Crédit : AFP

NFL

10 histoires à surveiller en deuxième ronde des séries

Publié | Mis à jour

Place à l’un des beaux week-ends de l’année dans la NFL. 

Les gros canons, en congé la semaine dernière, embarquent à leur tour dans les séries éliminatoires. Les champions en titre, les Chiefs, ainsi que les Packers, avec le présumé joueur par excellence du circuit cette saison, Aaron Rodgers, sont en mission. 

Les survivants du premier tour la semaine dernière sont toutefois des rivaux sérieux et tous se battront pour l’une des quatre places dans les finales de conférence. Question de se préparer à une solide fin de semaine de football, Le Journal vous propose 10 histoires à surveiller au deuxième tour des séries.

«PETITS VIEUX» À L’HONNEUR

Ce vendredi, Drew Brees souffle 42 bougies. De son côté, son rival dimanche soir, Tom Brady, est âgé de 43 ans. L’âge combiné de 85 ans entre les deux quarts-arrières sera le plus haut total de l’histoire entre deux opposants. Plus tôt cette semaine, Brady a abordé la situation avec humour lorsqu’il a publié sur les réseaux sociaux une photo truquée de Brees et lui en vieillards. Le précédent record en séries est survenu il y a deux ans quand Brady et Philip Rivers s’étaient croisés, pour un total de 78 longues années entre les deux. En incluant le duel universitaire entre Michigan et Purdue en 1999, il s’agira de la neuvième fois que les deux vétérans se croisent sur un terrain. Brady, depuis qu’il est un membre des Buccaneers, n’a toujours pas eu raison de Brees.

DES HABITUÉS

Les Packers établissent un record dans la NFL en prenant part à un match de séries pour une 34e année. Ils surpassent ainsi la marque de 33 années qu’ils détenaient avec les Cowboys. Ces mêmes Packers font partie des huit finalistes pour une 17e fois. Les Rams, qui les affrontent, se retrouvent pour leur part dans le groupe des huit pour une 14e fois. Pour les Packers, 15 de ses 17 présences sont survenues depuis 1990, comme quoi les belles années de succès ininterrompus entre Brett Favre et Aaron Rodgers ont gâté les partisans. Du côté des Rams, seulement cinq de leurs 14 présences au deuxième tour des séries ont eu lieu dans les 30 dernières saisons.

DEUX ÉQUIPES EN FEU

Samedi soir, les Ravens et les Bills pourraient potentiellement offrir le meilleur duel de la fin de semaine. Les deux équipes sont littéralement en feu. Les Ravens comptent six victoires de suite, contre sept pour les Bills. Les Bills devront résister aux assauts terrestres de Baltimore. Les Ravens ont en effet enregistré une moyenne astronomique de 296,3 verges au sol lors de leurs trois derniers matchs en incluant la semaine dernière. C’est tout simplement hallucinant! On parle beaucoup des exploits de Lamar Jackson, mais le porteur recrue J.K. Dobbins n’est pas un figurant, lui qui a inscrit au moins un touché à chacun de ses sept derniers matchs. Parmi les recrues dans l’histoire, seul Maurice Jones-Drew a fait mieux avec huit matchs de suite, en 2006.

L’ÉLÈVE ET LE MAÎTRE

En 2017, les Rams causaient une surprise de taille en embauchant un jeune et brillant esprit offensif pour devenir leur nouvel entraîneur-chef, Sean McVay. Celui-ci embauchait ensuite son bon ami Matt LaFleur pour devenir son premier coordonnateur offensif. Depuis, LaFleur a gradué et est devenu le pilote à succès des Packers, avec deux saisons consécutives de 13 victoires. C’est la confrontation classique de l’élève contre le maître, même si dans ce cas précis, l’élève a sept ans de plus que le maître! D’autres entraîneurs qui seront opposés en fin de semaine vivront en quelque sorte des retrouvailles. Dans le duel entre Ravens et Bills, il faut savoir que les deux entraîneurs John Harbaugh et Sean McDermott ont évolué à Philadelphie sous les ordres d’Andy Reid, de 1999 à 2007. Kevin Stefanski, qui dirige les Browns, a quant à lui débuté comme stagiaire sous les commandes de Reid et les deux s’affrontent.

