Boxe

Marie-Ève Dicaire veut faire taire ses détracteurs

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Marie-Ève Dicaire n’a pas mis les pieds dans un ring depuis le 23 novembre 2019 et la native de St-Eustache trépigne d’impatience de croiser le fer avec Claressa Shields.

Dans une longue et généreuse entrevue accordée à JiC, la championne des super mi-moyens de l’IBF s’est montrée confiante de l’emporter au Michigan le 5 mars prochain.

«Elle est deux catégories de poids supérieures à moi. Elle a des mains excessivement rapides, mais plus je la regarde, plus je vois des failles», a expliqué Dicaire, qui fera face à son plus grand défi en carrière.

«De savoir que les pronostics sont contre moi, que je suis la sous-estimée, c’est comme si tout le monde me disait : ‘’t’es pas game’’. Et ça, vous n'avez aucune idée de l’énergie que ça me donne», a lancé Dicaire.

Si elle l’emporte contre Shields, la Québécoise mettra la main sur les titres WBO, WBC et WBA des poids super-mi-moyens, «l’accomplissement ultime» pour Dicaire, qui ne vise rien de moins que le titre unifié.

Vivre de son art

Dans la vie, l’argent est un sujet tabou, mais plusieurs savent que les boxeurs et boxeuses ne peuvent vivre et payer les comptes avec la boxe.

Le cas le plus connu est celui de Kim Clavel qui est infirmière en plus de se battre professionnellement.

Dicaire s’est ouverte sur la réalité financière des boxeurs.

«Ma première bourse c’était 600$. Je le jure sur la tête de ma mère. Un boxeur qui débute, à moins que ce soit un champion olympique, ça dépasse rarement les 1000$», a avoué la Québécoise.

Si elle peut vivre maintenant de son art, Dicaire avoue avoir jonglé avec le travail et la boxe à ses débuts. «J’ai ouvert mon école de karaté quand j’avais 19 ans. Je l’ai gardée ouverte pendant 12 ans de temps et je dirais jusqu’au moment où je suis devenue championne NABF, je vivais de mon école de karaté et de la boxe en parallèle.»

«Lorsque je suis devenue championne du monde, j’ai dû me poser la question : ‘’si je veux que ma carrière prenne une proportion différente, si je veux faire ça à temps plein, est-ce que je peux me permettre de travailler autant?’’. La réponse était non.

«Financièrement c’était difficile, c’est grâce à des commanditaires que j’ai pu me consacrer uniquement à mon sport. Les bourses en début de carrière, homme ou femme, elles ne sont pas élevées.»

Voyez l’entrevue complète de Marie-Ève Dicaire dans la vidéo ci-dessus.