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Canadiens de Montréal

Marc Bergevin encense Josh Anderson

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Est-ce que Josh Anderson était un bon élève à l’école? Il n’y a probablement que ses parents et ses enseignants qui sauraient répondre à cette question. Aussi bon eusse-t-il pu être, il n’a certainement jamais obtenu une note comme celle que lui aurait décerné Marc Bergevin, lundi midi.

Profitant de la pause de la semaine qui s’amorce pour effectuer le bilan du premier quart de saison de son équipe, Bergevin n’avait que des fleurs à lancer à l’attaquant qu’il a acquis en retour de Max Domi. 

Et ce n’était pas des restants de la St-Valentin. Des éloges qui auraient certainement valu un A+ dans un bulletin de première étape.

«Même dans les matchs au cours desquels il ne marque pas, Josh amène une bonne présence physique. C’est beaucoup pour l’équipe. C’est une facette qu’on n’avait pas dans le passé», a d’abord indiqué Bergevin.

C’est justement pour s’assurer de combler ce manque pendant plusieurs saisons que le directeur général lui a rapidement consenti un pacte de sept saisons d’une valeur de 38,5 M$.

Un pari qui rapporte 

Un pari risqué étant donné qu’Anderson n’avait pas disputé de match depuis plus d’un an, en raison d’une opération à une épaule, et qu’il n’avait marqué qu’un but en 26 rencontres pendant la saison 2019-2020.

Pour l’instant, donc, le pari rapporte. Anderson. Et ça parait dans les colonnes de statistiques. Seulement huit joueurs dans le circuit, depuis le début de la saison, ont inscrit au moins neuf buts. Tyler Toffoli (10) et Anderson (9), deux des acquisitions automnales de Bergevin en font partie.

«Anderson remplit tous les critères que je m’attendais à le voir remplir quand j’ai fait son acquisition. Est-ce que je suis surpris? Non, mais je suis heureux de voir qu’il est vraiment le joueur auquel on s’attendait», a décrit l’homme de 55 ans.

«Tyler a été déplacé du trio de KK à celui de fil. Claude a dû apporter des ajustements. C’est un joueur très intelligent. Il met toujours la rondelle au bon endroit. Alors, même quand il ne marque pas, il aide ses coéquipiers, a-t-il poursuivi. Josh et lui me rendent fier.»

Satisfait, mais... 

À pareille date l’an dernier, le Canadien se trouvait au coeur d’une séquence de cinq matchs sans victoire (0-4-1). Un passage à vide qui venait s’ajouter aux deux séries de huit rencontres sans gain des mois de novembre et janvier.

Le club était à la dérive, au sixième rang de la division Atlantique, en 13e place dans l’Association de l’Est et au 25e rang dans la LNH. Bergevin, les traits tirés, longeait les corridors.

Un an plus tard, dans cette saison 2020-2021 aux allures modifiées, le Tricolore occupe le cinquième rang du circuit Bettman. Bien que la situation se trouve totalement à l’opposé, le directeur général a soutenu qu’il n’était pas encore rassasié.

«Il ne faut jamais être trop à l’aise. Je demande la même chose aux entraîneurs et aux joueurs. Je suis satisfait, mais on peut toujours faire mieux. D’ailleurs, on est cinquième, mais des équipes derrière ont joué moins de matchs que nous», a-t-il souligné.

Il est fort probable qu’un taux de réussite plus élevé sur l’attaque massive et un jeu plus serré en désavantage numérique l’amèneraient à se sentir encore plus à l’aise.