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Crédit : Photo d'archives, AFP

LNH

Changements à petites doses

Publié | Mis à jour

De John Hynes à Alain Nasreddine. De Claude Julien à Dominique Ducharme. Dans chacun des cas, les deux nouveaux entraîneurs en chef n’ont pas voulu jeter aux poubelles le plan de match de leur prédécesseur.

À ses premiers entraînements sur la glace en remplacement de Hynes en décembre 2019, Nasreddine n’avait pas redessiné les schémas tactiques des Devils.

«Je ne voulais pas écorcher les stratégies de John sur la place publique. J’ai toujours eu un énorme respect pour lui, j’ai appris le métier à ses côtés, a affirmé Nasreddine au Journal. Mais je voulais changer certains aspects. J’avais une chose de différente avec lui et c’est que j’ai déjà joué dans la LNH. J’ai joué longtemps chez les pros. Il y a des trucs que je voyais différemment.»

Nasreddine avait comme stratégie d’inculquer aux joueurs ses tactiques à petites doses.

«Je ne voulais pas chambarder le plan de A à Z. Je ne crois pas que c’est une bonne idée d’arriver en poste et de tout changer dès le départ. Mais il y a de petites modifications qui peuvent devenir payantes. J’avais mes propres idées. Je me suis concentré sur des aspects précis dès le jour un. Je voulais juste apporter ma propre couleur à l’équipe sans y aller d’un changement drastique.

«Si tu changes un paquet de choses, les gars vont geler sur la glace, a-t-il continué. Je me suis concentré sur une chose. Ce n’était pas 12 choses. Ça n’avait rien à voir avec le système. Pour moi, c’était de retrouver une identité d’équipe. C’était assez simple comme principe, ça n’avait rien à voir avec les X et O.»

Adaptation

Il n’existe toujours pas de baguette magique pour relancer une équipe de la LNH. Nasreddine avait eu besoin de temps pour sentir que son message passait enfin avec ses joueurs.

«Je m’attendais à une période d’adaptation, a-t-il rappelé. Je ne peux pas dire un nombre de jours ou une date précise. Mais je me souviens d’un match contre Chicago où il y avait eu un déclic. C’était une victoire de 7 à 1 à notre 10e match environ [exactement la 10e rencontre]. J’avais eu de bonnes conversations avec plusieurs vétérans dans les jours avant ce match. Nous savions déjà que nous étions pour ne pas participer aux séries. On devait trouver des motivations pour plusieurs joueurs.

«C’était le 23 décembre notre grosse victoire. À partir de ce match, nous avons gagné avec plus de constance. Nous avions une bonne fiche jusqu’à la pause forcée par la COVID-19.»

Heureux avec Ruff

Aujourd’hui, Nasreddine est toujours derrière le banc des Devils. Il a choisi de demeurer avec l’équipe en retournant dans ses bottines d’adjoint. Tom Fitzgerald, le nouveau DG, l’a convaincu de s’associer à Lindy Ruff. Une décision qu’il ne regrette absolument pas.

«Si je ne suis pas pour être entraîneur en chef dans la LNH, je crois sincèrement que je suis à la bonne place avec Lindy et les Devils. Je ne peux pas demander une meilleure situation. J’ai eu la chance d’apprendre énormément aux côtés de John [Hynes], mais je découvre maintenant d’autres choses avec Lindy, un entraîneur dans l’âme. Il a tellement d’expérience dans la LNH.

«Moi, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Je ne sais pas quand je recevrai une autre chance comme entraîneur en chef dans la LNH, mais ça ne presse pas. Je ne veux pas sauter les étapes. J’ai encore bien des choses à apprendre. J’ai juste 45 ans. C’est une chance en or pour moi de côtoyer un gars comme Lindy Ruff. Je suis très heureux dans mon rôle d’adjoint.»