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LNH

Connor McDavid est sanctionné

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Connor McDavid a reçu une petite tape sur les doigts pour son coup de coude au visage de Jesperi Kotkaniemi. George Parros, le préfet de la discipline au sein de la Ligue nationale de hockey (LNH), lui a imposé une amende de 5000 $, la somme maximum selon les règles de la convention collective.

Pour McDavid, c’est du petit change. Le capitaine des Oilers d’Edmonton gagne 14 millions cette saison (12,5 millions sur le plafond salarial). Quand on fait une savante règle de trois, on comprend que cette amende serait l’équivalent de 17,86 $ pour le commun des mortels avec un salaire de 50 000 $.

S’il avait reçu une suspension d’un seul match, McDavid aurait écrit un chèque de 120 689 $ (14 millions $ / 116 jours de paye cette saison) au fonds d’aide d’urgence pour les joueurs de la LNH. Il y a donc une énorme différence entre l’impact salarial pour une suspension et une simple amende.

Dans le camp du Canadien de Montréal, il n’y avait toutefois personne pour crier au loup.

«Quand j’ai regardé le jeu sur la glace, c’était le bon choix des arbitres [deux minutes], a dit l'entraîneur-chef Dominique Ducharme. Je ne commenterai pas. La ligue fait son travail. Il n’y a pas d’enjeu ici.»

«Je pense que la LNH fait un bon travail, a renchéri le gardien Jake Allen, qui a vu la scène du banc du Tricolore. Je ne pense pas que ça méritait une suspension. Il y avait assurément une pénalité, peut-être une pénalité mineure double. On a eu un avantage numérique et on a gagné en rythme.»

Historiquement, les entraîneurs et les joueurs restent souvent loin des controverses pour commenter une possible suspension. Mais sur l’aspect stratégique, le Tricolore recroisera McDavid sur sa route cinq autres fois d’ici la fin de l’année et les deux équipes pourraient s’affronter en séries. Ça ne servait donc probablement à rien d’allumer un feu contre le meilleur joueur de la LNH.

Cette saison, le numéro 97 des Oilers a totalisé 16 minutes de pénalité. Son équipe visitera à nouveau le Canadien lundi soir.

Allen reste prêt

Avec un calendrier de fou d’ici la fin de l’année, où il y a 25 matchs en 43 jours en incluant celui de mardi face aux Oilers, Ducharme n’aura pas le choix d’offrir du repos à Carey Price.

Allen représentera encore une clé d’ici les prochaines semaines. Le gardien originaire du Nouveau-Brunswick n’a toutefois pas une idée du nombre de départs qu’il recevra. Mais avec six séries de deux matchs en deux soirs, il obtiendra déjà un minimum de six départs.

«On ne parlait jamais de calendrier même avec Claude [Julien] et Steph [Stéphane Waite], a rappelé Allen. Price est l’homme de confiance, il mérite de jouer et mon travail est d’être prêt. Le message de Sean Burke est la constance. Victoire ou défaite, le hockey a toujours l’air de la même chose. Si tu as des séquences de victoires ou de défaites, ça peut te mener à changer des choses qui t’ont donné du succès par le passé.»

«L’approche de Burke est encore plus en ligne droite, a-t-il poursuivi. Il veut qu’on reste dans notre demi-cercle et laisser le jeu venir à nous. Rester sur tes pieds, revenir à ton poteau. Il a beaucoup appris de Benoît Allaire. Tu reviens à ton poteau. Ses gardiens jouent creux dans leur demi-cercle. Price joue plus loin et ça fonctionne pour lui. Moi, je ne prends pas autant de place que Price.»

Même s’il était absent de l’entraînement mercredi, Tyler Toffoli devrait revenir au jeu au cours des prochains jours. On ne parle pas d’une absence à long terme.