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Canadiens de Montréal

Cole Caufield : «Nous n’avons encore rien gagné»

Publié | Mis à jour

Avec deux saisons productives dans la NCAA et deux présences au Championnat mondial junior, Cole Caufield possède une feuille de route des plus intéressantes. 

Le premier choix du Canadien en 2019 pourrait bien ajouter une expérience enrichissante à son c.v. avant de faire le saut chez les professionnels.

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À compter de vendredi après-midi, Caufield et ses coéquipiers des Badgers de l’Université du Wisconsin tenteront de se qualifier pour le prestigieux Frozen four, étape finale menant au titre national de la NCAA.

Pour atteindre cette ronde, les Badgers devront d’abord sortir de la portion régionale du tournoi, qui se déroule ce week-end, à Bridgeport, au Connecticut. 

En premier lieu, ils devront vaincre l’Université Bemidji State, leur adversaire de vendredi après-midi. Advenant le cas, ils croiseront sur leur route, demain, le gagnant du duel entre l’Université du Massachusetts et l’Université Lake Superior.

«Le message dans le vestiaire est que, même si on a connu une superbe saison, qu’on a atteint certains des objectifs que nous nous étions fixés, nous n’avons encore rien gagné», a indiqué Caufield, lors d’un point de presse offert plus tôt cette semaine.

Pas si vite 

Les Badgers tenteront d’atteindre le Frozen Four pour la 10e fois de leur histoire, une première depuis 2010. D’ailleurs, la formation de Madison n’a pas remporté le titre national depuis 2006. 

À l’époque, l’équipe était menée par Joe Pavelski. Outre l’actuel joueur des Stars de Dallas, d’autres membres de cette formation ont connu des carrières dans la LNH. Brian Elliott, Adam Burich, et deux anciens du Canadien, Tom Gilbert et Davis Drewiske, évoluaient au sein de cette équipe.

D’ailleurs, c’est la première fois depuis 2014 que les Badgers participent au tournoi régional.

«Il commence à être temps qu’on y retourne. Ce serait bien que ce soit le début d’une nouvelle génération de gagnants, a-t-il déclaré, avant de tenter de retenir son excitation. Ce serait spécial de jouer dans ce tournoi, mais avant d’y arriver, nous avons de coriaces rivaux à affronter.»

À cet effet, Caufield et les Badgers ont obtenu la leçon qu’il leur fallait en s’inclinant en finale de la conférence Big 10 devant les Gophers de l’Université du Minnesota.

«Évidemment, ça ne s’est pas terminé de la manière qu’on aurait souhaité, mais c’est maintenant derrière nous. On regarde l’occasion qui se présente à nous, a-t-il soutenu. 

«D’ailleurs, commencer le tournoi régional en tant qu’équipe la mieux classée est un bel accomplissement, mais ça ne veut absolument rien dire. Il y a quatre équipes dans notre groupe et il faut gagner deux matchs.»

Maintenant un leader 

Auteur de 49 points, dont 28 buts en 30 matchs, Caufield a survolé la conférence Big 10. Pas surprenant qu’il soit au nombre des finalistes, tout comme son coéquipier Dylan Holloway, pour l’obtention du trophée Hobey-Baker, remis annuellement au joueur de l’année dans la NCAA.

Toutefois, la contribution du jeune américain de 20 ans est allée bien au-delà de sa présence fréquente sur la feuille de pointage. C’est ce que Tarek Baker, vétéran de quatre saisons avec les Badgers, a remarqué.

«Au début de la saison, il s’est présenté avec un état d’esprit complètement différent. L’an dernier, il se concentrait à empiler des points. Cette fois, tout en continuant de produire, il a mis un peu plus d’emphase sur son jeu d’ensemble», a d’abord indiqué le joueur de centre.

« Il a travaillé dans le gym, il est plus fort physiquement. Personne ne peut lui enlever la rondelle. Il est fort et rapide. Il possède toujours les mêmes habiletés sur la patinoire, mais il est devenu un leader hors de la glace », a-t-il poursuivi. 

Une observation également notée par l’entraîneur Tony Granato.

«Il a continué de se développer. Il est plus responsable. Il bloque des tirs, il effectue des replis défensifs. Il accepte maintenant de faire ce genre de choses. On l’a vu pendant la saison et pendant le championnat mondial junior.»


► Dans les autres groupes régionaux, l’Université Notre-Dame a été dans l’obligation de déclarer forfait en raison de la COVID. Ce retrait survient quatre jours après celui de l’Université St-Lawrence, dont l’entraîneur a reçu un test positif au virus, le week-end dernier.