LES LOCAUX FAVORIS

La semaine, on vous mentionnait que l’avantage du terrain au premier tour des séries n’en était clairement pas un dans les dernières années. La preuve, c’est que quatre équipes visiteuses (Rams, Buccaneers, Ravens et Browns) l’ont emporté. Cette semaine, les quatre équipes locales (Packers, Bills, Chiefs et Saints) sont établies comme favorites et la tendance des dernières années donne clairement raison aux preneurs aux livres. Lors des sept dernières années, les équipes locales ont maintenu un dossier éloquent de 22-6 au deuxième tour des séries. En temps de COVID avec des stades dégarnis, il faudra voir si l’avantage sera aussi marqué. Samedi, Il n’y aura que 6000 partisans admis à Green Bay, tandis qu’une foule similaire de 6700 personnes est attendue à Buffalo. Dimanche, les Chiefs joueront devant 16 000 partisans, tandis que 3000 supporteurs seront admis à La Nouvelle-Orléans.

LE RETOUR DE HUNT

En 2017, les Chiefs faisaient du porteur de ballon Kareem Hunt leur choix de troisième ronde. À sa saison recrue, il a vite fait sensation en terminant premier à sa position avec 1327 verges au sol. Puis, en 2018, tout s’est effondré quand une vidéo de lui qui s’en prenait physiquement à une femme a surgi. Les Chiefs l’ont libéré et quelques mois plus tard, les Browns lui donnaient une deuxième chance. À quelques jours de l’affrontement face à ses anciennes amours, Hunt a indiqué qu’il en faisait une «affaire personnelle». Même s’il partage le champ-arrière avec Nick Chubb, Hunt a inscrit deux touchés en première ronde dimanche dernier.

LA CLASSE DE 2018

La fin de semaine des séries qui s’amène, c’est aussi celle qui valide les décisions de trois équipes quant au choix de leur quart-arrière de franchise, au repêchage de 2018. Il y a trois ans, les Browns avaient jeté leur dévolu sur Baker Mayfield au tout premier rang. Au même repêchage, les Bills avaient opté pour Josh Allen avec le septième choix. Ce dernier a transporté les Bills en séries lors des deux dernières saisons. Les Ravens ont aussi eu la main heureuse avec Lamar Jackson, au 32e et dernier rang de la première ronde. Il s’agira de la deuxième fois seulement que trois quarts-arrières issus d’une même cuvée se retrouvent au deuxième tour des séries. L’autre fois, c’était en 2008, avec Eli Manning, Philip Rivers et Ben Roethlisberger, de la classe de 2004.

PREMIERS CONTRE PREMIERS

Cette saison, les Packers ont été les premiers à l’offensive en termes de points par match, avec une moyenne de 31,8. De leur côté, les Rams ont été les premiers en défensive pour les points accordés, avec une moyenne de 18,5 par rencontre. Il s’agira du huitième duel éliminatoire entre l’attaque et la défensive numéros un de la NFL depuis 1990. À ce jour, l’équipe qui présentait la meilleure défensive a remporté quatre des sept premiers duels. Les Rams, avec des joueurs étoiles en défensive comme Jalen Ramsey et Aaron Donald, n’ont pas dit leur dernier mot même s’ils sont négligés.

PRISE 2!

Si le duel de dimanche entre les Browns et les Chiefs est à l’image du duel de 2016 entre Baker Mayfield et Patrick Mahomes, les feux d’artifice seront au rendez-vous. À l’époque, les deux quarts-arrières œuvraient sur la scène universitaire ; Mayfield à Oklahoma et Mahomes à Texas Tech. Dans un affrontement ridiculement offensif, qui s’était soldé par la marque de 66-59 en faveur d’Oklahoma, Mayfield avait lancé sept passes de touchés et accumulé 545 verges. Mahomes, ne voulant pas être en reste, avait pour sa part lancé cinq passes de touchés et amassé 734 verges. Ah, Mahomes avait aussi couru pour 85 verges et deux autres touchés. Non, il n’y a aucune faute de frappe dans ces statistiques intergalactiques...

LES ÉQUIPES DE DORSEY

La rencontre entre les Browns et les Chiefs sera particulière pour l’ancien directeur général John Dorsey. Par un drôle de hasard, il a été DG des Chiefs de 2013 à 2016 et des Browns de 2017 à 2019. Il est donc en partie l’architecte de ces deux équipes. Pour les Chiefs, il a supervisé des repêchages cruciaux qui ont permis de mettre la main sur Travis Kelce et Eric Fisher (2013), ainsi que Chris Jones, Tyreek Hill et Demarcus Robinson (2016), en plus de plusieurs autres gros noms qui ont par la suite servi de monnaie d’échange. Avec les Browns, les Myles Garrett, Baker Mayfield, Nick Chubb et Denzel Ward, entre autres, ont été sélectionnés sous sa gouverne. Pourquoi, déjà, il n’a plus d’emploi celui-là?