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Les Oilers sous le choc

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Il aurait fallu être naïf pour croire que la division Nord serait épargnée par la COVID.

La LNH a eu beau mettre en place les dispositifs les plus étanches possible, elle n’était pas à l’abri d’une faille pour autant.

Bien sûr, les joueurs, les entraîneurs et les membres du personnel de soutien des Oilers ont été sous le choc en apprenant, 10 minutes avant de sauter sur la patinoire pour la période d’échauffement, que le match de lundi était remis.

Mais à l’instar de tout le monde, ils se doutaient bien qu’un jour ou l’autre, cela finirait par arriver.

«Les mesures du Canada sont plus serrées que celles des États-Unis. On vit dans cette bulle depuis tellement longtemps que c’est pratiquement rendu une normalité. On essaie tous de faire attention. Néanmoins, dès le départ, on savait que ce serait une possibilité», a rappelé Dave Tippett à ce sujet.

Voilà pourquoi l’entraîneur des Oilers avait invité ses joueurs à rapidement tourner la page. Un peu plus de 12 heures plus tard, il les conviait à un entraînement sur la glace du Centre Bell. Le type d’entraînement régulier qu’une équipe tient entre deux jours de matchs.

D’ailleurs, au moment de fouler la glace du Centre Bell, mardi matin, les représentants de la capitale albertaine ignoraient que le reste de la série face au Canadien serait également annulé.

Compatissants

Ce type d’événement constitue un solide rappel que la situation, bien que sous contrôle, peut rapidement déraper.

«Il ne faut rien tenir pour acquis. C’est le monde dans lequel on vit présentement, a souligné Darnell Nurse. On se fie beaucoup les uns aux autres. On a confiance que la personne près de nous prendra les précautions nécessaires pour garder ce virus loin du vestiaire. Jusqu’à maintenant, tout le monde a agi de façon responsable.»

Au moment de l’entretien avec Nurse et Tippett, on ignorait la raison pour laquelle les noms de Jesperi Kotkaniemi et de Joel Armia s’étaient retrouvés sur la liste de prévention.

Il aurait donc été présomptueux, à ce moment, de leur inculquer directement la faute. À ce sujet, les joueurs des Oilers étaient bien placés pour le savoir.

Lors de leur visite à Montréal, le 11 février, Jesse Puuljujarvi avait été déclaré inapte à jouer en raison de ce même protocole. L’enquête avait finalement conclu que le résultat du test du Finlandais était erroné.

«On sait très bien comment les joueurs du Canadien se sentent. Quand une situation comme celle-là survient, tu veux t’assurer que tout le monde est sauf. Tu penses à tes enfants, à ta famille à la maison», a compati Nurse.

Manifestement, le cas des deux joueurs du Canadien est un peu plus lourd.

«On n’a pas le choix»

Reste maintenant à savoir à quel moment ces trois matchs seront repris. Évidemment, il sera impossible de les insérer à travers le calendrier existant.

La seule option qui demeure sur la table est d’utiliser la semaine tampon prévue entre le dernier jour de la saison régulière, le 8 mai, et le début des séries éliminatoires.

Initialement, la LNH avait prévu que les premiers matchs du tournoi printanier seraient disputés le 11 mai. Toutefois, elle s’était gardé une porte ouverte au cas où elle devrait reprendre des joutes de la saison régulière.

«Dès le départ, on savait qu’on s’embarquait dans une saison au cours de laquelle il faudrait s’ajuster au gré des événements. On n’a pas le choix de composer avec la situation», a philosophé Tippett.

Au moins, les Oilers, dont le prochain match est prévu à Toronto samedi, pourront profiter de la semaine pour remplir le réservoir à essence et guérir leurs petits bobos.

Quoiqu’ils auraient peut-être préféré rouler sur l’erre d’aller de leur séquence de sept victoires en neuf matchs.