SPO-ROGER SAMSON

Crédit : PIERRE-YVON PELLETIER / LES ARCHIVES / LE JOURNAL DE MONTREAL

Club de foot Montréal

Un historique de l’identité du soccer montréalais

Publié | Mis à jour

Avant même de s’appeler Club de Foot de Montréal ou même l’Impact, l’équipe de soccer qui représente la métropole québécoise est passée par divers noms.

Si la famille Saputo a vraiment mis sur pied un club d’envergure sur l’île il y a près de 30 ans, le soccer a connu ses premiers balbutiements professionnels au Québec dans les années 1970.

Le premier club, fondé en 1971, s’appelle alors l’Olympique de Montréal, dans la pure tradition des grandes équipes françaises comme l’Olympique de Marseille ou l’Olympique de Lyon. Sam Berger, aussi propriétaire des Alouettes, avait visiblement prédit le futur, puisque la ville québécoise allait héberger les Jeux olympiques en 1976.

Et le Stade n’était pas même encore bâti... La première pierre a été posée en 1973, la même année de la disparition de l’Olympique.

En 1981 apparait ensuite le Manic. Nouveau nom et nouvelles couleurs (le bleu et le blanc) ont marqué cette nouvelle mouture du club montréalais. Le nom provient de l’imposante centrale hydroélectrique Manic-5, qui est basée sur la rivière Manicouagan. Bref, un produit typiquement québécois.

Vint ensuite le Supra de Montréal, qui a été en activité de 1988 à 1992. Peu de détails sont connus sur l’origine de ce nom. En latin, le mot «supra» est un préfixe qui signifie «au-dessus» ou «au-delà». À l’époque c’était également le magasin montréalais Sportec Super qui confectionnait les maillots bleu, blanc et rouge de l’équipe.

C’est ensuite que la famille Saputo a pris les rênes de la formation et l’a renommée l’Impact. En conférence de presse jeudi, le président Kevin Gilmore a indiqué que Joey Saputo avait choisi ce nom puisqu’il voulait véritablement avoir un impact sur la communauté.

Avec le Club de Foot de Montréal - CF Montréal pour les intimes - les dirigeants ont voulu entrer dans la cour des grands. Le nom pourrait ne pas plaire aux anglophones, mais il donne une touche internationale à l’équipe en s’éloignant des dénominations à consonance nord-américaine.