Canadiens contre Sénateurs

Crédit : Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal / Agence QMI

LNH

Alex Galchenyuk à la croisée des chemins

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Alex Galchenyuk n’a jamais posé ses valises depuis son départ de Montréal le 15 juin 2018 dans une transaction avec les Coyotes de l’Arizona pour Max Domi.

Depuis ce jour, Galchenyuk a porté le chandail de trois équipes différentes : les Penguins de Pittsburgh, le Wild du Minnesota et les Sénateurs d’Ottawa. 

C’est la même histoire qui se répète chaque fois. L’ancien choix de premier tour (troisième au total) du CH au repêchage de 2012 a espoir de relancer sa carrière, mais il n’y arrive pas.

Pierre Dorion, le directeur général des Sénateurs, a choisi de parier sur Galchenyuk le 28 octobre dernier en lui offrant un contrat d’un an et de 1,050 million $. Un pari qui n’a rien rapporté après 10 matchs. D.J. Smith l’a déjà retranché sept fois de sa formation.

Même avec les Sénateurs, la pire équipe de la Ligue nationale (LNH) avec les Red Wings de Detroit, Galchenyuk ne parvient pas à gagner un poste de régulier.

«Je suis juste heureux d’avoir la chance de revenir au jeu contre le Canadien, a répondu laconiquement Galchenyuk après l’entraînement matinal des "Sens" au Centre Bell. Je ne pense pas à mon contrat et à ma place au sein de la formation. Je me concentre sur mon retour et ce que je peux apporter à l’équipe.»

Avant son passage à Montréal, l’Américain présentait des statistiques très modestes avec un but et un dossier de -4 en trois rencontres.

Une bonne attitude 

En quête de solutions miracles pour relancer son équipe, Smith a offert une autre chance à Galchenyuk. Il le fera jouer à l’aile gauche du quatrième trio à la place de Cédric Paquette.

«Nous ne marquons pas assez de buts, a expliqué Smith. Nous aurons besoin de bien jouer à cinq contre cinq et de saisir nos chances en supériorité numérique. Galchenyuk pourra nous aider à cinq contre quatre. J’espère qu’il apportera une touche offensive à l’équipe.»

À sa sortie de la glace du Centre Bell, Smith lui a lancé un message assez clair.

«Pour gagner une place au sein de notre formation, Alex devra faire attention à de petits détails sans la rondelle à cinq contre cinq, a poursuivi l’entraîneur-chef des Sénateurs. Il est bon en supériorité numérique et il aime ce rôle. Il travaille fort, il reste un bon coéquipier et il garde une bonne attitude. Mais à cinq contre cinq, il doit faire attention à des détails. Il a maintenant 26 ans. Il fait partie des joueurs plus vieux de mon équipe, je m’attends à le voir suivre le système à la lettre. Les jeunes doivent regarder les plus vieux pour comprendre ce qu’ils doivent faire pour jouer dans la LNH. Ce n’est pas juste Alex. Je m’attends à davantage de plusieurs de nos vétérans. Il doit jouer de la bonne façon. S’il le fait, il jouera plus souvent et il aura un meilleur temps de jeu.»

À 26 ans, Galchenyuk en est probablement à un dernier arrêt dans la LNH. S’il ne trouve pas une façon de replacer sa carrière sur les rails, il pourrait se retrouver dans la KHL ou ailleurs en Europe dès l’an prochain.