Crédit : André Émond / LHJMQ

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LHJMQ : quatre cas de COVID chez les Tigres

Publié | Mis à jour

Un premier événement en environnement protégé (ÉEP) a flanché dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Après l’annonce d’un premier cas de COVID-19 chez les Tigres de Victoriaville, tard mardi soir, quatre cas actifs ont été confirmés au total au sein de l’organisation mercredi, forçant la LHJMQ à mettre un terme prématurément à l’événement dans la bulle de Chicoutimi.

Dès l’annonce du premier cas positif, mardi, les Tigres avaient été retirés de l’environnement protégé du Centre Georges-Vézina, où étaient également établis les Saguenéens de Chicoutimi, les Foreurs de Val-d’Or et les Olympiques de Gatineau.

Par mesure préventive, les «Sags», seule équipe à avoir affronté les Tigres dans cette bulle, ont été placés en isolement même si aucun cas n’a été répertorié chez eux.

Sans deux des quatre équipes, le circuit Courteau a devancé la rencontre entre les Foreurs et les Olympiques prévue dimanche à mercredi soir et mis un terme à l’environnement protégé de Saguenay au-delà de ce duel.

Une bulle percée?

Pour l’instant, il est impossible de savoir comment la COVID-19 a pu s’inviter dans l’ÉEP. Tous les joueurs et membres du personnel des équipes impliquées ont été testés le mardi 26 janvier et les résultats ont été acheminés à la LHJMQ le lendemain et le surlendemain. Dans le cas des Tigres, les résultats sont arrivés le mercredi soir et ils étaient tous négatifs.

Tout le monde a de nouveau subi un test le samedi 30 janvier au matin, et c’est à ce moment que le premier cas chez l’équipe des Bois-Francs a été détecté.

Il existe donc plusieurs possibilités: le premier joueur infecté pourrait avoir contracté la COVID-19 à l’intérieur de la bulle de Chicoutimi, mais il pourrait aussi en avoir été porteur lors de son test du mardi, sans que ce soit détecté.

«Une fois infecté, ça prend un certain nombre de jours pour avoir une quantité suffisante du virus pour que le test détecte un signal. C’est un test très sensible et habituellement, ça ne prend pas une quantité monstrueuse du virus pour être détecté, mais il faut quand même lui laisser une chance de se reproduire», mentionne le virologue et professeur au département des sciences biologiques à l’UQAM Benoit Barbeau.

À ses yeux, le cas des Tigres est un autre exemple que le risque zéro n’existe pas, même lorsque des mesures strictes sont imposées.

«En ce moment, si vous êtes situé à 2 mètres de quelqu’un, que vous portez chacun votre masque et que l’autre personne est infectée, les chances sont minces que vous le soyez aussi, mais je ne peux pas vous garantir que vous ne le serez pas. Même si on prend les précautions nécessaires, il y a toujours une possibilité, aussi minime soit-elle.»

En attente de la Santé publique

Jusqu’à maintenant, le protocole établi par la LHJMQ en matière d’environnement protégé avait fonctionné. La ligue attendra maintenant de connaître les conclusions de l’enquête épidémiologique de la Santé publique avant de tirer quelconque conclusion, a mentionné le directeur des communications du circuit, Maxime Blouin.

Les Tigres devaient être les hôtes d’un événement en environnement protégé du 12 au 18 février prochain. Aucune décision n’avait été prise à savoir ce qu’il adviendrait de cet événement auquel les Voltigeurs de Drummondville, l’Océanic de Rimouski et le Drakkar de Baie-Comeau devaient également participer.

Quant aux «Sags», ils ne pourront vraisemblablement pas prendre part à celui prévu à Québec lors des mêmes dates.