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Golf

PGA : Lee Westwood s’accroche au sommet

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Il y a une semaine, Lee Westwood menait à l’Invitation Arnold Palmer à l’aube de la ronde finale. Bryson DeChambeau avait soulevé le trophée. Dimanche, les deux golfeurs se retrouvent dans un scénario identique, mais cette fois sur le Stadium Course du TPC Sawgrass.

L’Anglais de 47 ans, meneur du Championnat des joueurs du circuit de la PGA à -13 après 54 trous, vise une première victoire en sol nord-américain depuis 2010. Cette année-là, il avait aussi mené le tournoi à Sawgrass.

Grâce à une carte de 68 (-4) par une autre superbe journée floridienne samedi, Westwood devance le puissant américain par deux coups.

Après un neuf d’aller sans histoire, ratant quelques belles occasions sur les verts avec un fer droit refroidi, le meneur a ouvert les valves sur le retour avec quatre oiselets.

Et que dire de son dernier sur le fameux 17e trou, la difficile normale 3 dont le vert est situé sur une presqu’île ? Il a drainé son délicat roulé en devers de 23 pieds directement au fond de la coupe pour un «moineau», prenant ainsi l’ascendant sur DeChambeau.

«Il y a une part de talent et d’habiletés dans ce genre de roulé réussi, mais la chance y est aussi», a rappelé le meneur.

Bonne compagnie

Auteur d’une ronde de 67 (-5), DeChambeau retrouvera l’Européen avec qui il a tant plaisanté dimanche dernier. Serait-ce le début d’une rivalité avec un athlète approchant de la cinquantaine ?

«Sûrement. Il réussit des roulés incroyables. C’est nécessaire pour gagner des tournois, a rappelé DeChambeau, qui a aussi dû réussir un roulé de 15 pieds pour la normale au 18e pour éviter d’accentuer son retard.

«Lee, c’est monsieur constance, a-t-il ajouté. Il frappe la balle impeccablement des tertres, mais aussi avec ses fers. Il réussit ses roulés dans les moments opportuns. La semaine dernière, j’ai heureusement pu effectuer le travail en gagnant.»

«Ce sera une autre incroyable bataille en ronde finale.»

Au troisième rang pointent Justin Thomas et Doug Ghim à -10. Trois autres golfeurs suivent à -9.

«Ce ne sera pas une course à deux chevaux sur un parcours où il est difficile de courir seul à l’avant, a insisté Westwood. C’est facile, perdre la tête et le contrôle. Mon seul avantage, c’est mon avance de deux coups. Je dois suivre mon plan et savoir attaquer aux bons moments.»

Dans l’histoire du championnat, des 45 meneurs à l’issue de 54 trous, 20 ont gagné.

Thomas éclatant

Thomas a reçu l’étoile de cette troisième ronde en rapportant une carte de 64 (-8), sa meilleure à vie à Sawgrass.

Il l’a amorcée sur les chapeaux de roue en alignant quatre oiselets dès le départ. Un boguey au 5e fanion l’a réveillé de son rêve matinal et l’a fouetté. Il en a ajouté trois autres avant son coup magistral au 16e, une normale 5 de 523 verges.

Depuis l’allée à 204 verges, il a placé son second coup à sept petits pouces du fanion, réalisant ainsi l’aigle facilement.

«Je ne dirais pas que c’était une journée plus facile. Sur ce parcours qui n’est pas très long, tant que tu frappes dans l’allée sur les quatre normales 5, les chances d’aigle sont bien présentes.»

«Donc, c’est possible d’afficher un score très bas, a-t-il ajouté. Je sais que c’est possible le week-end. Je joue bien ici car je sais rester patient. On ne sait jamais la séquence qui nous attend.»

Absence olympique

Par ailleurs, le no 1 mondial, Dustin Johnson, a annoncé qu’il ne participera pas aux Jeux olympiques de Tokyo cet été.

L’Américain qui fêtera ses 37 ans en juin a cité un conflit d’horaire pour expliquer son absence du Japon, où le tournoi doit avoir lieu du 29 juillet au 1er août.

«Je n’ai jamais signé pour y être présent. Le tournoi olympique est au beau milieu d’une importante séquence de golf cet été. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas confirmé ma présence. C’est un long voyage. Le Championnat du monde de golf de Memphis se jouera la semaine suivante. L’Omnium britannique est 10 jours avant le tournoi olympique.

«En considérant tout ça, ce sont de très longs voyages, a-t-il enchaîné en point de presse, samedi au Players. Je veux me vouer entièrement au calendrier de la PGA.»

Si le calendrier avait été ajusté en conséquence des Olympiques, Johnson y aurait certainement participé. En 2016, il avait tiré un trait sur Rio en raison du virus Zika.