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Baseball - MLB

Un joueur des Blue Jays explique sa renaissance

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Les Blue Jays de Toronto ont réalisé des acquisitions importantes durant la saison morte et souhaitent se tailler une place en séries cette année, mais pour ce faire, ils auront aussi besoin des joueurs qui étaient en place en 2020, notamment le voltigeur Teoscar Hernandez.

S’il poursuit sa relance amorcée durant la campagne 2019, le joueur de 28 ans pourrait constituer une clé de l’attaque des Jays, qui miseront aussi sur le nouveau venu George Springer au champ extérieur. Hernandez a su revenir en force à partir de juin 2019, claquant 39 circuits en 136 matchs. D’ailleurs, en seulement 50 affrontements au cours du dernier calendrier régulier, il a réussi 16 longues balles et produit 34 points. C’est sans compter sa moyenne au bâton de ,289 qui a largement surpassé celles des deux années antérieures (,239 et ,230).

Lors d’une entrevue diffusée sur le site du réseau Sportsnet, lundi, il a expliqué sa recette du succès.

«Chaque fois que je me présente au bâton, j’arrive avec un plan en tête. Lorsque vous êtes là sans une idée claire de ce que vous souhaitez faire, c’est là que vous effectuez de mauvais élans et que ça se gâche pour vous.»

Parce qu’effectivement, tout n’a pas été rose pour cet ancien membre de l’organisation des Astros de Houston. Il a atteint le fond du baril dans une rencontre, celle du 15 mai 2019, durant laquelle il a été retiré quatre fois sur des prises. Le lendemain, les Jays le rétrogradaient à leur club-école AAA situé à Buffalo.

«Je ne me rappelle même pas comment je me sentais. Je ne veux pas m’en souvenir non plus. Mais je peux vous dire ceci : la différence entre autrefois et maintenant, c’est comme ici et la lune, a-t-il admis. J’ai perdu ma confiance en 2018 et au début de l’année suivante, ce n’était pas une belle époque pour moi dans le baseball majeur. Je ne mentionnerai pas que je n’ai pas éprouvé des ennuis.»

Un mal pour un bien

Or, ce passage au niveau AAA fut une planche de salut pour Hernandez, qui a su effectuer les ajustements nécessaires dans son élan et son approche à la plaque. En modifiant un peu la position de ses pieds et de ses mains – désormais plus basses sur le bâton – il a gagné une fraction de seconde pour frapper la balle et mieux reconnaître les tirs dirigés vers lui. Ainsi, il a repris le chemin de Toronto quelques semaines plus tard pour ne plus jamais regardé en arrière.

«Si vous n’avez pas de rythme, vous n’avez pas une bonne approche, ni votre synchronisme, ni rien. Vous vous sentez constamment en retard sur les lancers, vous êtes incapable de détecter les mouvements de la balle. C’est la clé», a-t-il expliqué, toujours à Sportsnet.

Au-delà de la mécanique, Hernandez se sent également mieux en ayant la confiance de son équipe qui le considère important dans ses succès présents et futurs.

«Lorsque vous êtes 0 en 4 ou 0 en 5 au bâton, et que vous allez jouer le prochain match quand même, c’est là que vous commencez à vous sentir à l’aise. Vous voyez la confiance que votre gérant et votre club entretient à votre égard.»