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Canadiens de Montréal

«Un regard de Dom Ducharme, souvent, ça suffit...»

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Lorsque Dominique Ducharme est insatisfait, il n'a même pas besoin d'ouvrir la bouche pour le faire comprendre à un de ses joueurs. 

L'une des marques de commerce de l'entraîneur-chef par intérim des Canadiens de Montréal est un regard glacial qui donne des frissons au pauvre fautif. 

«Un regard de Dom Ducharme, souvent, ça suffit, a confié le gardien Zach Fucale lors de son passage au balado La Dose de TVA Sports. Si vous avez été dans la même pièce que lui, parfois, ses yeux sont perçants. Les rumeurs sont vraies...» 

Fucale a eu le malheur, à 16 ans, d'arriver en retard à sa première rencontre d'équipe avec les Mooseheads Halifax, dirigés par Ducharme à l'époque... 

«Ça, c'est non avec Dom!», s'est contenté de dire l'homme masqué. Il n'avait pas besoin d'expliciter ses propos. 

Malgré ce petit incident, la relation entre Fucale et Ducharme a été très bonne. D'ailleurs, le gardien a beau réfléchir, il se demande bien comment Ducharme pourrait échouer à titre d'entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey. 

«Je ne vois honnêtement aucune raison contre lui», a affirmé celui qui n'est pas du tout surpris de l'ascension de son ancien instructeur. 

Honnêteté   

Selon Fucale, les Mooseheads n’auraient peut-être pas gagné la coupe Memorial en 2013 sans Ducharme. 

Ce dernier savait exactement sur quels boutons peser pour que son équipe garde le pied sur l’accélérateur lorsqu’elle enchaînait les victoires. 

C'est connu, les équipes trop habituées à gagner peuvent connaître des périodes de relâchement... 

«Il y avait des moments où on pouvait gagner quatre, cinq ou six matchs d’affilée. Puis on gagnait encore, mettons 4-1 après une ou deux périodes, mais il rentrait dans la chambre et il n’était pas content», a raconté Fucale. 

«Une chose qui va toujours rester avec moi, c’est qu’il est honnête. Peu importe ce qui se passe, il dit exactement ce qu’il voit à ce moment-là.»   

Bon communicateur    

Devant les lentilles, Ducharme paraît plutôt réservé et peu loquace. C’est à se demander s’il est réellement un bon communicateur avec les joueurs dans le vestiaire. 

Or, il ne faut pas tomber dans ce piège.

«Je ne le décrirais pas comme un gars qui ne parle pas beaucoup, a précisé Fucale. Avec les gens qu’il connaît et côtoie quotidiennement, Dom est super ouvert.» 

«C’est sûr que, quand il parle, ça a de l’autorité, a poursuivi Fucale. Les gens lui font confiance. C’est vraiment ses connaissances du hockey qui lui donnent une crédibilité. Quand il ouvre la bouche et dit quelque chose, tu écoutes et tu le prends en considération parce que ça a beaucoup de poids dans la chambre de hockey.» 

Leçon de vie    

Lors de son premier point de presse à titre d’entraîneur-chef des Canadiens, Ducharme a dressé un parallèle intéressant entre l'école et le hockey.  

«Je me sens préparé. Quand tu es préparé pour ton examen à l’école, tu te fous des questions, tu es prêt à répondre, avait imagé Ducharme. Tu es nerveux si tu n’as pas étudié.» 

La remarque n'a pas manqué de faire sourire Fucale. Il a entendu Ducharme utiliser cette analogie à maintes reprises. 

«C’est une des leçons de vie qu’il nous a transmises dans le junior, a expliqué le cerbère. Il croit en lui-même, il croit en sa préparation, il croit en son cheminement.» 

Par ailleurs, sur une note personnelle, Fucale dit filer le parfait bonheur avec les Bears de Hershey, le club-école des Capitals de Washington. 

«Je suis très heureux honnêtement. Dans les dernières années, peut-être que les gens se sont demandés ce qui s'est passé et où je suis rendu, a admis celui qui a roulé sa bosse lors des trois dernières saisons. Mais moi je joue au hockey et je suis très content. J'envisage jouer au hockey très longtemps encore.»