Lutte

Kevin Owens, le plus influent de la lutte au Québec en 2020

Kevin Owens, le plus influent de la lutte au Québec en 2020

Patric Laprade

Publié 11 février
Mis à jour 11 février

Pandémie ou pas, il était important de récompenser ceux et celles qui ont diverti les amateurs pendant les quelques mois où la lutte fut autorisée au Québec, soit de janvier à mars et ensuite, vers la fin de l’été, mais aussi de garder une certaine continuité d’une tradition vieille maintenant de 17 ans.

Tout de même, à cause de cette année si différente, j’ai pris la décision de retirer certains prix tels que les plus populaires, les plus détestés, la rivalité de l’année, le meilleur lutteur de haute voltige, le scripteur de l’année, le meilleur au micro ainsi que la recrue de l’année. Il aurait été injuste de voter dans ces catégories qui demandent plus que quelques mois pour bien paraître. En revanche, deux nouvelles catégories ont été créées, soient baladodiffusion de l’année et le top 25 des personnes les plus influentes dans la lutte québécoise.  

De plus, vous trouverez également dans ce texte, les intronisés de la nouvelle aile du temple de la renommée de la lutte au Québec, l’aile du circuit indépendant, c’est-à-dire les hommes et les femmes qui se distinguent localement sur la scène indépendante depuis 1990.

Ces prix de l’année sont les plus respectés et les plus crédibles au Québec. Ils existent dans cette forme depuis 2004. Un comité de 10 à 20 personnes est formé et choisi par l’auteur de ces lignes. Ce sont des personnalités liées au monde de la lutte québécoise, soit par leur implication pour une ou plusieurs promotions, soit par le nombre d’organisations et d’événements différents qu’ils voient chaque année. Les rangs sont attribués selon un système de pointage. Uniquement ce qui se déroule sur la scène indépendante au Québec et à Ottawa (historiquement, Ottawa est un territoire qui a toujours appartenu aux promotions de lutte de Montréal) est considéré et non pas ce qui se passe à la WWE ou AEW, sauf pour les nouvelles de l’année et les personnes les plus influentes. Je suis fier d’attribuer ces récompenses année après année à des hommes et des femmes pour qui, bien souvent, la seule rétribution est une reconnaissance et souhaite que les prix de l’année dans la lutte au Québec puissent exister encore longtemps.

Top 25 des Québécois les plus influents dans la lutte au Québec en 2020    

Commençons en force.

M’inspirant du classement des Québécois les plus influents dans le baseball du Journal de Montréal et de celui des personnes les plus influentes dans le monde du hockey par le Hockey News, je voulais trouver quelque chose pour contrer la perte de plusieurs catégories dans cette remise de prix. Il y a plusieurs façons d’avoir de l’influence : par la position qu’une personne a, par l’endroit où elle lutte, par son influence sur les réseaux sociaux ou par les mots qu’elle écrit. Ce classement représente bien ces différentes manières et est selon moi très représentatif.

1. Kevin Owens

Le lutteur québécois qu’on entend le plus parler au Québec. À lui seul, il influence une toute nouvelle génération d’amateurs et de jeunes lutteurs.

2. Pat Laprade

Commentateur et chroniqueur à TVA Sports, animateur d’un podcast à QUB Radio et coauteur de la biographie du Géant Ferré, tout le monde le connait dans le milieu

3. Sami Zayn

L’autre Québécois à la WWE, qui en remportant le titre Intercontinental, s’est repositionné sur l’échiquier et inspire plusieurs lutteurs de haute voltige du Québec

4. PCO

Son parcours est unique et inspirant. Son championnat de la ROH lui a permis de passer à Tout le monde en parle et de se faire honorer par les Canadiens de Montréal.

5. Jean-François Kelly

Il en fait beaucoup pour la lutte au Québec : commentateur, animateur, chroniqueur à RDS, il a aussi la charge du site web Lutte.Québec.

6. LuFisto

Ce qu’elle fait et continue de faire est inspirant pour plus d’une génération de lutteuses au Québec. Lorsqu’elle parle sur un sujet comme le #SpeakingOut, on l’écoute.

7. Evil Uno

Lutteur à AEW qui démontre que le circuit indépendant peut mener à de grandes choses

8. Manny Eleftheriou

L’un des deux plus importants promoteurs en province, sa promotion, l’IWS, est très respectée dans le milieu, ne serait-ce que par son entente avec RDS.

9. Steve Boutet

Être promoteur de la NSPW, la meilleure organisation en province, vient avec son lot d’influence. Y lutter peut changer votre carrière.

10. Mike Bailey

Le lutteur québécois qui représente le mieux la province à l’échelle mondiale du circuit indépendant, il est la preuve que le talent est supérieur au gabarit.

11. Michael Bisson

Le meilleur scripteur au Québec, doublé du titre de co-promoteur de Femmes Fatales, les gens se sentent en confiance lorsqu’il est le responsable d’un événement.

12. Kevin Raphaël

Commentateur sur les ondes de TVA Sports et animateur des Anti-Pods de la Lutte, sa passion l’a rendu un incontournable du milieu.

13. Stu Grayson

L’autre moitié du duo Dark Order avec Evil Uno, il fait honneur à la province avec son talent, et ce, à chaque semaine à AEW Dynamite sur les ondes de TSN.

