Crédit : AFP

NFL

Tom Brady rend hommage à... Bill Belichick

Publié | Mis à jour

Le Super Bowl est né en 1966, bien avant Tom Brady. Pourtant, le légendaire quart-arrière aura pris part, au terme du duel de dimanche prochain face aux Chiefs, à 18 % des éditions de la grande finale du football américain.

C’est une proportion tout simplement inimaginable et celui qui continue de s’abreuver à la fontaine de jouvence n’entrevoit pas la fin de son abonnement perpétuel au match ultime.

Le pivot des Buccaneers en a vu d’autres, mais le Super Bowl LV s’annonce unique en son genre. En temps de pandémie, Brady l’a vite constaté en prenant place à sa séance d’entrevue par visioconférence, lundi, plutôt que d’être entouré de milliers de micros.

«Qu’est-ce qui se passe avec cette folle journée des médias? Je suis assis tout seul dans une chambre devant un écran!», a fait remarquer en souriant celui qui vit sa dixième semaine du Super Bowl en carrière, mais sa première dans un environnement protégé.

Au-delà de cette particularité dont plusieurs joueurs ne se plaindront pas, Brady se sent toujours aussi privilégié. À 43 ans, il vient de lancer 40 passes de touché, son plus haut total depuis 2007. Il a aussi accumulé 4633 verges, un sommet personnel depuis 2012.

«Ce n’est pas à propos de ce que je fais, mais de ce que nous faisons. J’ai choisi un sport d’équipe pour cette raison. Les grands moments, c’est avec mes coéquipiers que j’aime les vivre. L’important, ce n’est pas moi, Tom Brady. L’important, c’est nous, les Bucs, et ce que nous pouvons accomplir», a tenu à rappeler le propriétaire de six bagues du championnat.

Pas d’amertume

Brady se dit bien sûr reconnaissant d’avoir pu amorcer un nouveau chapitre de sa longue carrière à Tampa, après 20 ans en Nouvelle-Angleterre.

Il devient le quatrième quart-arrière dans l’histoire à conduire une deuxième équipe au Super Bowl. Pendant ce temps, ses anciennes amours, les Patriots, n’ont pas su se qualifier en séries.

Si certains se plaisent à affirmer que l’infatigable quart-arrière a prouvé hors de tout doute que les succès répétés de son ancienne organisation reposaient sur lui plutôt que sur l’entraîneur-chef Bill Belichick, il s’agit là d’un débat futile dans lequel Brady n’entend pas tomber.

«J’ai une très bonne relation avec lui. Je suis incroyablement reconnaissant de ce qu’il m’a apporté dans la vie comme entraîneur. J’ai passé deux décennies là-bas et je n’aurais jamais pu accomplir ce que j’ai accompli sans son soutien et ses enseignements. Il a été pour moi un excellent mentor et entraîneur. J’en ai eu plusieurs dans ma vie, mais il est au sommet de la liste», a dit Brady avec une classe qui l’honore.

Pas de retraite en vue

Quant à ceux qui en ont déjeuné, dîné et soupé de voir Brady persécuter le reste de la ligue, il semble qu’il faudra continuer de s’y faire. À plusieurs reprises dans les dernières années, il a évoqué l’idée de jouer jusqu’à 45 ans comme objectif réaliste.

Lundi, quand une journaliste lui a demandé s’il envisageait désormais de jouer encore plus longtemps, Brady n’a pas hésité une seconde.

«C’est une option que je considérerais, assurément! On ne sait jamais quand le moment d’arrêter arrivera et ça reste un sport de contact. Il faut être dévoué à 100 %», a lancé celui qui est lié aux Buccaneers par contrat jusqu’à la fin de la saison prochaine.

«La seule chose qui explique pourquoi j’en suis rendu là aujourd’hui, c’est les gens que j’ai eu la chance d’avoir dans ma vie. Des entraîneurs, des coéquipiers, ma famille, mes amis... C’est un travail d’équipe depuis des années sur le terrain et en dehors», a-t-il louangé.

Pour l’instant, Brady continue de surveiller minutieusement son alimentation, il s’entraîne comme un débutant affamé et il performe à un haut niveau. La retraite, c’est pour les vieux. Pas pour les jeunes fleurs de 43 printemps.