Canadiens de Montréal

Transactions: Bergevin échangera-t-il un de ses vétérans?

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Marc Bergevin le répète depuis le premier jour du camp. Le plafond salarial de 81,5 millions représente un sérieux enjeu pour le Canadien. À moins d’un mois de la date limite des transactions dans la LNH du 12 avril, c’est une réalité toujours frappante. 

En date du 18 mars, le CH a une masse salariale de 81,455 millions selon le site capfriendly. Bergevin respecte donc le plafond par des grenailles de 44 500 $.    

Sur le plan financier, le DG a les mains liées à l’approche de la date limite des échanges. Mais il est loin d’être l’unique directeur général à se retrouver dans ce bateau. Kyle Dubas, avec les Maple Leafs de Toronto, Julien BriseBois, avec le Lightning de Tampa Bay et Kelly McCrimmon, avec les Golden Knights de Vegas, auront aussi à sortir leur calculatrice s’ils désirent danser dans les prochains jours. 

Lors du bilan de mi-saison de l’équipe mardi à Winnipeg, Bergevin n’a pas fermé la porte à du renfort par la voie d’une transaction. Il a toutefois tenu un discours très ancré sur sa réalité. 

« Si l’occasion se présente et que j’en suis convaincu, je regarderai ça, avait-il mentionné. Je ne dis pas que je ne ferai rien. Mais on est au plafond. Nous avons investi pour les bonnes raisons. C’est difficile d’ajouter des joueurs, il faut beaucoup de créativité. En ce moment, nous avons environ 30 000 $ sous le plafond. Tu ne vas même pas chercher un repas avec ça. »

Un repas, c’est une figure de style. Dans le monde de la LNH, une marge de manœuvre de 30 000 $ sous le plafond, c’est très peu.

Crédit photo : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Deux positions  

D’ici le 12 avril, Bergevin pourrait chercher à obtenir du renfort à la ligne bleue et au centre. Blessé à la main droite, Ben Chiarot s’absentera de six à huit semaines. Le CH a bon espoir de le revoir d’ici la fin du calendrier. Il s’agit d’une bonne nouvelle, mais ça implique aussi que son salaire restera comptabilisé. 

Sans Chiarot, Dominique Ducharme a fait confiance à Victor Mete et Xavier Ouellet au cours des derniers matchs. On parle de deux joueurs qui ont plus le profil d’un septième défenseur dans la LNH. La perte de Chiarot a donc créé un trou qu’il faudrait remplir. 

Au centre, il y a également des inquiétudes. Bergevin gagnerait à acquérir un centre d’expérience, question d’aider Phillip Danault dans le rôle de mentor avec Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Jake Evans. 

Un défenseur pour remplacer Chiarot et un centre d’expérience. Voilà les deux éléments principaux sur la liste d’épicerie de Bergevin. Pour trouver les deux éléments ailleurs dans la LNH, le DG du Canadien pourrait piger dans la banque d’espoirs ou de choix au repêchage de l’organisation. Pour le repêchage de 2021, le CH disposera encore une fois de plusieurs dards avec 14 choix. 

« Quand tu donnes des choix ou des espoirs, tu ne sors pas d’argent, a toutefois rappelé Bergevin lors de son bilan. Comme DG, je dois aussi garder ma concentration pour le court terme et long terme. Et Gary Bettman a prévenu les équipes que le plafond devrait demeurer stable à 81,5 millions pour quatre ans. » 

Quatre options  

Il y a toujours moyen de sortir de l’argent. Mais comme Bergevin a dit, il n’y a pas de bois mort dans son équipe. À Buffalo, Kevyn Adams doit vivre avec deux des pires contrats de la LNH en Jeff Skinner (9 M$ jusqu’en 2026-2027) et Kyle Okposo (6 M$ jusqu’en 2022-2023). Il y a donc 15 millions d’investis qui ne rapportent pratiquement rien aux Sabres. Bonne chance pour relancer cette équipe. Mais c’est un autre sujet. 

Chez le CH, il y a le rachat du défenseur Karl Alzner qui représente un boulet à 3,958 millions cette année, 1,958 million en 2021-2022 et 0,833 million les deux années suivantes. 

Parmi les joueurs actifs, quatre attaquants semblent plus susceptibles de partir : Paul Byron, Tomas Tatar, Artturi Lehkonen et Joel Armia. Des quatre, Byron est le moins probable puisqu’il gagnera 3,4 millions jusqu’en 2022-2023. Pour échanger Byron, Bergevin devrait donner un bon espoir, un bon choix au repêchage, retenir une portion du salaire ou les trois.

Dans le cas de Tatar (4,8 millions), Lehkonen (2,4 millions) et Armia (2,6 millions), ils n’ont pas d’attache pour le futur. Tatar et Armia auront droit à l’autonomie complète, alors que Lehkonen sera joueur autonome avec restriction. 

Bergevin n’obtiendra pas la lune pour Tatar, Lehkonen ou Armia, mais il y aurait certainement des équipes susceptibles d’écouter. Un défenseur ou un centre pourrait prendre le chemin inverse en sacrifiant l’un des trois. 

Et avec le départ d’un ailier, le CH pourrait aussi faire une place à Cole Caufield quand il terminera sa saison avec les Badgers du Wisconsin.  

Des solutions qui semblent bien simples, mais Bergevin les connaît déjà. Ce sera à lui de trouver la bonne solution.