Larouche et Jean à Porto Rico

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Boxe

Jean Pascal au gymnase tous les jours

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Stéphan Larouche et son protégé Jean Pascal poursuivent leur camp d’entraînement à Porto Rico, mais ils ne connaissent toujours pas la date du combat revanche contre Badou Jack.

Et la raison est simple. Au départ, le combat Pascal-Jack II faisait partie de la sous-carte du duel d’exhibition entre Floyd Mayweather fils et l’influenceur Logan Paul, qui devait être présenté le 20 février.

Toutefois, pour une raison obscure, cet affrontement a été repoussé dans les derniers jours. La nouvelle date de ce gala n’a pas encore été fixée. Cela oblige Pascal à patienter encore.

«Nous sommes ici [Porto Rico] depuis la mi-décembre, explique Stéphan Larouche au "Journal de Montréal". On ne voulait pas se faire prendre les culottes baissées. »

«On va ajuster notre camp en fonction de la prochaine date qu’on va avoir. On vit dans le moment présent.»

C’est pour cette raison que le champion régulier WBA des mi-lourds n’a pas été en mesure de participer à l’émission «Big Brother Célébrités».

Athlète spécial

Le camp de Pascal se déroule rondement. Le boxeur de 38 ans a une discipline militaire avec deux entraînements quotidiens.

«On fait surtout du travail de base, explique Larouche. Je dois dire que Jean est très impressionnant.

«Avec Éric Lucas, c’est l’athlète le plus fort mentalement que j’ai eu sous ma gouverne. La tête est la remorque de son corps. C’est ce qui nourrit sa motivation. Il est ouvert aux changements dans sa routine. Il porte une attention particulière aux détails.»

Pour ce deuxième choc contre Jack, Pascal est conscient que son adversaire tentera d’apporter quelque chose de différent à la table.

«C’est sûr que Jack va apporter des ajustements par rapport au premier duel. Le fait qu’il ait boxé le 29 novembre lui donne un léger avantage parce qu’il a pu voir un peu d’action. Pour Jean, il n’est pas différent des autres boxeurs qui n’ont pas boxé depuis 10, 12 ou 15 mois.»

Pas des vacances

Pour ceux qui s’interrogent sur les mesures sanitaires à Porto Rico, elles sont aussi sévères qu’au Québec.

«Jean, moi et les partenaires d’entraînement formons une bulle familiale, précise Larouche. On demeure dans la même maison et on va au gymnase ensemble.

«Lorsque Jean s’entraîne, nous sommes seuls dans le gymnase. Avant de s’entraîner, on désinfecte tout avec un pulvérisateur d’alcool. Puis, avant de partir, on nettoie le plancher du gymnase.»

Les membres de la bulle de Pascal subissent des tests pour la COVID-19 de façon régulière. Dans les restaurants et les épiceries, le lavage des mains et la prise de température sont obligatoires. Et il y a un couvre-feu.

«Il a été à 20 heures pendant plusieurs mois. Maintenant, il est à 23 heures. La seule chose qui est différente du Québec, c’est qu’ils font des "dry week-ends", où aucune vente d’alcool n’est autorisée. C’est pour éviter les rassemblements et ça fonctionne.»