Canadiens de Montréal

«On était tout croche» - Claude Julien

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Lentement, mais sûrement, la frustration commence à monter dans le camp du Canadien. Après un début de saison au-delà des attentes, la troupe de Claude Julien s’est inclinée hier pour la cinquième fois à ses sept derniers matchs.

Ce qu’il y a de plus insultant, c’est que deux de ces revers ont été encaissés aux mains des Sénateurs d’Ottawa. La pire formation du circuit n’a remporté qu’un total de cinq rencontres jusqu’ici. Pariez qu’ils sont heureux d’affronter le Tricolore à sept autres occasions d’ici la fin du calendrier.  

Les choses allaient-elles trop bien en début de saison amplifiant ainsi le vent de panique et la nervosité qui s’est installée dans le vestiaire montréalais ?

«Je ne crois pas que ce soit le cas. On n’a jamais rien tenu pour acquis. On savait que ce serait une saison difficile, qu’il y aurait des hauts et des bas», a soutenu l’entraîneur-chef après la rencontre. Voyez le point de presse de Julien dans la vidéo ci-dessus.

«Il faut trouver le moyen de gérer cette situation qui est frustrante. La majorité des joueurs donnent un bon effort, mais les erreurs sont coûteuses. Nos prises de décision semblent empirer depuis deux matchs», a-t-il poursuivi.

Trop de risques  

Le Franco-Ontarien a remarqué que ses ouailles ont un goût du risque beaucoup plus élevé depuis quelques rencontres.

«Quand tu pousses trop, tu prends des paris. À force de parier, ça finit par jouer contre toi. Ça fait deux soirs de suite qu’on perd en raison de nos erreurs.»

Considérant son équipe chanceuse d’avoir pu compter sur le brio de Jake Allen pour récolter un point, hier soir, Julien en avait contre la tenue de son équipe en prolongation.

«On était tout croche», a-t-il laissé tomber.

Avant que Brady Tkachuk ne scelle l’issue de la rencontre, Allen avait eu le temps de le frustrer deux fois coup sur coup. Il s’était dressé devant Erik Brannstrom, avait résisté à une échappée de Connor Brown et avait vu un autre tir de celui-ci frapper le poteau.

Tout ça en 3 min 30s de jeu. D’ailleurs, les locaux ont dominé 6 à 0 dans la colonne des lancers en prolongation.

«À un certain moment, ils ont effectué un mauvais changement. Ça aurait dû nous permettre d’attaquer à trois contre deux, mais une mauvaise passe leur a donné une échappée. Et à la fin, on était fatigué. Sur le but gagnant, deux de nos joueurs étaient sur la patinoire depuis très longtemps», a analysé Julien.

Ce dernier faisait référence à Alexander Romanov et Paul Byron, qui se trouvaient sur la glace depuis 1 min 58 s et 1 min 30 s lorsque Tkachuk a fermé les livres.