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Stade à Montréal: retour sur investissement?

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Le gouvernement provincial n’investira pas dans la construction d’un stade de baseball au centre-ville de Montréal sans s’assurer que l’argent lui revienne, tôt ou tard.

Voilà un point qu’a voulu éclaircir le commentateur sportif Rodger Brulotte, bien au fait du dossier, lors de son passage à la baladodiffusion «La Dose» de TVA Sports.   

«C’est une rencontre où on va discuter de ce qu’on peut faire, a suggéré Brulotte, en entrevue avec l’animateur Jean-Philippe Bertrand. Il n’est pas question de vouloir un tel montant d’argent. Avant d’en arriver là, il faut que tu présentes ton plan économique. Le gouvernement ne dira pas "oui" à tout, il ne faut pas exagérer.»

«On veut l’aide du gouvernement, en s’assurant que l’argent qu’on va investir va être remboursé, a-t-il également avancé. Pour faire ça, il faut arriver avec un plan économique. Voici le montant que vous allez investir pour lequel vous serez repayés.»

Poursuivant ses explications, M. Brulotte a rappelé certaines démarches du passé effectuées par Claude Brochu auprès du premier ministre de l’époque, Lucien Bouchard, dans le dossier du parc Labatt qui n’a jamais vu le jour.

«Il ne faut pas oublier que dans la construction du premier stade, M. Brochu n’a jamais voulu garantir qu’on allait remettre l’argent au gouvernement s’il y avait déménagement, a-t-il dit. S’il avait garanti ça au gouvernement, on aurait eu un stade au centre-ville, mais il ne l’a pas fait. M. Bouchard, avec raison, a dit non, ne voulant pas construire un stade si on ne lui remettait pas son argent.»

Retombées économiques   

À la suite d’une nouvelle inscription au registre des lobbyistes, rappelons que le Groupe Baseball Montréal, mené par l’homme d’affaires Stephen Bronfman, souhaite réellement rencontrer le gouvernement dans l’espoir de faire avancer le dossier.

«Cette fois-ci, ils vont expliquer leur plan d’affaires et les retombées économiques», a noté Brulotte.

«Le grand gagnant dans la construction d’un stade, c’est le gouvernement, avec les impôts des travailleurs, les taxes et tout ce qui tourne autour», a-t-il par ailleurs estimé.

Le commentateur sportif a rappelé que c’est la troisième fois qu’une demande est faite pour rencontrer le représentant d’un gouvernement. Une première réunion avait été tenue avec le premier ministre François Legault [en décembre 2018], puis ce fut au tour de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

«Les gens qui doutaient qu’on voulait construire un stade, j’espère qu’ils n’en doutent plus maintenant, a résumé Brulotte, rappelant qu’un certain scepticisme demeurait quant aux intentions du Groupe Baseball Montréal. Soudainement, on s’aperçoit qu’ils sont sérieux, qu’ils veulent avoir une équipe de baseball et la construction d’un stade.»

Dès 2025?   

Toujours selon Brulotte, cette démarche veut dire que le groupe de Bronfman est prêt à aller de l'avant et que si le gouvernement embarque dans le projet, on pourrait voir du baseball majeur dans un tout nouveau stade aussi tôt qu’en 2025 à Montréal. C’est du moins son estimation.

«S’ils sont en train de faire des négociations, ça veut dire que le plan du stade, c’est sûr et certain, est déterminé de même que son coût, a-t-il dit. Sinon, tu ne vas pas à une rencontre.»