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NFL

Un jour tant attendu par les partisans des Buccaneers

Publié | Mis à jour

Raphaël n’avait que 13 ans quand son oncle Jean-Philippe l’a convaincu de se ranger derrière les Buccaneers de Tampa Bay, en janvier 2003, lors du Super Bowl XXXVII. Ce fut la naissance d’une passion pour cette équipe, mais aussi le début d’une longue traversée du désert.

Ce dimanche, après une attente de 18 ans, les Buccaneers sont de retour à la grand-messe du football américain. Dans son sous-sol décoré aux couleurs de l’équipe, dans le quartier Hochelaga à Montréal, Raphaël Bergeron-Gosselin attend le début du match avec impatience. Même chose pour son oncle qui habite pour sa part dans l’arrondissement de Beauport, à Québec.  

«Il faut vraiment être un partisan des Buccaneers depuis longtemps pour comprendre ce que ça signifie, dit Raphaël. Depuis 2003, les Bucs avaient participé seulement deux fois aux éliminatoires [en 2005 et en 2007] et à chaque fois, ils avaient perdu dès le premier match (wild card).» 

«À chaque année, le début de saison arrive, t’es excité, puis après trois ou quatre matchs, tu te rends compte que ton club est mauvais», décrit-il, en résumant sommairement la dernière décennie de ses Buccaneers. 

Une fiche de 4-12 lors de la saison 2011, un dossier semblable en 2013, puis seulement deux victoires en 16 matchs en 2014, entre autres. 

La clé : la défensive  

Lui-même un très grand passionné, l’oncle Jean-Philippe Martin vient appuyer les propos de son neveu. 

«Au football, ce n’est pas comme au hockey, tu peux avoir un bon premier choix, mais ça ne veut pas dire que tu vas relancer ton club», affirme-t-il, glissant au passage le nom du quart-arrière Jameis Winston, qui avait été sélectionné premier au total par les Buccaneers lors du repêchage de 2015. 

Finalement, il aura fallu l’ajout du légendaire Tom Brady pour faire rêver à nouveau les partisans des Buccaneers, jeunes et moins jeunes. 

Tout en reconnaissant l’apport de Brady, Raphaël insiste toutefois sur un point : «ce dimanche, contre les Chiefs [de Kansas City], c’est la défensive des Bucs qui peut faire la différence. Elle est complètement folle. Les Buccaneers créent beaucoup de revirements.» 

Des maillots et un pyjama à pattes  

Raphaël a une pensée particulière pour le secondeur Lavonte David qui, dit-il, «est là depuis toujours». Comme les partisans, David a forcément dû manger son pain noir depuis son arrivée dans la NFL, avec les Buccaneers, en 2012. 

En plus d’un jersey de David encadré sur le mur de son sous-sol, Raphaël en possède également un de Brady, puis il y a ce drapeau d’équipe que le joueur québécois Antony Auclair a bien voulu autographier lors d’un voyage effectué par Raphaël et ses amis en 2017 au Raymond James Stadium, à Tampa. 

Raphaël a aussi sa brosse à dents des Buccaneers et, COVID-19 oblige, son masque de protection à l’effigie de l’équipe. Tout récemment, le partisan de 31 ans et sa copine Julie ont appris qu’ils attendaient leur premier bébé. Le pyjama à pattes aux couleurs des Bucs est déjà acheté. La cerise sur le sundae serait que l’enfant naisse lors de la même année qu’une conquête du Super Bowl par son club. 

«Il ou elle n’aura pas le choix de prendre pour les Buccaneers», conclut le futur papa, à la blague.