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Crédit : AFP

NFL

«Un mélange d'émotions» pour Antony Auclair

Publié | Mis à jour

L’ailier rapproché québécois des Buccaneers de Tampa Bay, Antony Auclair, participera au Super Bowl pour la première fois de sa carrière le 7 février, or, si l’ensemble de la situation le rend certainement heureux, le contexte global dans lequel le tout se déroule lui laisse un petit arrière-goût amer.

Auclair, qui a 27 ans, admet qu’il sera difficile pour sa famille et ses amis d’assister à ce moment si particulier en raison des contraintes liées à la pandémie de COVID-19.

Les deux quarantaines de deux semaines imposées aux voyageurs qui traversent la frontière canado-américaine sont tout un problème, a observé Auclair, mercredi, en entrevue à «JiC».

«Ça fait beaucoup de semaines de congé pour ceux qui travaillent dans ma famille, donc ça va être difficile pour eux de venir, a-t-il indiqué. C'est plate, on va au Super Bowl dans une année assez spéciale. C'est un peu un mélange d'émotions. On est vraiment contents, mais en même temps, on ne peut pas en profiter pleinement. C'est assez spécial.»

D’ailleurs, les célébrations suivant la victoire de dimanche dernier, à Green Bay, n’ont forcément pas été aussi longues et soutenues qu’en temps normal. Les joueurs ont célébré dans le vestiaire, dans l’avion, et puis c’était fini.

«Ça a vraiment été tranquille, a-t-il admis. C'est sûr qu'on était vraiment contents, mais le plus important s'en vient.»

Unique

L’autre élément qui rend ce Super Bowl unique, c’est que les Buccaneers le disputeront à domicile.

«C'est spécial, on va être les premiers à le vivre, a affirmé Auclair. Donc c'est quand même unique. Mais on y va un match à la fois depuis le début de la saison, donc on n'a pas parlé du Super Bowl encore!»

«On le savait que ça se passait à Tampa, mais on n'en parlait pas vraiment, a-t-il réitéré. La semaine dernière, on commençait à voir les grosses affiches du Super Bowl autour du stade, ça c'est spécial à voir. Mais là on y est. On va commencer à se préparer. C'est super excitant.»

Justement, l’essentiel du rôle actuel d’Auclair, au sein des Bucs, c’est de bien préparer ses coéquipiers. Pour l’instant, le Québécois n’est pas de la liste des 47 joueurs de la formation de départ, mais il a néanmoins des fonctions importantes à remplir étant donné qu’il fait quotidiennement partie de l’alignement régulier de 53 joueurs.

«Mon rôle, pour l'instant, c'est vraiment d'aider mes coéquipiers en pratique, à répliquer ce que les autres équipes font à ma position, a expliqué Auclair. Je vais aider notre défensive en essayant de répliquer un joueur qui me ressemble dans l'autre équipe. (...) Tant et aussi longtemps que je ne serai pas en uniforme, c'est ce que je vais faire. Mais même quand je suis en uniforme et que je joue les matchs, je fais les deux. J'ai mon rôle dans nos matchs et j'ai celui d'aider la défensive dans les pratiques.»

Pas de petit championnat

Cette finale ne sera pas la première que vit Auclair dans le monde du football. Deux fois champions de la Coupe Vanier, notamment, le natif de Notre-Dame-des-Pins a une philosophie bien claire au sujet de l’importance des différents matchs de championnat.

«Avant la coupe Vanier en 2013, je m'étais fait dire que je n'avais rien gagné auparavant, s’est-il d’abord souvenu. Mais je ne suis pas d'accord avec ça dans le sens où tous les championnats que tu vis, benjamin, juvénile, collégial, dans le moment présent, ce championnat-là est le plus important.» 

«J'ai gagné deux championnats en 2005 et 2006 avec les Tigres de Notre-Dame-de-la-Trinité au niveau benjamin, a-t-il poursuivi. À ce moment-là, c'est sûr et certain que ce championnat était le plus important. Pour moi, le Super Bowl, c'est immense, mais en 2016, quand on a gagné ma deuxième Coupe Vanier, c'était ça le plus important!»