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Les Patriots expliquent leur rage sur le marché des joueurs autonomes

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Les nombreuses embauches réalisées par les Patriots de la Nouvelle-Angleterre au cours des derniers jours ont attiré l’attention dans la NFL et leur propriétaire Robert Kraft a justifié l’agressivité de son organisation, qui espère faire oublier une rare mauvaise saison.

À la suite du départ du quart-arrière Tom Brady, qui est allé gagner le Super Bowl chez les Buccaneers de Tampa Bay, la formation de l’entraîneur-chef Bill Belichick continue de chercher des solutions. Ayant conservé une fiche de 7-9 durant la dernière campagne, elle a raté les éliminatoires pour la première fois depuis la saison 2008. Visiblement, Kraft n’a guère apprécié cette incongruité et les «Pats» ont sorti le chéquier.

Ainsi, ils ont acquis le chasseur de quarts Matt Judon, qui pourrait toucher jusqu’à 54 Millions $ en quatre ans. Les ailiers rapprochés Jonnu Smith et Hunter Henry sont aussi débarqués à Foxboro, eux qui auront la chance de gagner respectivement un maximum de 50 et de 37,5 millions $. Le centre David Andrews, les receveurs de passes Nelson Agholor et Kendrick Bourne ainsi que le demi de coin Jalen Mills ont aussi conclu un pacte avec la Nouvelle-Angleterre.

Pour l’homme d’affaires, il était tout à fait naturel de se montrer actif sur le marché qui s’est ouvert la semaine passée. Contrairement à d’autres formations contraintes de ne pas dépenser librement en raison du plafond salarial plus bas, les Patriots avaient la marge de manœuvre nécessaire et moins de compétition pour attirer de nouveaux joueurs.

«On veut gagner. On s’est fait avoir [l’an passé] et on est habitué de toujours récolter des victoires. C’est notre objectif. Ce sport reste compétitif, avec le repêchage et le plafond, il est bâti pour que chaque club finisse avec un dossier de 8-8 durant une longue période», a-t-il mentionné au magazine «Sports Illustrated».

«Pour nous, c’était l’occasion de repartir à neuf. Nous n’avions jamais fait quelque chose du genre depuis que j’ai pris possession de l’équipe. Donc, c’est ce qu’on a fait. On a bataillé pour des joueurs : sur le marché, vous avez habituellement 10-12 formations qui courent après chacun. Cette fois, nous avions 2-3 concurrents.»

Confiance

Même s’il est impossible de dire si ces décisions s’avéreront judicieuses ou non, Kraft croit que les Patriots se sont donné de meilleures chances de reprendre leur place au sommet de la section Est de l’Association américaine.

«Regardez, on ne le saura pas avant cet automne et beaucoup se sont toujours moqué des gens qui défraient les manchettes en mars. Toutefois, nous croyons avoir réellement amélioré notre équipe, a-t-il indiqué. Nous devons gagner et je pense que nous sommes en meilleure position qu’il y a deux semaines. Néanmoins, laissons les choses aller. Je n’ai jamais eu à sortir autant de capital si rapidement. Par contre, nous sommes heureux de le faire et espérons le résultat escompté.»