Canadiens de Montréal

Byron impassible devant les rumeurs

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Il y a deux vieux loups dans la bergerie. Les deux loups ont pour nom, Corey Perry et Michael Frolik. La bergerie, dans un langage de hockey, se traduit par l’équipe des réservistes. 

Paul Byron connait cette réalité. Il n’a pas besoin d’un dessin pour comprendre que Perry et Frolik chercheront à gagner leur poste au sein du douze partants chez le Tricolore. Voyez le point de presse de Byron dans la vidéo ci-dessus. 

Cette congestion sur les ailes n’empêche toutefois pas le petit ailier droit de 5 pi 9 po et 165 lb de dormir.

«Ce sont de bons joueurs. Mais ça ne change pas à la pression, a dit Byron. C’est la LNH, chaque jour tu dois te prouver. Ce que tu as fait dans le passé ne compte pas. Il y a toujours quelqu’un qui veut prendre ta place, ton travail. C’est la vie dans la LNH. Quand j’étais plus jeune, je voulais aussi voler la place d’un autre joueur.»

Byron, qui porte un «A» sur son chandail, n’est pas plus nerveux en raison de la création d’une équipe de réserves (taxi squad) pour cette année.

«Non, je ne pense pas à ça. C’est le boulot du coach et de Berge (Bergevin). Je me concentre sur mon jeu et je veux être le meilleur joueur possible tous les jours. J’essaie d’être prêt pour le premier match. Il y a une bonne chimie avec Artturi et Jake. Nous pouvons devenir un très bon trio. Je me concentre sur les choses sur la glace. Je peux seulement contrôler la façon dont je joue.»

Loin des rumeurs  

Avec un salaire de 3,4 millions pour les trois prochaines années, Byron pourrait devenir un candidat à une transaction afin de libérer de l’espace sous le plafond salarial. Encore une fois, cette situation est très loin de le perturber.

«Je n’ai pas entendu les rumeurs, a-t-il répliqué. Les choses hors glace, ce n’est pas à moi de décider. Je ne perds pas du temps à penser à ça. Je veux aider l’équipe à gagner des matchs. Je suis excité d’être ici, on a tellement une bonne équipe. Je veux participer aux séries, je veux avoir la chance de gagner la Coupe Stanley.»

Encore le 4e trio  

À 31 ans, Byron en sera à une sixième saison avec le CH. Techniquement, il participe à son cinquième camp puisqu’à sa première année, Marc Bergevin l’avait réclamé au ballottage des Flames de Calgary à la toute fin du camp. C’était le 6 octobre 2015.

À cette époque, Byron avait eu à se battre pour faire sa place au sein de l’équipe. Six ans plus tard, c’est encore la même histoire. Mais cette fois, il veut protéger ses acquis.

«Ça ne change rien pour mon rôle. C’est mon 5e camp avec le CH et j’ai toujours commencé au sein du 4e trio. Je peux jouer n’importe où et peu importe à gauche ou à droite. Je jouerai mon jeu, je suis un bon patineur, je suis bon en échec-avant et j’aide en infériorité numérique.»