Jets vs Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Félix Séguin

Je suis inquiet

Je suis inquiet

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 18 mars
Mis à jour 18 mars

Je me pose plusieurs questions.

Je commence à avoir des doutes sur une participation possible des Canadiens de Montréal en séries éliminatoires.

Je ne m’en cache pas. Je suis inquiet. 

D’abord, ils ne sont plus capables de gagner deux matchs de suite.

Ils en sont incapables.

La dernière fois que l’équipe a signé deux gains consécutifs, c’était le 2 février à Vancouver. Cela fait 44 jours. C’est impensable dans un calendrier écourté de 56 parties.

Depuis ce match du 2 février, le Tricolore a disputé 19 matchs et le club a conservé une fiche de 6 victoires, 7 défaites et 6 revers en bris d’égalité. Toutefois, jamais deux victoires de suite.

Ensuite, ce qui m’inquiète, c’est l’attaque. Elle repose uniquement sur quatre joueurs. Tyler Toffoli (18 buts), Josh Anderson (11 buts), Brendan Gallagher (11 buts) et Jeff Petry (10 buts) ont marqué plus de la moitié des buts de l’équipe.

Crédit photo : Martin Chevalier / JdeM

Après eux, c’est tranquille.

Tomas Tatar ne marque plus. Nick Suzuki semble essoufflé. Jesperi Kotkaniemi va mieux, mais pour combien de temps ? Jonathan Drouin joue avec conviction, mais il est quand même limité à deux buts. Même chose pour Phillip Danault. Et Joel Armia demeure énigmatique.

Et finalement, j’ai aussi des inquiétudes en défensive. J’ai toujours été un ardent défenseur de Shea Weber, mais ses récentes performances ne sont pas à la hauteur du défenseur fiable qu’il a toujours été. Est-il blessé ? En fait-il trop ? Est-il sur le déclin ? Toutes ces questions sont légitimes ?

Et Price ? Est-il de retour dans le droit chemin ou connaîtra-t-il d’autres ennuis ? Rien n’est garanti dans son cas. Même si ses derniers départs sont encourageants, je me donne du temps avant de porter un jugement définitif.

Crédit photo : Photo AFP

Bref, peu importe les années, à un moment dans une saison, un constat doit se faire et cela devient irréversible. Une équipe est ce qu’elle est, c’est-à-dire que les habitudes et les tendances ne changeront pas après 25, 30 ou 40 matchs.

Elles sont très rares les équipes comme les Blues de Saint Louis, en 2019, qui étaient au dernier rang au classement et qui ont gagné finalement la Coupe Stanley la même année.

J’aime le travail fait par le nouvel entraîneur-chef, Dominique Ducharme. Ses idées, son approche et sa méthodologie font du bien. J’aime ce que j’entends. Toutefois, pour le moment, le CH est incapable de transposer de façon constante ce savoir-faire lors des matchs.

Voit-on le vrai visage des Canadiens de Montréal présentement ou est-ce simplement un très long passage à vide ?

La bonne nouvelle, c’est que le Tricolore se retrouve dans une section que je qualifie de « boîte à surprises ». C’est vrai. Les Canadiens, les Maple Leafs, les Oilers et les Flames ont été capables du meilleur comme du pire depuis le début de la saison.

Mais je demeure inquiet. J’ai besoin d’être rassuré par des performances convaincantes et répétées des Canadiens.