14. Benjamin Tull

En plus d’être un des meilleurs lutteurs au Québec, son côté foodie et ses débuts comme comédien lui permettent d’avoir des milliers d’abonnés sur Instagram

15. Matt Martel

Lutteur à NXT et à 205 Live, l’année 2020 l’a vu éclore dans l’univers de la WWE

16. Robert Lepage

Propriétaire du Diamant à Québec, il permet à la lutte de côtoyer le théâtre et de se sortir du snobisme de ce dernier.

17. Chase Parker

L’autre moitié d’Ever-Rise avec Matt Martel, leurs vidéos sur le web font beaucoup jaser.

18. Matt Angel

En plus de collectionner les matchs de l’année, Angel a ajouté une corde à son arc en devenant animateur d’un des podcasts les plus populaires au Québec

19. Bertrand Hébert

L’historien a coécrit la biographie sur le Géant Ferré, un succès critique et populaire en 2020, en plus de faire parler de lui dans plusieurs médias québécois et internationaux.

20. Benoit Cossette

Commentateur de la Ring of Honor et de l’IWS, l’animateur radio de longue date permet à la lutte de rayonner dans le monde des médias. Il est aussi administrateur de Lutte.Québec.

21. Marko Estrada

L’un des meilleurs lutteurs que la scène peut offrir, le charismatique Estrada s’est réinventé avec la pandémie en faisant des capsules web très populaires.

22. Guillaume Lefrançois

Journaliste de La Presse affecté à la couverture des Canadiens, il est le seul journaliste d’un grand quotidien à parler régulièrement de lutte dans ses chroniques ou sur son compte Twitter, suivi par plus de 20 000 personnes.

23. Beast King FTM

Vétéran du circuit indépendant, il est très respecté dans le milieu, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’arène.

24. Shayne Hawke

Scripteur en chef de l’IWS, il est aussi l’entraineur de l’école de lutte de l’organisation, une école qui prend de plus en plus de place dans le milieu.

25. Stéphane Morneau

Commentateur pour ROH et IWS, il est l’un des chroniqueurs les plus réguliers à écrire sur la lutte, que ce soit à travers la Balle Courbe ou RDS.

Prix Yvon-Robert/Top 10 des meilleurs lutteurs indépendants du Québec        

  1. Mike Bailey    
  2. Matt Angel    
  3. PCO    
  4. Benjamin Tull    
  5. Mathieu St-Jacques    
  6. Marko Estrada    
  7. Thomas Dubois    
  8. Channing Decker    
  9. Stu Grayson    
  10. Evil Uno        

Mentions honorables: Kevin Blanchard; The Beast King FTM; Travis Toxic.

Mike Bailey est probablement le Québécois sur la scène indépendante qui a lutté le plus souvent en 2020 avec 28 matchs. Et il a trouvé le moyen de lutter au Québec, en Ontario, en Angleterre, en Allemagne et au Japon, tout ça réparti sur cinq mois. Assez impressionnant! Son fait d’armes a certes été sa présence en finale du tournoi 16 Carat Gold de la WXW en Allemagne, un des tournois les plus prestigieux dans le monde de la lutte. Si au Japon il a lutté pour DDT, la promotion nippone qui lui ouvre ses portes depuis plusieurs années maintenant, au Québec, il a fait partie de plusieurs des meilleurs matchs de l’année. En fait, quatre de ses matchs de sont retrouvés dans le top 10. Il détrône PCO qui avait remporté la palme lors des deux dernières années.

Bailey, qui avait été banni des États-Unis il y a cinq ans pour avoir tenté de lutter chez nos voisins du sud sans permis de travail, verra cette suspension se terminer le mois prochain et il est fort à parier que la WWE ainsi que les autres promotions de lutte d’importance lui feront de l’œil. Depuis 2014, il n’a jamais fini plus loin que deuxième dans ce classement, une constance assez remarquable.

Parlant de deuxième rang, un petit nouveau s’y pointe le nez alors que Matt Angel enregistre son plus haut classement en carrière. Le Saguenéen a terminé l’année champion de la NSPW et champion de l’IWS, souvent considérées comme les deux meilleures promotions de lutte au Québec. Deux de ses matchs ont été votés parmi les 10 meilleurs de l’année, en plus d’être un des plus populaires partout où il passe. Si ça n’avait pas été de la pandémie, il aurait certes lutté aux États-Unis, lui qui avait eu un essai avec ROH à la fin 2019. Il a d’ailleurs reçu 18% des votes de première place, loin derrière les 47% de Bailey, mais à égalité avec celui qui a terminé au troisième rang, PCO.

Le vétéran, anciennement connu sous le nom de Pierre-Carl Ouellet, qui fut champion par équipe de la WWE à trois reprises avec Jacques Rougeau avec les Quebecers, n’a pas vu beaucoup d’action en 2020, mais il a tout de même débuté l’année champion de la Ring of Honor, ce qui n’est pas rien. COVID oblige, il n’a lutté que pour ROH cette année, perdant son titre en février contre Rush, après l’avoir défendu avec succès face à Dragon Lee. Il est revenu en décembre pour Final Battle, en équipe avec Mark Briscoe face aux champions par équipe Jay Lethal et Jonathan Gresham. Son retour se doit d’être considéré comme l’un des meilleurs de l’histoire, alors qu’à 53 ans, il ne semble pas vouloir ralentir.

