«Je n'ai pas signé ici pour ça!» -Erik Karlsson
Agence QMI
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Ayant signé un contrat de huit ans et 92 millions $ en juin 2019, le défenseur Erik Karlsson ne s’attendait pas à ce que les Sharks de San Jose soient propulsés si rapidement dans un processus de reconstruction.
L’athlète de 30 ans avait décidé de s’engager à long terme avec le club californien après avoir été acquis des Sénateurs d’Ottawa avant le début de la saison 2018-2019. Cette année-là, les Sharks avaient atteint la finale de l’Ouest, s’inclinant finalement en six parties face aux Blues de St. Louis. Or, moins de deux ans plus tard, les Sharks sont septièmes dans la section Ouest en vertu d’une fiche de 11-11-3.
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Le double récipiendaire du trophée Norris n’a donc pas aimé les propos de son directeur général Doug Wilson, qui avait concédé, vendredi, qu’il souhaitait faire une réinitialisation («reset»).
«De toute évidence, je n'ai pas signé ici pour subir une reconstruction ou subir ce que j'ai fait pendant 10 ans à Ottawa, a lancé le Suédois, selon le site officiel de la Ligue nationale de hockey (LNH). Mais c'est ce que c'est. Je pense que nous devons trouver un moyen de construire avec le groupe central que nous avons ici et trouver un moyen d'être compétitif ici dans les années à venir.»
Tout peut arriver
La saison 2019-2020 avait également été difficile pour les Sharks. Ils avaient raté les séries éliminatoires pour une première fois en cinq ans. Karlsson savait donc, avant d’amorcer la campagne actuelle, que la tâche s’annonçait compliquée.
«Après l'année que nous avons eue l'année dernière, je pense que c'était assez, assez clair que nous n'allions pas être l'équipe que nous étions lors de ma première année ici, a lancé Karlsson. Ça ne prend pas la science infuse pour comprendre cela.»
Ainsi, la motivation de l’arrière semble être très basse, et son rendement offensif semble en souffrir. En effet, il n’a inscrit que deux buts et totalisé que neuf points en 21 parties depuis le début de la campagne, des chiffres bien en deçà de ce qu’il a montré lors des neuf dernières saisons.
Mais les Sharks n’étaient qu’à sept points d’une place dans le portrait des éliminatoires, avant le match de l’Avalanche du Colorado prévu dimanche. Et selon Karlsson, si les Sharks se qualifient, tout sera possible par la suite.
«Même si c’est une année différente, si nous trouvons un moyen de nous qualifier, tout peut arriver. Parce que je pense que nous avons un bon groupe de gars ici.»