Crédit : Photo courtoisie, CF Montréal

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Wilfried Nancy: changer de l’intérieur

Wilfried Nancy: changer de l’intérieur

Fréderic Lord

Publié 09 mars
Mis à jour 09 mars

Au cours des dernières semaines, j’ai sondé quelques intervenants au sujet de la candidature de Wilfried Nancy. Dans les circonstances, c’était presque un sujet imposé dans les discussions.

J’en ai retenu que du positif.

En mêlée de presse, Olivier Renard a fait allusion à cette dynamique qui a précédé la confirmation de Nancy au poste laissé vacant par Thierry Henry.

Je paraphrase les propos du directeur sportif : «C’est facile d’avoir des bons mots à propos de quelqu’un. De ne pas vouloir le froisser, voire le choquer. Ce qui est plus difficile, c’est de franchir le pas, de prendre une décision à son sujet.»

Et il a amplement raison. Le seul qui peut se féliciter ou s’enorgueillir de cette décision, c’est bel et bien Renard. Dans un contexte particulier, doit-on encore le souligner, il persiste et signe : c’est un Montréalais qui mènera cette barque à travers la tempête et c’est aussi le projet sportif qui l’emportera dorénavant sur le bling ou la patine footballistique - souvent trompeuse - du Vieux continent.

Prenons la mesure de la décision: Renard a dû présenter sa décision à un président qui vient de perdre un atout marketing majeur en la personne de Henry. Il a aussi dû l’expliquer à un propriétaire qui ne pensait pas revoir de sitôt un entraîneur de la Belle Province sur le banc de son équipe.

Au final, en étant le moins «marketing» possible, c’est là où Renard s’est avéré le plus efficace et le club devenu plus incarné.

Parce que le CF Montréal doit encore convaincre qu’il n’a pas que revêtu de nouveaux habits. Que le changement n’est pas seulement cosmétique; qu'il s’opère aussi en son centre, en son coeur.

À travers le tumulte et la grogne de certains partisans, c’est un signe fort à mon avis que Renard envoie.

À qui la responsabilité?

Est-ce qu’Alain Vigneault, Claude Julien, Michel Therrien et j’en passe auraient eu la même carrière sans l’aide des dirigeants des Canadiens de Montréal?

Si Dominique Ducharme emprunte les mêmes chemins que Benoit Groulx ou Pascal Vincent, est-il catapulté aussi rapidement à la tête d’une des 31 formations du circuit Bettman?

La question est rhétorique. Mais elle doit être posée au CF Montréal. Le club ne forme pas seulement des joueurs, mais aussi des entraîneurs. Et ça, à mon avis, c’est aussi bon pour le soccer de la province que pour celui du #CFMTL.