La progression de Benjamin Tull ne semble pas vouloir ralentir non plus. Le champion de Lutte 07 a trouvé le moyen d’améliorer son rang quatrième année consécutive, lui qui avait terminé 5e l’an dernier. Pour Mathieu St-Jacques, Marko Estrada et le champion

Battlewar Thomas Dubois, faire partie du top-10 est devenu une habitude, alors qu’ils s’y retrouvent pour une 8e année consécutive. Dans l’ordre ou dans le désordre, on ne se trompe pas avec ces trois lutteurs. C’est tout le contraire pour Channing Decker, qui est voté parmi les 10 meilleurs pour la toute première fois, lui qui avait terminé au 12e rang en 2019. Le lutteur torontois, champion de la LDDC, a passé la majeure partie de l’année 2020 au Québec, ce qui l’a rendu éligible au vote. En excluant leurs performances à AEW, Stu Grayson est champion de la FLQ tandis qu’Evil Uno et lui avaient continué à lutter sur le circuit indépendant au début de l’année.

Gagnants antérieurs :

2000 Chakal; 2001 Franky the Mobster; 2002 Keven Martel; 2003 Excess 69; 2004 Kevin Steen; 2005 Kevin Steen; 2006 Kevin Steen; 2007 El Generico; 2008 Kevin Steen; 2009 El Generico; 2010 El Generico; 2011 El Generico; 2012 Kevin Steen; 2013 Kevin Steen; 2014 Kevin Steen; 2015 Mike Bailey; 2016 Mike Bailey; 2017 Mike Bailey; 2018 PCO; 2019 PCO.

Lutteuse de l’année    

LuFisto  

  • 1ère finaliste: Meave O’Farrell    
  • 2e finaliste: Sally    
  • 3e finaliste: Veda Scott        

Mentions honorables: Azaelle, La Parfaite Caroline; Mary Lee Rose; Melanie Havok.

Pour une deuxième année consécutive, les mêmes quatre lutteuses reviennent aux mêmes positions. C’est donc pour une deuxième année de suite que LuFisto remporte un prix qui, une fois sa carrière officiellement terminée, sera certes renommé à son nom. En effet, au cours des 19 dernières années, la lutteuse de Sorel a remporté ce prix 15 fois. En 2020, elle a eu le temps de lutter contre 2 Cold Scorpio, Nyla Rose en plus de se produire dans un des meilleurs matchs de l’année face à Priscilla Kelly. Celle qui va célébrer ses 41 ans lundi prochain en a encore beaucoup à offrir.

Si ce n’était pas pour la COVID, Maeve O’Farrell aurait eu une chance de battre LuFisto. Elle avait eu un départ canon, luttant pour la NSPW, IWS, Battlewar et Femmes Fatales et ses 24% de votes de première place en sont la preuve. Elle s’est également produite dans un des meilleurs matchs de l’année et est souvent vue comme étant le futur de la division féminine de la lutte au Québec. Sally est reconnue comme l’une des quatre meilleures pour la troisième année consécutive alors que l’Américaine Veda Scott, qui a passé beaucoup de temps au Québec en début d’année, y est pour la seconde année.

Gagnants antérieurs:

2002 Precious Lucy; 2003 LuFisto; 2004 LuFisto; 2005 LuFisto; 2006 LuFisto; 2007 Stéfany Sinclair; 2008 LuFisto; 2009 LuFisto; 2010 LuFisto; 2011 LuFisto; 2012 LuFisto; 2013 LuFisto; 2014 LuFisto; 2015 LuFisto; 2016 Vanessa Kraven; 2017 Vanessa Kraven; 2018 Vanessa Kraven; 2019 LuFisto.

Équipe de l’année    

TDT: Mathieu St-Jacques & Thomas Dubois  

  • 1er finaliste: The Pillars (Sebastian Suave & TARIK)    
  • 2e finaliste: Kickin’ & Stompin’ (Ivan & Stephan Sullivan)    
  • 3e finaliste: Les VIP (Leon Saver & Oliver Strange)        

Mentions honorables: The Untouchables (Matt Angel & Travis Toxic); Les Enfants de Chœur (Judas et Seth Cassidy); Keven Gray & Tyler Turris

Les taxes, la mort et TDT comme meilleur équipe au Québec.

Ce sont les seules choses qui sont certaines dans la vie et le duo composé de Thomas Dubois et Mathieu St-Jacques l’a prouvé une fois de plus, en récoltant tous les votes de première place sauf un. Les champions par équipe de C*4, LDDC et anciens champions de la FLQ gagnent cette catégorie pour la 8e année consécutive, améliorant leur record depuis quelques années déjà. Il faut maintenant parler d’eux comme une des meilleures équipes de l’histoire de la province, peu importe les époques. Les Ontariens Sebastian Suave et Tarik, mieux connus sous le nom The Pillars et champions par équipe de la NSPW terminent au deuxième rang, eux qui ont aussi lutté à la FLQ. Ils étaient quatrièmes l’an dernier. Kickin’ & Stompin’ reviennent dans le top-4 après deux années d’absence, fort de leur championnat par équipe à la FCL. Pour leur part, les réguliers de Battlewar et champions à la NCW, Leon Saver et Olivier Strange, les VIP, y font leur entrée, eux qui avaient terminé 7e en 2019. On rappelle qu’une équipe comme Ever-Rise, qui n’a lutté qu’à NXT en 2020, n’était pas éligible dans cette catégorie. Tout comme Dark Order qui n'a pas vraiment lutté en équipe à l’extérieur d’AEW.

Gagnants antérieurs :

2000 Deadly Venum; 2001 Hardcore Ninjaz; 2002 Hi-5; 2003 SLI; 2004 Twin Terrors; 2005 2.0; 2006 Adrenaline Rush; 2007 Kevin Steen et El Generico; 2008 Kevin Steen et El Generico; 2009 Kevin Steen et El Generico; 2010 Super Smash Bros.; 2011 Super Smash Bros.; 2012 Super Smash Bros.; 2013 TDT; 2014 TDT; 2015 TDT; 2016 TDT; 2017 TDT; 2018 TDT; 2019 TDT.

