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Tortorella met la faute sur Dubois

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Déjà quelle n’était pas au beau fixe, la relation entre l’attaquant Pierre-Luc Dubois et l’entraîneur-chef John Tortorella ne semble jamais avoir été aussi mauvaise.

Jeudi soir, le pilote des Blue Jackets de Columbus a tout simplement laissé choir le Québécois sur le banc, lors d’un revers de 3 à 2 en prolongation contre le Lightning de Tampa Bay.   

Dubois a été limité à 3 minutes et 55 secondes lors du premier tiers et n’a plus été utilisé par la suite. Cela représente plus d’une quarantaine de minutes à attendre sur le banc...

 Après la partie, Tortorella a expliqué que la situation n’était pas de son ressort.

«Je ne prends pas vraiment de décisions en termes de minutes. C’est au joueur de me le montrer. [...] Un joueur sera sur la glace s’il joue de la bonne façon. La responsabilité incombe au joueur», a affirmé l’entraîneur, lorsqu’il était questionné sur l’utilisation de Dubois pendant sa conférence de presse.

Le pilote de 62 ans en a ajouté une couche vendredi midi, après l’entraînement des siens.

«Nous vivons et nous mourrons avec le concept d’équipe. Je n’ai pas cloué Dubois au banc à cause d’une seule présence. C’est en lien avec ce qu’il fait depuis quatre ou cinq matchs. Je dirige des athlètes, je ne vais pas permettre que notre culture change. C’est ce qui nous permet de survivre dans ce circuit, de devenir une meilleure équipe et d’accéder aux séries éliminatoires.»

Un mea-culpa

Il est connu que Dubois ne veut plus être un membre des Blue Jackets. En décembre dernier, l’attaquant de 22 ans a demandé d’être échangé. Il a tout de même signé un contrat de deux ans avec la formation de l’Ohio, dans le but de pouvoir jouer quand même en attendant une transaction.

Vendredi, le joueur de centre de Sainte-Agathe-des-Monts a reconnu qu’il ne jouait pas son meilleur hockey présentement.

«Ce n’est pas la première fois que je me fais "bencher" par Torts. Je suis conscient que je dois mieux jouer. Je veux aider l’équipe à gagner», a-t-il dit.

Donner un coup de main au club même s’il ne veut plus en faire partie, c’est le message que Dubois répète depuis qu’il a demandé d’être envoyé sous d’autres cieux.

Malgré cela, Tortorella semble en vouloir au patineur et a comparé sa situation à celle de Sergei Bobrovsky et d’Artemi Panarin. Avant le début de la campagne 2018-2019, les deux Russes avaient rencontré leurs coéquipiers pour leur dire qu’ils allaient quitter l’équipe via le marché des joueurs autonomes après la saison.

«Après cette rencontre, ils ont tout donné sur la glace, s’est souvenu Tortorella. Ce sont deux vrais professionnels. La présente situation, c’est celle d’un jeune joueur, pas celle d’un joueur autonome. C’est à lui de gérer la situation. On a été honnêtes avec lui, on a eu cette rencontre. Le reste lui appartient sur la glace.»

En cinq matchs en 2020-2021, Dubois a été limité à un seul but, lui qui a passé un peu plus de 14 minutes sur la patinoire en moyenne par rencontre.

L’an passé, le Québécois a été le meilleur pointeur des Jackets. Il avait touché la cible à 18 reprises et fourni 31 aides pour 49 points en 70 parties.