Canadiens de Montréal

Caufield: le contrat idéal pour la masse salariale

Caufield: le contrat idéal pour la masse salariale

Renaud Lavoie

Publié 29 mars
Mis à jour 29 mars

Lorsque chaque dollar est comptabilisé, il est important de faire une gestion serrée du plafond salarial et l’arrivée éventuelle de Cole Caufield dans la formation des Canadiens ne devrait pas avoir un impact majeur sur la masse salariale de l’équipe. 

En effet, le contrat du premier choix des Canadiens en 2019 a été bâti pour lui permettre d’effectuer ses débuts dans la LNH prochainement.  

Pas de gros bonis en vue  

D’abord le salaire de Cole Caufield est de 792 500$ cette année (ceci inclut un boni à la signature de 92 500$ qu’il recevra sous peu), ce qui est moins élevé que son salaire moyen pour les deux prochaines saisons qui sera de 925 000$ annuellement dans la LNH.

D’autres bonis de performances sont ajoutés à son entente cette saison. 25 000 dollars s’il joue dix rencontres et 107 500 dollars s’il en joue vingt. Je vous souligne qu’il reste présentement 25 rencontres à la saison des Canadiens et il en restera 21 lorsqu’il aura terminé sa quarantaine. Sachant qu’il poursuivra sa saison à Laval, il est presque impossible qu’il dispute 25 matchs dans la LNH cette saison.

Ce sont les seuls bonis à la performance que Cole Caufield pourra toucher cette année. 

En effet, il est prévu dans l’entente qu’il a signé samedi qu’il ne pourra toucher aucun autre boni individuel de type A que les joueurs sélectionnés au premier tour obtiennent normalement, ce qui fait en sorte que son salaire ne sera pas gonflé artificiellement. 

Bref, ceci lui permettra d’atteindre la LNH cette saison parce que Marc Bergevin n’aura pas à faire une grande gymnastique fiscale s’il est éventuellement rappelé dans la LNH.

Qu’on le veuille ou non, le fait qu’il est possible de placer jusqu’à six joueurs sur l’escouade de réserve, cette année, en raison de la pandémie, c'est un gros avantage. 

Par exemple, les Canadiens économisent plus d’un million de dollars sur sa masse salariale chaque fois que Paul Byron s’y retrouve. 

Évidemment, l’arrivée d’un autre joueur, via transaction, pourrait mettre des embûches à la possibilité de voir Cole Caufield évoluer à Montréal dès cette saison, mais encore là, il est presque assuré qu’un joueur actuel de la formation sera échangé si jamais Marc Bergevin décide de transiger une dernière fois d'ici la date limite des transactions le 12 avril.

Un contexte différent l'an prochain  

On sait déjà que la masse salariale des Canadiens sera encore difficile à gérer la saison prochaine, alors que déjà 64 millions de dollars sont engagés pour seulement 13 joueurs. Il reste donc 17 millions de dollars à dépenser pour au moins huit autres joueurs. 

Ce n’est pas beaucoup. C’est pourquoi Cole Caufield sera «limité» la saison prochaine. Comme prévu, il touchera 925 000$ dans la LNH, mais ses bonis à la performance de type A seront limités à 300 000$, ce qui donne plus de flexibilité à Marc Bergevin. 

Ce n’est que lors de la troisième année de son contrat que Caufield pourra maximiser ses bonis, puisqu’il pourra toucher jusqu’à 850 000$ de plus qui s’ajouteront à son salaire de 925 000$.

Le contrat d'Eric Staal comptabilisé  

Même si Eric Staal ne jouera pas cette semaine en raison de sa quarantaine, il est important de noter que son salaire compte sur la masse salariale de l’équipe. C’est donc 1,625 million$ qui est ajouté, ce qui a un impact majeur. 

Dans les faits, il y a présentement 21 joueurs (12 attaquants, sept défenseurs, deux gardiens) sur la masse salariale des Canadiens pour 81 028 917 millions$ selon Cap Friendly. Je me demande bien si l’équipe ne sera pas tentée de jouer avec sept défenseurs lors des prochaines rencontres. Ce n’est pas assuré que ça se produira, mais pour économiser quelques dollars, c’est une option qu’il faut absolument considérer. 

Il faut d’ailleurs se demander si, dans le contexte actuel, il sera difficile, voire impossible, pour Paul Byron de retrouver son poste en raison de son salaire de 3,4 millions$ annuellement. 

Une option serait de placer le nom de Ben Chiarot sur la liste des blessés à long terme, ce qui veut dire que son salaire ne compterait plus sous le plafond salarial, mais ce serait une solution passagère puisqu’il est déjà assuré de revenir au jeu plus tôt que prévu. 

Bref, le vice-président des opérations hockey et des affaires juridiques des Canadiens, John Sedgwick, aura beaucoup de pain sur la planche pour trouver le scénario idéal dans le contexte actuel.

Et avant de l’oublier, j’aimerais simplement vous rappeler qu’il n’y a pas de plafond salarial à respecter en séries, ce qui veut dire que Dominique Ducharme pourra utiliser ses meilleurs éléments tous les soirs.