Combat de l’année    

Matt Angel c. Mike Bailey, 08/02, IWS

  • 1er finaliste: Mike Bailey c. Aiden Prince, 17/01, C*4    
  • 2e finaliste: Maeve O’Farrell c. Benjamin Tull, 23/02, Battlewar    
  • 3e finaliste: LuFisto c. Priscilla Kelly, 21/02, Femmes Fatales        

Mentions honorables: Daniel Garcia c. Evil Uno, 17/01, C*4; Channing Decker c. Kevin Blanchard, 23/02, Battlewar; Matt Angel c. Travis Toxic, 07/03, NSPW; Thomas Dubois c. Kevin Blanchard, 19/01, Battlewar.

Pour la toute première fois de l’histoire, le même match est voté comme le meilleur deux années consécutives. En effet, si l’an dernier leur duel lors de l’événement Total Crap avait remporté les grands honneurs, Mike Bailey et Matt Angel ont récidivé en 2020. Leur match d’échelles dans le seul événement régulier de l’IWS est un match qui, pandémie ou pas, aurait été un aspirant au titre dans cette catégorie à la fin de l’année et le match qui était sur toutes les lèvres il y a un an. Bailey et Angel font de la magie

lorsqu’ils sont réunis. Ils sont la version 2020 de ce que Kevin Steen et El Generico (Kevin Owens et Sami Zayn) étaient sur le circuit indépendant il y a 10 ans.

Les deux sont des habitués de cette catégorie, alors qu’on retrouve l’un ou l’autre de ces gladiateurs dans le top-4 chaque année depuis 2013. Angel remporte d’ailleurs ce prix pour la 5e fois en carrière, deuxième de l’histoire derrière Steen qui en a 7. Bailey n’est pas laissé pour compte, alors que son match face à Aiden Prince à Ottawa a terminé au deuxième rang. En troisième et quatrième position, on retrouve deux matchs incluant une lutteuse, alors que Maeve O’Farrell face à Benjamin Tull et LuFisto face à Priscilla Kelly complètent la liste des finalistes. Il s’agit de la toute première fois que deux matchs incluant une lutteuse terminent dans le top-4, tout un accomplissement. Je me souviens qu’après le match entre O’Farrell et Tull, j’avais été les voir pour leur dire qu’ils venaient de faire l’un des meilleurs matchs de l’année, tandis que le duel LuFisto-Kelly à Femmes Fatales avaient laissé sa marque, littéralement, alors que durant le match, LuFisto avait projeté Kelly contre le mur, faisant un énorme trou dance celui-ci. Les amateurs présents se plaisaient d’ailleurs à se prendre en photo avec le trou après le combat.

Gagnants antérieurs:

2001 Hardcore Ninjaz c. PCP Manny et Green Phantom (IWS); 2002 Mathy 69 c. Keven Martel (ICW); 2003 PCO c. El Generico c. Kevin Steen (IWS); 2004 Kevin Steen c. Christopher Daniels (EWR); 2005 Kevin Steen c. Damian (IWS); 2006 Kevin Steen c. Viking (IWS); 2007 Kevin Steen c. Jay Briscoe (IWS); 2008 LuFisto c. Awesome Kong (ALF); 2009 LuFisto c. Cheerleader Melissa (FF); 2010 Kevin Steen c. Mathieu St-Jacques (NSPW); 2011 Kevin Steen c. Paul London (NSPW); 2012 El Generico c. Stupefied (NSPW); 2013 TDT c. Young Bucks (NSPW); 214 Young Bucks et Buxx Belmar c. Mike Bailey et Super Smash Bros. (C*4); 2015 Travis Toxic c. Matt Angel (NSPW); 2016 Matt Angel c. Cedric Alexander (NSPW); 2017 Marko Estrada c. Pete Dunne (NSPW); 2018 Matt Angel c. Pete Dunne (IWS); Matt Angel c. Mike Bailey (Total Crap).

Personnalité de l’année    

Pat Laprade  

  • 1er finaliste: Jean-François Kelly    
  • 2e finaliste: Claude Maloon    
  • 3e finaliste: Benoit Cossette        

Mentions honorables: Kevin Raphaël; Adam Belanger; Shayne Hawke

Il fallait s’y attendre. Avec la pandémie et le peu d’action qu’a vu la scène indépendante, ceux et celles qui ont eu la chance de se faire voir pendant toute l’année partaient avec un avantage. On le voit d’ailleurs alors que 4 des 5 premiers sont des commentateurs à la télévision. Il faut comprendre que cette catégorie comprend les gérants, gérantes, arbitres, annonceurs, animateurs et commentateurs. En anglais on parle de « non-wrestler », ce qui décrit encore mieux le tout. Je remporte cette catégorie pour la première fois en 17 ans, alors ceux qui pensent que je fais tout ça pour me donner un prix, détrompez-vous! JF Kelly, qui anime et commente les événements de l’IWS, termine dans le top-4 pour la 11e fois en carrière. Maloon, le meilleur gérant au Québec depuis quelques années maintenant, s’y retrouve pour la troisième année de suite, tandis que Ben Cossette, qu’on peut entendre aux commandes de la ROH et de l’IWS chaque mois, fait partie des finalistes pour la première fois. Mon partenaire à TVA Sports, Kevin Raphaël obtient lui aussi son meilleur rang en carrière.

