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LNH

Un discours inspirant de Peter Forsberg

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Champion marqueur dans la ligue suisse, l’attaquant québécois Dominic Forget et son équipe, l’EHC Kloten, font face à un grand défi en vue des séries éliminatoires. Pour les inspirer, les dirigeants de la formation ont fait appel au légendaire hockeyeur Peter Forsberg, qui a accepté de partager ses meilleurs conseils.

«Si on devient champions des séries, on va monter dans la National League en suisse. C’est notre objectif, a indiqué Forget jeudi, lors du balado «Temps d’arrêt» de Louis Jean.

«On a eu un "pep talk" de Peter. Il est incroyable. C’est un des plus beaux discours que j’ai eus... C’est tellement des informations privilégiées d’un gars qui a joué autant, à un haut niveau, et qui a gagné partout où il est allé.» 

Forsberg a raconté une anecdote impliquant Raymond Bourque à son arrivée avec l’Avalanche du Colorado. Après 20 ans dans la Ligue nationale (LNH), l’ancien défenseur des Bruins de Boston n’avait jamais gagné la coupe Stanley et ses nouveaux coéquipiers voulaient vraiment l’aider à y parvenir. Ils ont échoué à la première année et réussi à la deuxième, en 2000-2001. Selon lui, trois choses ont fait la différence.

«Il a été assez précis sur trois choses, a dit Forget. Ça n’a rien à voir avec la chance, c’est plutôt la préparation, le "focus" et la discipline. L’équipe qui est le plus préparée, "focussée" et disciplinée va gagner. Il a été assez clair là-dessus.»

Forget se souviendra longtemps de cette rencontre avec son idole de jeunesse, qui se distingue toujours par sa passion et son amour du hockey.

«Il a encore cette aura autour de lui. C’est un passionné, un gagnant. J’ai grandi en le regardant et aussi Joe Sakic; c’étaient vraiment mes idoles. Je ne suis pas partisan de beaucoup de monde, mais lui, il est vraiment venu me chercher avec son discours. La grande classe suédoise.»

Pas de regrets 

Évoluant dans la ligue suisse depuis une quinzaine d’années, Forget n’a jamais regretté son choix de poursuivre sa carrière en Europe. À ce titre, la rencontre avec le gardien Arturs Irbe a été déterminante.

«J’ai vraiment rêvé longtemps de la LNH, mais j’étais pris dans la East Coast et la Ligue américaine. Jusqu’à ce que je rencontre Arturs Irbe. [...] Il est venu jouer avec nous, dans la East Coast. C’était tellement un bon gars et un bon gardien. Il m’a dit tout de suite : “Dom, tu n’as pas ton contrat de la LNH, t’es pris ici. Va en Europe, c’est là que tu vas exploiter ton talent.” C’est lui qui m’a un peu ouvert la porte à l’Europe.»

Le joueur originaire de Sainte-Julie a effectivement réussi à faire sa marque dans la ligue suisse où, à 40 ans, il est toujours dominant. Au fil des ans, il a également fait plusieurs rencontres marquantes, comme celle d’Alex Kovalev.

«Il est venu jouer dans un petit village de la Suisse. Tout le monde l’attendait et se demandait s’il allait vraiment vivre ici.... Il est arrivé avec son attitude professionnelle. Il était venu pour jouer au hockey. Vraiment un bon gars et un passionné de hockey, a dit Forget. Lui aussi il motive, il a une énergie. Les choses qu’il disait étaient tellement importantes... C’était des renseignements privilégiés.»

Forget a aussi pu témoigner du talent remarquable de l’ancien joueur du Tricolore.

«À la fin de chaque entraînement, il aimait qu’on essaie de lui enlever la rondelle. On se mettait à trois, quatre, cinq, des fois, pour lui enlever. C’était impossible. Il adorait garder la rondelle, tricoter, envoyer ça dans les patins. Il était tellement fort. C’était vraiment impressionnant.»