Canadiens de Montréal

Le conseil de Simon Gagné pour relancer l’avantage numérique du CH

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Lorsqu’il est question de trouver le fond du filet en avantage numérique, Simon Gagné était un expert. De ses 291 buts en saison régulière, 81 ont été inscrits lors d’un cinq contre quatre au cours de sa prolifique carrière.

Alors que le jeu de puissance des Canadiens de Montréal connait des difficultés depuis quelques matchs, l’attaquant québécois n’est pas passé par quatre chemins pour expliquer les lacunes de la troupe de Dominique Ducharme lorsqu’elle se retrouve avec un homme en plus sur la glace.   

«C’est la confiance. Présentement, les Canadiens n’ont aucune confiance et se cherchent un peu. Je le sais que c’est facile à dire, mais la saison où j’ai marqué 47 buts, la confiance était dans le plafond», a lancé l’ancien joueur vedette des Flyers de Philadelphie, lundi, en entrevue à l’émission «JiC».

Gagné avait connu une campagne 2005-2006 de rêve, lui qui était passé à un cheveu d’atteindre le plateau des 50 buts. Une blessure survenue aux Jeux olympiques de Turin lui avait toutefois coupé l’herbe sous le pied.

«Dans le hockey d’aujourd’hui, et même dans mon temps, c’est dur de marquer des buts à cinq contre cinq! Des fois, le plus facile c’est de lancer au filet, a-t-il ajouté. C’est bien beau de se faire des passes, mais si tu ne lances pas, tu ne peux pas marquer.» 

L’ex-marqueur du circuit Bettman a d’ailleurs mentionné que le Tricolore doit revenir à la base en circulant davantage devant le filet du gardien adverse. 

«Peut-être que ça ne sera pas le plus beau but de la soirée, mais l’important c’est que la rondelle entre dans le filet. Après ça, la confiance va embarquer. Tu vas ensuite voir les gars faire le fameux tic-tac-toe qui va figurer dans le top dix des buts de la soirée», a-t-il affirmé.

Le privilège de jouer avec une légende

Après 19 matchs en 2005, Simon Gagné avait réussi à battre les gardiens de la LNH à 20 reprises, un exploit difficile à imaginer aujourd’hui. 

Gagné a mentionné qu’il a pu compter sur l’aide du joueur de centre Peter Forsberg, qui avait signé un contrat de deux ans avec la formation pennsylvanienne pendant l’été. 

«Il aimait garder la rondelle pour battre des joueurs en un contre un et arrivait même à en attirer deux. La façon que je jouais avec lui était de me démarquer et d’aller au filet afin d’être prêt à recevoir des passes.»

À voir dans la vidéo ci-dessus.