Gagnants antérieurs :

2000 Candyman; 2001 Mr. Internet; 2002 Prof. Adib-Mansour; 2003 Prof. Adib-Mansour; 2004 Joey Soprano; 2005 Joey Soprano; 2006 Joey Soprano, 2007 Joey Soprano; 2008 Mr. Tolo; 2009 Richter Oz McGoth; 2010 JF Kelly; 2011 JF Kelly; 2012 JF Kelly; 2013 JF Kelly; 2014 Joey Soprano; 2015 JF Kelly; 2016 Buxx Belmar; 2017 Big Magic Security; 2018 JF Kelly; 2019 D. Destro.

Invité de l’année    

Priscilla Kelly  

  • 1er finaliste: Brian Pillman Jr.    
  • 2e finaliste: Nyla Rose    
  • 3e finaliste: Daniel Garcia        

Mentions honorables: Ivelisse; Alexia Nicole.

Que ce soit par son match face à LuFisto ou le trou qu’elle a laissé dans le mur, Priscilla Kelly, maintenant à NXT sous le nom de Gigi Dolin, a eu un réel impact sur la lutte au Québec en 2020. Femmes Fatales, en faisant venir autant de lutteuses de l’extérieur, dans une année où ni la NSPW, ni l’IWS, deux joueurs importants dans cette catégorie habituellement, n’ont pas eu le temps de se faire justice, devenait alors la promotion par excellence ici, alors qu’elle a raflé trois des six premières positions. Pillman Jr. et Garcia ont lutté à C*4, le second faisant aussi une apparition à l’IWS, tandis que la présence de Nyla Rose d’AEW avait fait beaucoup parlé lorsqu’elle est venue lutter à la FLQ.

Gagnants antérieurs :

2005 AJ Styles; 2006 Sabu; 2007 Team 3-D; 2008 Awesome Kong; 2009 Kevin Nash; 2010 Tommy Dreamer; 2011 Paul London; 2012 Billy Gunn et X-Pac; 2013 Young Bucks; 2014 Tommy Dreamer; 2015 Johnny Gargano; 2016; Rey Mysterio; 2017 Pete Dunne; 2018 Pete Dunne; 2019 Cody Rhodes.

Promotion de l’année    

NSPW  

  • 1er finaliste: IWS    
  • 2e finaliste: C*4    
  • 3e finaliste: Battlewar        

Mentions honorables: FLQ; Lutte 07

Correction. Les taxes, la mort, TDT et la NSPW!

Pour une 10e année consécutive, la NSPW de Québec se mérite le prix de la promotion de l’année. Dans cette année écourtée, l’organisation a trouvé le moyen de présenter pas moins de 16 événements, dont un au Diamant de Robert Lepage, qui avait fait salle comble des mois à l’avance, ainsi que certains événements en collaboration avec le

Carnaval de Québec. Elle a aussi été l’une deux promotions à présenter des événements sans spectateurs à la fin de l’été, enregistrés pour MaTV Québec. Qui aurait dit qu’à ses débuts, à Pont-Rouge il y a une dizaine d’années, la NSPW deviendrait la promotion de lutte la plus dominante des 20 dernières années? Elle a présenté 2 des 5 meilleurs événements de l’année et 5 des 14 meilleurs matchs.

Quand je vous dis qu’il y a un Big 4 au Québec, c’est on ne peut plus vrai, alors que ce sont les quatre mêmes promotions qui terminent dans le top-4 depuis 2014, un fait assez impressionnant. Petite nouveauté cette année, l’IWS termine au deuxième rang pour la première fois depuis cette domination du Big 4. Il s’agit du plus haut classement depuis 2008 pour l’organisation qui a aussi enregistré des matchs l’été dernier pour la télévision. C*4 et Battlewar, qui présentent toujours des événements de qualité, complètent la liste.

Gagnants antérieurs :

2001 ICW; 2002 IWS; 2003 IWS; 2004 CWA; 2005 EWR; 2006 IWS; 2007 IWS; 2008 IWS; 2009 NCW; 2010 NCW; 2011 NSPW; 2012 NSPW; 2013 NSPW; 2014 NSPW; 2015 NSPW; 2016 NSPW; 2017 NSPW; 2018 NSPW; 2019 NSPW.

Événement de l’année    

Snowpiercer (C*4)  

  • 1er finaliste: Praise the Violence (IWS)    
  • 2e finaliste: Femmes Fatales 23 (Femmes Fatales)    
  • 3e finaliste: Kick Off 2020 (NSPW)        

Mentions honorables: 300e (NSPW); Battlewar 72 (Battlewar); Cold Wars (FLQ)

Évidemment, les choix étaient plus limités que par les années passées. Pourtant, ça n’enlève rien à la qualité de ces événements. Snowpiercer à Ottawa a présenté deux des cinq meilleurs matchs de l’année, Praise the Violence le meilleur match de l’année et Femmes Fatales, le deuxième meilleur. La logique est donc, d’une certaine manière, respectée. Il s’agit de la troisième année consécutive que C*4 remporte cette catégorie. La NSPW, qui est la seule promotion à avoir vu un de ses événements dans le top-4 chaque année depuis le début de cette catégorie en 2011, a peut-être été victime de la qualité de ses événements, alors que le comité a été déchiré entre Kick Off et le show 300e.

