Canadiens de Montréal

Laval, «la meilleure décision» selon Caufield

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Cole Caufield a toujours trouvé des façons de marquer des buts, c’est son pain et son beurre. À sa deuxième et dernière saison avec les Badgers du Wisconsin, il a touché la cible 30 fois en 31 matchs. C’est la définition d’un marqueur.

Le 9 avril prochain, Caufield a de fortes chances de graver son nom sur le trophée Hobey-Baker, décerné au meilleur joueur de la NCAA. S’il y arrive, il suivrait les traces des Johnny Gaudreau (2014), Jack Eichel (2015) et Cale Makar (2019). À voir dans la vidéo ci-dessus.  

«Pour moi, c’est Caufield qui a connu la meilleure saison parmi les 10 candidats, a dit un homme de hockey de l’Association de l’Ouest. Je n’ai toutefois pas vu assez souvent le gardien Spencer Knight de Boston College pour me prononcer à 100 %. Malgré cela, je crois que Caufield gagnera le Hobey-Baker. Ça lui fera un prix de consolation pour l’élimination rapide des Badgers au tournoi de la NCAA avant le Frozen Four.»

Samedi soir, soit un peu plus de 24 heures après l’élimination des Badgers contre Bemidji State, Caufield a paraphé son premier contrat professionnel avec le Canadien.

Le Rocket pour ses débuts   

Avant son départ du Wisconsin pour Montréal lundi matin, le choix de premier tour du CH (15e au total) en 2019 a fait un brin de jasette avec les journalistes de sa future ville.

«Je suis excité, a dit Caufield. Ça représente beaucoup pour ma famille et moi. C’est une grosse étape dans ma carrière. Mais c’est le début du travail. Je trouve ça un peu surréel. J’ai hâte de me mouiller les pieds dans la Ligue américaine [LAH], plusieurs bons joueurs ont passé par ce circuit.»

À ce sujet, il n’y a pas de doute. Le petit ailier droit de 5 pi et 7 po et 170 lb portera l’uniforme du Rocket de Laval pour ses débuts chez les pros.

«Oui, c’est le plan à 100 %, a-t-il répliqué. Je sais qu’ils ont une bonne équipe. On verra ensuite où ça me mènera. J’aurai besoin de connaître de bons matchs.»

Caufield sait aussi qu’il y aura des attentes à son sujet. Mais cette pression de l’extérieur ne devrait pas l’étouffer.

«Je me motiverai avec mes propres objectifs. Je me pousserai afin d’être meilleur. Je peux gérer la pression.»

Plus responsable   

Avant d’endosser l’uniforme du Canadien, Caufield aura à prouver qu’il peut suivre le rythme dans la LAH et rivaliser de force avec des joueurs plus vieux et plus forts physiquement.

«Tout le monde sait que je peux marquer des buts et être menaçant en territoire offensif, a rappelé Caufield. J’avais une mentalité et une approche différente cette saison. Je voulais d’abord me concentrer sur mon jeu dans mon propre territoire. Mon entraîneur, Tony Granato, m’a beaucoup aidé à devenir un joueur plus complet. J’ai gagné en maturité avec mon jeu dans les trois zones. J’ai toujours réussi à m’adapter à des changements de niveaux.»

Marc Bergevin a déjà dit à quelques reprises que Caufield a amélioré son jeu défensif au cours des derniers mois. L’homme de hockey de l’Association de l’Ouest consulté par «Le Journal» a fait le même constat.

«Il a vraiment bien progressé, il est plus fort sans la rondelle. Marquer des buts, il sera toujours capable d’en marquer. C’est dans son ADN. Cole est aussi un passionné, il a une belle énergie sur la patinoire. Il a travaillé fort cette saison pour devenir un attaquant plus complet. Mais il aura un défi supplémentaire chez les pros, surtout dans sa gestion des batailles à un contre un. L’aspect physique représentera un enjeu. Mais Caufield est assez intelligent pour bien s’en sortir.»

Une cuvée modeste   

Avec Caufield, il y aura aussi l’enjeu de modérer les attentes. En théorie, il ne deviendra pas un Alexander Ovechkin 2.0 dès demain matin. Quand on regarde la cuvée de 2019, il faut jouer de prudence.

Jack Hughes, le premier de classe de ce repêchage, a obtenu 21 points (7 buts, 14 aides) en 61 matchs l’an dernier avec les Devils. Cette saison, Hughes a récolté 16 points (7 buts, 9 aides) en 33 matchs au New Jersey.

Trevor Zegras, le neuvième choix en 2019 des Ducks d’Anaheim, était le meilleur joueur sur la glace au Mondial junior avec l’équipe américaine. Après un passage dans la LAH à San Diego, Zegras a retrouvé les Ducks au mois de février. À ses 15 premiers matchs, il a cinq points (1 but, 4 aides).

Caufield connaît bien Hughes et Zegras pour avoir grandi ensemble au sein du programme américain des moins de 18 ans.

«Je leur ai parlé beaucoup, surtout cet été, pour partager nos expériences, a-t-il expliqué. Évidemment, il y a un gros saut avec la LNH, c’est difficile dans cette ligue. C’est aussi une "business". Mais peu importe ton nom, tu dois gagner ton temps de glace et réussir les bons jeux. Je suis prêt à ça.»