Crédit : Photo d'archives, Le Journal de Montréal

Baseball

Pierre Arsenault débarque chez les Capitales

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Après avoir passé 15 ans dans l’organisation des Expos et les 18 dernières années au service des Marlins comme entraîneur dans l’enclos des releveurs puis ensuite comme recruteur, Pierre Arsenault rentre au bercail. C’est à titre d’adjoint principal du gérant Patrick Scalabrini que l’homme de baseball au vaste bagage poursuivra sa carrière chez les Capitales.

«Comme francophone, après avoir passé autant d’années affilié à un club américain, je vois cette nouvelle comme un retour à la maison», s’est exprimé Arsenault au bout du fil, lorsque joint à son domicile de Pierrefonds.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que celui qui a été le premier entraîneur québécois en uniforme à remporter la Série mondiale, en 2003 avec les Marlins, a été pris de court lorsqu’il a reçu l’appel de Scalabrini récemment.

«Je ne m’attendais tellement pas à cette proposition. Ça m’a un peu pris les culottes à terre! Tout a vite déboulé dans le bon sens», ajoute celui qui en bave de rejoindre sa nouvelle équipe, si tout va comme prévu, pour le début du camp d’entraînement à la mi-mai.

«Quand tu es habitué à faire de la route 25 jours par mois depuis des années, faire 2 h 30 de char pour aller à Québec, ce sera comme une sortie au dépanneur!», a-t-il lancé.

Une fin expéditive

Arsenault s’est joint aux Expos en 1987. Il a été nommé responsable de l’enclos des releveurs à compter de 1992 et ce, jusqu’en 2002. Il s’est à cette époque joint aux Marlins dans le même rôle, qu’il a occupé pendant sept ans.

Depuis 2009, il a plutôt rempli la fonction de recruteur jusqu’en octobre dernier, quand l’organisation lui a indiqué qu’en raison de la pandémie et des pertes de revenus, ses services ne seraient plus requis.

«Tu travailles pendant 34 ans dans le baseball majeur et tout prend fin lors d’un appel d’à peine trois minutes. Ce sont des choses qui arrivent et je n’ai aucune amertume. Je suis assez vieux pour comprendre comment marche le métier et je suis parti la tête haute», a-t-il raconté.

Riche expérience

Par la suite, le routier n’a pas poussé pour revenir dans le baseball professionnel, s’accommodant fort bien de prodiguer son savoir dans la région de Lac Saint-Louis, au niveau pee-wee AA. L’appel des Capitales s’avérait toutefois difficile à refuser.

«J’ai passé plus de 10 ans comme recruteur et je dispose de connaissances sur de nombreux joueurs des ligues mineures. J’ai appris encore plus sur le baseball durant ces années que lorsque j’étais joueur ou instructeur», a dit celui qui a par ailleurs appris à connaître le grand manitou des Capitales, Michel Laplante, lorsque ce dernier était artilleur au camp d’entraînement des Expos, en 2000.

«J’avais de très belles discussions avec Michel et j’ai vite compris que ce gars-là était différent des autres. Il était déjà un bon gars de baseball, mais il a toujours eu une vision plus grande. C’est la même chose avec Pat (Scalabrini) et les autres membres de l’organisation des Capitales à qui j’ai parlé. Ils sont tous embarqués là-dedans pour les bonnes raisons.»

Un match parfait

De son côté, Patrick Scalabrini ne peut que se réjouir de se doter d’un bras droit du calibre de Pierre Arsenault.

«Il va surtout s’occuper des lanceurs, mais c’est bien plus que ça. Pierre détient une grande expérience à plusieurs niveaux. Il va aussi m’épauler dans le recrutement. Je veux apprendre de lui comme il va apprendre de nous», a-t-il signalé.

Quant à savoir si les Capitales pourront enfin amorcer leur aventure dans la Ligue Frontier, après la saison annulée de l’été dernier, Michel Laplante participera à une réunion de la ligue au début d’avril et les réponses devraient suivre.

«Ces décisions se prennent bien au-dessus de moi et je ne pouvais pas baser ma décision de joindre l’équipe là-dessus. Si les choses continuent comme en ce moment, je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de saison», estime Arsenault.