Gagnants antérieurs :

2011 Femmes Fatales VII (FF); 2012 Golden Opportunity IV (NSPW); 2013 Golden Opportunity V (NSPW); 2014 Golden Opportunity VI (NSPW); 2015 Fighting Back 5 (C*4); 2016 Golden Opportunity VIII (NSPW); 2017 Golden Opportunity IX (NSPW); 2018 Hard Target (C*4); 2019 Fighting Back 9 (C*4).

Podcast de l’année    

Les Anti-Pods de la Lutte (Pat Laprade & Kevin Raphaël)  

  • 1er finaliste: La Prise de l’Ours (Matt Angel, David Lapointe & Pascal Gagnon)    
  • 2e finaliste: Le Petit Paquet (Stéphane Morneau, Mathieu Poulin & François Côté)    
  • 3e finaliste: C’est juste de la lute (David Lavague, Gabriel & Guillaume Vallière)        

Mentions honorables: La descente du Coude (Julien Éthier, Maxime Thiffault & Guillaume Maltais); D’la troisième corde (Tanya Beaumont); Talking Sass (Sassy Stephie).

Bien content d’avoir ajouté cette catégorie, surtout dans le contexte actuel, alors que les podcasts sont devenus, on dirait, encore plus populaires. Avec KR, nous avons la chance de partager notre passion chaque semaine. Les hommages à Owen Hart et Pat Patterson ont été très bien reçus par la critique, en plus d’avoir reçu à quelques reprises Kevin Owens. Les gars de la Prise de l’Ours ont repris un podcast qui fonctionnait moyen et lui ont donné une toute nouvelle vie. Leurs entrevues avec des vétérans comme Jacques Rougeau et Paul Vachon ont aussi beaucoup fait jaser. Nos amis du côté de la Balle Courbe ont pris une pause de quelques mois en 2020, mais n’en demeure pas moins que leur contenu est toujours très pertinent. Trois amis et experts qui discutent de leur passion. Si ce prix avait existé il y a quelques années, C’est juste de la lutte ainsi que LDDC se seraient certes battus pour la première position. La compétition est plus féroce, mais leur produit demeure de qualité et très divertissant. À noter la présence d’un podcast anglophone dans les mentions honorables, Talking Sass, alors que l’ancienne lutteuse Sassy Stephie reçoit des personnalités telles que Thunder Rosa, Allysin Kay et Hurricane Helms.

Prix suspendus pour 2020    

Rivalité de l’année

Gagnants antérieurs :

2004 Kevin Seen c. El Generico; 2005 Kevin Steen c. Damian; 2006 Viking c. Exess; 2007 Exess c. Stéfany Sinclair; 2008 Beef Wellington c. PCP Manny; 2009 Samson c. Don Paysan; 2010 Kevin Steen c. El Generico; 2011 LuFisto c. Kalamity; 2012 LuFisto c. Mercedes Martinez; 2013 Dru Onyx c. Pat Guénette; 2014 Torture Chamber c. NCW; 2015 Salvation c. IWS; 2016 Montréal c. Québec; 2017 Montréal Elite c. NSPW; 2018 Mathieu St-Jacques c. Benjamin Tull (Battlewar)

Lutteur le plus populaire

Gagnants antérieurs :

2002 Mathy 69; 2003 El Generico; 2004 El Generico; 2005 Damian; 2006 Viking; 2007 Franky the Mobster; 2008 El Generico; 2009 Franky the Mobster; 2010 El Generico; 2011 Franky the Mobster; 2012 Franky the Mobster; 2013 Franky the Mobster; 2014 Franky the Mobster; 2015 Franky the Mobster; 2016 TDT; 2017 Matt Angel; 2018 TDT.

Lutteur le plus détesté

Gagnants antérieurs :

2002 Serge Proulx; 2003 SLI; 2004 Franky the Mobster; 2005 Kevin Steen; 2006 PCP Manny; 2007 PCP Manny; 2008 Samson; 2009 Samson; 2010 Dru Onyx; 2011 Mathieu St-Jacques; 2012 TDT; 2013 Dru Onyx; 2014 Dru Onyx; 2015 Marko Estrada; 2016 Big Magic; 2017 Big Magic; 2018 Benjamin Tull

Recrue de l’année

Gagnants antérieurs :

2000 Farmer Joe; 2001 Steve Royds; 2002 Ice; 2003 Don Paysan; 2004 Alex Price; 2005 Velvet Jones; 2006 Justin White; 2007 Antonio Corsi; 2008 Masked Soviet; 2009 Leon Saver; 2010 Thomas Dubois; 2011 Mike Gibson; 2012 Dézirée; 2013 Eddy ErDogan; 2014 Justin Turnbull; 2015 Dom Boulanger; 2016 Frank Milano; 2017 Dylan Donovan; 2018 Kevin Béru

Prix Édouard-Carpentier (meilleur lutteur de haute voltige)

Gagnants antérieurs :

2011 El Generico; 2012 El Generico; 2013 Sufer Mitch; 2014 Mike Bailey; 2015 Mike Bailey; 2016 Matt Angel; 2017 Matt Angel; 2018 Mike Bailey

Prix Eddy-Creatchman (meilleur au micro)

Gagnants antérieurs :

2017 Big Magic; 2018 Twiggy

Scripteur de l’année

Gagnants antérieurs :

2011 Stéphane Bruyère; 2012 Stéphane Bruyère; 2013 Michael Bisson; 2014 Michael Bisson; 2015 James McGee; 2016 James McGee; 2017 James McGee; 2018 Michael Bisson

Top 10 Nouvelles de l’année 2020   

1. Pat Patterson et plusieurs autres Québécois décèdent

En plus du décès de Patterson, qui a fait le tour des médias traditionnels, notons la perte de Guy Hauray, Georges Guimond, Ranger Boy, Juan Lopez et Johnny Kruger.

