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Patinage

«Une médaille dont je vais me souvenir longtemps»

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La médaille d’argent remportée samedi à l’occasion du premier 500 m de la Coupe du monde dans la bulle de Heerenveen a une saveur bien particulière pour le patineur de vitesse longue piste Laurent Dubreuil.

«C’est une médaille dont je vais me souvenir très longtemps en raison de l’expérience difficile qui a mené à la compétition», a confié Dubreuil, qui a signé un chrono de 34 s 650 ne cédant que 0,10 seconde au vainqueur, Dai Dai Ntab.

«Avec la préparation qu’on a eue, ça relève presque du miracle. Pour que je gagne une médaille en Coupe du monde, il fallait absolument que toutes les étoiles soient alignées. Depuis le début de ma carrière, il s’agit seulement de ma 12e médaille individuelle en Coupe du monde en plus de mes trois en Championnat mondial. On s’entend que les étoiles n’étaient pas toutes alignées cette fois-ci et cette médaille démontre où je suis rendu dans mon développement.»

L’entraîneur de l’équipe canadienne Gregor Jelonek abonde dans le même sens.

«C’est exceptionnel de monter sur le podium à ta première Coupe du monde après avoir été 60 jours sans patiner», a-t-il déclaré.

«La plus grande force de Laurent en ce moment se situe entre les oreilles. Il se sent aussi bien qu’en janvier et février dernier, quand il dominait. Il y a eu un gros déclic à ce moment-là au niveau de la confiance. Malgré les restrictions, il était gonflé à bloc cet été et il a tout donné. Depuis juin, chaque fois que nous avons été sur la glace, il n’a pas connu un seul mauvais départ. Il me disait sans arrêt que le Canada devait être présent à cet événement bulle.»

Il y croyait

Réuni avec le Néerlandais Kai Verbij au sein de la dernière paire à s’élancer, Dubreuil croyait en ses chances.

«Je trouvais les temps réalisés rapides, mais pas inatteignables, a-t-il résumé. Je croyais en mes chances. Verbij a réussi le temps d’ouverture le plus rapide, lui dont le départ est habituellement la faiblesse, et il aurait gagné, mais il est tombé dans le premier virage.»

«En toute logique, cela n’aurait pas dû être possible de terminer en 2e place, poursuit le patineur de 28 ans de Lévis, mais c’est assez incroyable ce que tu peux accomplir quand tu crois à ce que tu fais. On peut en faire beaucoup en salle et je suis dans la meilleure forme de ma vie. Ça serait illogique de penser que je viens de réussir ma meilleure course du voyage. Je n’ai pas de limites.»

En action dimanche

Dubreuil sera de retour en action, dimanche pour un deuxième 500 m, qui sera suivi d’un 1000 m. «Ça risque de faire très mal au 1000 m, a-t-il indiqué. Sur 500 m, ce n’est pas assez long pour ressentir la fatigue.»

Championne du monde en titre au départ groupé, la Franco-Ontarienne Ivanie Blondin a remporté la médaille d’argent alors que Valérie Maltais a pris le 11e rang, elle qui a été la plus rapide du groupe B sur 1500 m, ce qui lui permettra de joindre le groupe A lors de la prochaine Coupe du monde.