Crédit : Photo d'archives, Agence QMI

UFC

«Je n’aime pas me battre, je déteste cela» - Georges St-Pierre

Publié | Mis à jour

L’ancien combattant québécois Georges St-Pierre a récemment émis des commentaires en apparence étranges, compte tenu du fait qu’il a excellé longuement dans les arts martiaux mixtes.

À en juger par une entrevue livrée durant le balado «The Complex Sports Podcast», l’homme de 39 ans ne s’ennuie guère de l’Ultimate Fighting Championship (UFC). Ayant pris sa retraite en 2019, deux ans après son dernier duel, «GSP» a discuté de ses états d’âme vis-à-vis le sport qu’il a pratiqué.

«Je n’aime pas me battre, je déteste cela. C’est insupportable, a-t-il déclaré. Le sentiment de stress, celui de ne pas savoir si vous allez être humilié ou blessé est tellement difficile à endurer.»

«Cependant, lorsque vous gagnez un combat, ça vaut vraiment la peine. Plus grand est le risque, plus grosse est la récompense. C’est pour cette raison que je l’ai fait. Ce n’est pas à cause que j’aime me battre, mais plutôt parce que j’aime gagner», a-t-il ensuite souligné.

Nouvelle vie

Ces jours-ci, St-Pierre se concentre davantage sur la mini-série «Falcon et le Soldat de l’Hiver» dont la diffusion du premier épisode est prévue vendredi. Celui incarnant un mercenaire français (Georges Batroc) dans cette production dit d’ailleurs avoir fait appel à quelques-unes de ses habiletés athlétiques pour sa mission d’acteur.

«Comme c’est le cas pour les combats, cela requiert beaucoup de répétitions et une grande préparation. Pour les affrontements, vous faites énormément de cela et très souvent, vous vous apercevez que votre rival n’est jamais aussi bon que vous le pensiez au départ. Toutefois, il n’est pas non plus aussi mauvais qu’anticipé. C’est toujours différent», a expliqué «GSP».

En revanche, la pression est plus élevée dans l’octogone que sur un plateau de tournage.

«Dans un combat, vous avez seulement une chance. Si vous faites A et que c’est B qui était demandé, c’est fini. Cela peut non seulement vous valoir une défaite, mais aussi de sérieux dommages cérébraux. Les blessures peuvent vous mener à la mort. C’est très dangereux.»

«Vous dites jouer au basketball ou au hockey, mais vous ne pouvez affirmer jouer aux combats. Ce n’est pas un jeu. C’est un sport, mais beaucoup plus qu’un jeu. Il s’agit d’une chose différente», a-t-il résumé.