2. La COVID-19, la heel de l’année

Ai-je vraiment besoin d’en ajouter?

3. La biographie sur le Géant Ferré : un succès populaire

En compagnie de Bertrand Hébert et publié chez Hurtubise en français et ECW Press en anglais, tous les médias en ont parlé : Canada, États-Unis, Angleterre, France et Australie.

4. L’année de Kevin Owens à la WWE

Entre son match à WrestleMania face à Seth Rollins (et sa chute du signe de WrestleMania) et sa rivalité face à Roman Reigns, il y a eu plus de bons moments que de mauvais pour lui en 2020.

5. Ever-Rise s’établissent de plus en plus à NXT et 205 Live

Si la pandémie a profité à certains, c’est certes à Matt Martel et Chase Parker, qui ont sauté sur l’occasion pour devenir des réguliers dans l’univers de la WWE.

6. PCO à Tout le monde en parle et aux Canadiens

C’est ce qui arrive lorsqu’à 53 ans tu deviens champion mondial de la Ring of Honor.

7. Dark Side of the Ring sur Dino Bravo: un succès critique

Cet épisode de la meilleure série documentaire sur la lutte était à la fois bon et touchant, avec la présence des Gino Brito, Tony Mulé, Jacques Rougeau et la star, la fille de Bravo, Claudia.

8. Les Derniers Vilains remportent 3 prix Gémeaux

Rien de surprenant pour le meilleur film de lutte de l’histoire du Québec. Ce film sur les Vachon a remporté meilleure direction photo, meilleure émission ou série documentaire : biographie ou portrait et meilleure réalisation, trois prix très mérités.

9. La NSPW et l’IWS produisent des événements pour la télé durant la pandémie

Contre vents et marées, mais de façon légale et sécuritaire, les deux organisations ont réussi l’impossible pour le compte de MaTV et de RDS.

10. Sami Zayn gagne et perd le titre Intercontinental

Toute une année pour le Montréalais, qui s’établit de plus en plus à la WWE

Mentions honorables: La lutte est renouvelée à RDS et TVA Sports; Mike Bailey fait la finale d’un tournoi en Allemagne; Dark Order réguliers à Dynamite; Exposition de photos de lutte sur l’avenue Mont-Royal; Vanessa Kraven annonce sa retraite.

Gagnants antérieurs :

2004 Invasion Américaine et Canadienne; 2005 Année remarquable pour Kevin Steen; 2006 ALF première promotion féminine au Québec; 2007 Kevin Steen et El Generico signent avec ROH; 2008 Kevin Steen et El Generico remportent les titres par équipe de ROH; 2009 Mad Dog Vachon intronisé au Panthéon des Sports du Québec; Le décès d’Édouard Carpentier; 2011 Kevin Steen fait un retour controversé à ROH; 2012 WWE Raw revient à Montréal après six ans; 2013 El Generico (Sami Zayn) signe avec la WWE et fait ses débuts pour la WWE à Montréal; 2014 Kevin Steen (Owens) signe avec la WWE; 2015 Kevin Owens fait des débuts fracassants à la WWE; 2016 Kevin Owens gagne le titre Universel pour conclure toute une année; 2017 La lutte de retour à la télévision en français au Québec; 2018 PCO ressuscite sa carrière et signe un contrat avec Ring of Honor; 2019 PCO couronné d’or.

Prix-Hommage   

Johnny Rougeau

Le texte sur Johnny Rougeau sera publié dans une autre chronique plus tard cette année.

Gagnants antérieurs :

2006 Paul Leduc; 2007 Gino Brito; 2008 Rick Martel; 2009 Maurice et Paul Vachon; 2010 Jacques Rougeau Sr.; 2011 Pat Patterson; 2012 Raymond Rougeau; 2013 Ronnie Garvin; 2014 Jacques Rougeau Jr.; 2015 Frenchy Martin; 2016 Yvon Robert; 2017 Eddy Creatchman; 2018 Stan Stasiak; 2019 Dino Bravo.

Temple de la renommée de la lutte indépendante au Québec

Comme vous le savez, il est très difficile de comparer les époques. Qui a eu une meilleure carrière entre un lutteur qui faisait les préliminaires à la télévision dans les années 1980 et au Forum devant 15 000 personnes et un lutteur qui a dominé le circuit indépendant québécois depuis 20 ans devant des foules de 300 personnes?

Pour pallier cette réalité, j’ai décidé d’ajouter une aile au temple de la renommée que j’ai créé initialement en 2005. Cette aile est celle de la lutte indépendante au Québec, ce circuit qui a débuté dans sa forme actuelle il y a 30 ans, soit en décembre 1990 avec la création de l’ICW. Il est important d’honorer les différents artisans d’une scène qui regagne en popularité. C’est donc en prenant en compte leurs accomplissements de 1990 à aujourd’hui que les personnalités ont été sélectionnées.

Tout d’abord, j’ai décidé d’y inclure tous ceux qui font partie du principal temple de la renommée de la lutte au Québec et qui ont eu un rôle sur le circuit indépendant. Ces huit personnes ont eu une passe gratuite et n’ont pas eu à passer par le vote du comité composé de 30 membres. Ces huit personnalités sont Gino Brito, Jacques Rougeau Jr., Kevin Owens, PCO, Paul Leduc, Richard Charland, Eddy Creatchman et LuFisto.

