Là, je sais qu'il nous manque un gros morceau, le capitaine. Tu fais quoi? Ce n'est quasiment pas remplaçable. Tu fais le tour des noms et finalement, il n'y en a pas, de nom. En fait, il y en avait un: Doug Gilmour. Dans la deuxième moitié de la saison, il a été extraordinaire, il est redevenu le Doug Gilmour des bonnes années.»

La recette a fonctionné : non seulement le CH est entré en séries, mais il a éliminé les Bruins au premier tour, un succès alors inespéré qui avait soulevé la ville. L’équipe était à ce moment-là propulsée par les exploits d’un jeune gardien, José Théodore.

«Le gars le plus responsable de nos succès, c'est Théodore, il a été extraordinaire», a insisté Savard, qui s’est dit «très fier» de son séjour à titre de DG de l’équipe.

Mais ce ne furent que trois années d’une carrière de quelques décennies dans le hockey. Durant l’entrevue Savard est notamment revenu sur ses années avec les Remparts de Québec, où il avait fait la pluie et le beau temps avec Guy Lafleur et Michel Brière.

Il est également revenu sur ses tentatives de mettre la main sur le premier choix au repêchage de 2001, qui est devenu Ilya Kovalchuk...

Voyez l’entrevue complète en vidéo principale!