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Pierre-Luc Dubois s’est fait de nouveaux amis à Winnipeg, pas à Montréal...

Agence QMI

Publié | Mis à jour

À Winnipeg, les Jets ne regrettent pas du tout d’avoir échangé Patrik Laine pour obtenir Pierre-Luc Dubois. Le Canadien de Montréal, tout comme ses partisans déçus de ne pas voir le joueur québécois porter le chandail du Tricolore, ont constaté mercredi qu’il semble avoir trouvé la chimie parfaite avec ses partenaires de trio, Nikolaj Ehlers et Kyle Connor.

Les trois hommes, particulièrement le dernier, ont fait la vie dure au Tricolore durant la mini-série de deux rencontres au Manitoba, lundi et mercredi. Connor a d’ailleurs réussi un doublé dans chaque duel et durant le second, il a vu Dubois se distinguer avec trois mentions d’aide, les Jets l’emportant 4 à 3 en prolongation. Pourtant, les parties précédentes avaient été plus difficiles en attaque pour l’ancien des Blue Jackets de Columbus, limité à deux aides en neuf sorties, mais l’entraîneur-chef Paul Maurice n’a jamais été préoccupé à son sujet.

«Je connais les chiffres et après, on peut se demander si ça vaut la peine de s’en soucier. Ce que je veux dire, c’est qu’il y a un problème avec le fait de prétendre que les statistiques reflètent la façon de jouer d’un trio ou d’une équipe. Selon moi, c’est non», avait-il dit au réseau Sportsnet avant le match.

«Cette ligne, étant donné qu’elle compte trois joueurs réellement uniques à certains égards, prendra un peu plus de temps à trouver ses repères et le rythme, à déterminer celui qui se dirigera au filet, a ajouté le pilote après l’affrontement. Sur les ailes, vous avez deux gars reconnus pour tirer et qui offrent le meilleur quand ils pensent de la sorte. Peut-être que Pierre-Luc aurait pu voir cela plus tôt, lui qui essayait de fabriquer plusieurs jeux. [Mercredi], il a pris la rondelle et a lancé, et Kyle s’est présenté au filet pour marquer un gros but. À force de se connaître mutuellement, ils vont développer cela. Grâce à la vitesse sur les ailes, ils sont dynamiques et avec le physique de Pierre-Luc, je pense que le potentiel est là.»

Encore du boulot à faire

Malgré ces belles paroles, Dubois souhaite faire mieux, beaucoup mieux, même.

«Le hockey, c’est pas mal plus compliqué que les points et les statistiques du genre. Je ne suis pas réellement là où je peux être. Je ne m’en cache pas. Je sais que je peux être nettement meilleur dans de nombreux aspects. Mais non, ce sont davantage les mises au jeu, le jeu défensif, la couverture, le jeu en zone adverse, la présence en territoire ennemi, les possessions de rondelle dominantes. C’est tout qui me permet d’être le joueur que je dois être.»

«C’est compliqué de jouer seulement défensivement. C’est aussi dur de jouer uniquement offensivement. Et c’est encore plus ardu de faire les deux; c’est ce que j’essaie d’accomplir.»

Néanmoins, ses coéquipiers ne l’échangeraient pour personne au monde ces temps-ci, surtout pas Connor.

«Oui, il fait très bien. Ce que j’ai remarqué, c’est qu’il parle de chaque jeu en revenant au banc. Même dans les entraînements et les séances matinales, il travaille sur son jeu, a-t-il expliqué. Il souhaite être meilleur et celui qui fera la différence.»

«Maintenant, dans notre trio, ça commence par la vitesse, a ajouté Connor. On doit forcer la défense adverse à utiliser les bâtons. C’est l’un de nos atouts. On provoque plusieurs revirements et une fois qu’on obtient la rondelle, il faut se placer au bon endroit et s’entraider en zone offensive. Nous l’avons fait très bien [mercredi].»