Hommage a Guy Lafleur10

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«J’ai vécu un rêve» - Raymond Bourque

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Depuis la Floride, Raymond Bourque a pris un moment samedi pour appuyer son ami Guy Lafleur et pour se remémorer certains grands moments de son illustre carrière.

En entrevue avec Louis Jean au Club des 10 de la Fondation du CHUM, l’ancien défenseur des Bruins de Boston et de l’Avalanche du Colorado a expliqué pourquoi il était important pour lui de soutenir le Fonds Guy Lafleur et la recherche sur le cancer, une maladie qui a fauché la vie de ses deux parents.

«On est tous touchés par le cancer. Que ce soit un membre de la famille, un ami... Guy a toujours été un gars et un joueur généreux et il a soutenu lui-même tellement de causes. Maintenant encore, même s’il se bat contre le cancer, il le fait pour en aider d’autres. Ça en dit beaucoup sur le genre d’homme qu’il est.»

Un peu à l’image de Lafleur, Bourque a aussi cette capacité à rallier les gens à sa cause. C’est d’ailleurs ce qui l’a mené à sa plus grande réussite dans la LNH, la conquête de la coupe Stanley avec l’Avalanche, en 2001. Au Colorado, tout le monde voulait gagner pour Bourque avant qu’il n’accroche ses patins après 22 ans dans la LNH. Il garde un souvent impérissable du moment où Joe Sakic lui a remis le trophée après la conquête.

«Pour moi, c’était un soulagement. Finalement, je l’avais gagnée. C’est tellement difficile à faire. C’était incroyable comme sensation», se rappelle Bourque.

«Ça a été vraiment spécial pour moi de passer 15 mois au Colorado et de pouvoir vivre ce que j’ai vécu. Tous les joueurs disaient qu’il fallait gagner pour Ray.»

Un Bruin pour toujours

Cette grande joie, il tenait tout de même à la partager avec les partisans des Bruins, qu’il n’a jamais oubliés.

«J’ai ramené la coupe à Boston après avoir gagné au Colorado. Le maire de Boston voulait me recevoir à l’hôtel de ville et il y a 10 000 personnes qui se sont présentées cette journée-là. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui sont échangés et qui sont reçus comme je l’ai été à Boston quand je suis revenu. Tout le monde était content pour moi.»

«Et après avoir ramené la coupe à Boston, tout le monde s’est mis à gagner : les Patriots, les Red Sox, les Celtics et les Bruins», a rigolé Bourque.

Avec le recul, le Québécois est on ne peut plus reconnaissant de la tournure qu’a prise sa carrière, lui qui est reconnu comme l’un des plus grands joueurs de tous les temps dans la LNH.

«Quand je suis arrivé, je souhaitais faire l’équipe et jouer 10-12 ans dans la ligue. Je me suis retrouvé 22 ans plus tard avec tous ces chiffres, toutes les choses que j’avais faites... Encore aujourd’hui, je n’en reviens pas. J’ai vécu un rêve.»