Il fallait 60% des votes aux autres pour être intronisés et j’ai l’honneur d’annoncer que pour cette première année, 11 personnes ont été votées dans l’aile indépendante du temple de la renommée de la lutte au Québec.

Voici donc la liste complète :

Sami Zayn

Sur la scène indépendante, il luttait sous le nom d’El Generico. Ses accomplissements sont tellement nombreux qu’il faudrait un livre pour les raconter. L’un des deux meilleurs lutteurs québécois des 30 dernières années.

Sunny War Cloud

Lutteur pendant plus de 20 ans, il a aussi été le premier promoteur d’importance à Québec lorsqu’il a créé la CCW au début des années 2000. Une sommité de la lutte en province et celui qui a reçu le plus de votes par les membres du comité.

Ludger Proulx

Lutteur et cofondateur de l’ICW à Montréal en décembre 1990, il est celui qui est à l’origine de cette ère qui est toujours active aujourd’hui. Sans lui et l’ICW, l’histoire récente de la lutte au Québec serait très différente.

Franky the Mobster

Que ce soit sous Franky the Mobster ou Beast King FTM, il a dominé les 25 dernières années, faisant partie de la liste des meilleurs lutteurs des deux dernières décennies. Il est l’une des plus grandes vedettes locales et l’une des raisons de la création de cette nouvelle aile.

Serge Proulx

Présent sur la scène depuis 1990, Proulx a été l’un des meilleurs lutteurs au tournant des années 2000 et certainement l’un des meilleurs heels des 30 dernières années. Il a aussi eu une grande importance en coulisses, autant à l’ICW que plus récemment à la NWC.

Chakal

L’un des meilleurs lutteurs scientifiques des 30 dernières années au Québec, il est loyal à la NCW, la promotion qui l’a vu naître il y a plus de 20 ans. Il a aussi été président de la

NCW, à l’époque où l’organisation faisait partie des trois plus importantes promotions de lutte en province.

Bertrand Hébert

Il s’est fait un nom comme scripteur en chef de la NCW et a été en quelque sorte le visage de la promotion pendant plusieurs années. Présent sur la scène depuis les années 1990, il a aussi travaillé pour Jacques Rougeau, Paul Leduc, Ludger Proulx, en plus de participer à la relance de la lutte à la télé avec la TOW. Également historien et auteur à succès.

Marc Blondin

Que ce soit comme animateur d’événements, commentateur ou dans son rôle de co-promoteur de la TOW, il est un incontournable de la scène québécoise. Sa tentative de relancer la lutte à la télé en 2013 fait certainement partie de son plus important leg à la scène indépendante.

Marc le Grizzly

Moins connu par la masse, cet ancien lutteur de la NCW a été l’entraineur de plusieurs talents au fil des années, entre autres Franky the Mobster et Chakal. Il a aussi été promoteur d’événements au milieu des années 2000, spectacles regroupant le meilleur du Québec et certains invités tels que CM Punk et Samoa Joe, à une époque où ça ne se faisait pas au Québec.

Jake Matthews

Que ce soit Mr. Rock and Roll, Sweet Kiss Douglas Ziggy ou « Paranoid » Jake Matthews, il est l’un des lutteurs les plus respectés en province et ce, depuis ses débuts en 1989. Toujours actif et entraîné par Réjean Désaulniers et Édouard Carpentier, il a été champion presque partout où il est passé.

Dru Onyx

Lutteur émérite, son école de lutte, le Torture Chamber, est la plus vieille et l’une des plus prisées au Québec, au point que la WWE lui envoie certains de ses talents potentiels. Il est aussi l’un des meilleurs heels que le territoire a connus au cours des 20 dernières années.

Kevin Owens

Ais-je vraiment besoin d’expliquer pourquoi? LE meilleur lutteur québécois des 30 dernières années.

PCO

Que ce soit lorsqu’il est arrivé sur le circuit indépendant au tournant des années 2000 ou plus récemment avec la ROH, un joueur très important des 30 dernières années.

Jacques Rougeau Jr.

Même s’il ne fait pas toujours l’unanimité, on ne peut lui enlever que ses spectacles de lutte familiale ont été pendant des années les plus courus au Québec.

Paul Leduc

Fondateur de la Fédération de Lutte Québécoise (FLQ), il aura permis à plusieurs talents de se perfectionner en offrant des spectacles hebdomadaires.

LuFisto

La meilleure lutteuse de l’histoire de la province, elle est, avec Kevin Owens, Sami Zayn et Mike Bailey, l’une des personnes à avoir connu le plus de succès sur le circuit indépendant à l’échelle internationale.

Gino Brito

Il a donné de la crédibilité à l’ICW en y luttant dans les années 1990, en plus d’avoir contribué au succès de la CPW à Gatineau dans les années 2000.

Eddy Creatchman et Richard Charland

Ils ont tous les deux fondé la FCL à Sorel avec Réjean Désaulniers, avant que la promotion ne déménage à Shawinigan.

Qu’est-ce que 2021 nous réserve?

Plusieurs personnalités ont terminé à quelques votes près d’être intronisées et seront donc considérées comme les favoris pour 2021.

Il s’agit du promoteur Henri Dostie, du lutteur Brick Crawford (Nelson Veilleux), du cofondateur de la FCL Réjean Désaulniers, du fondateur de la NCW Frank Blues, du fondateur de l’IWS Manny Eleftheriou et du lutteur devenu promoteur de la FLQ, Carl Leduc.