Canadiens de Montréal

Drouin respire la confiance

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En connaissant des séries éliminatoires productives, Jonathan Drouin a ravivé l’espoir des partisans qui souhaitaient voir en lui l’une des principales locomotives du Canadien lorsque Marc Bergevin a fait son acquisition en retour du prometteur Mikhail Sergachev.

Dans la bulle torontoise, l’attaquant de 25 ans avait récolté sept points, dont six mentions d’assistance, en 10 rencontres. À deux jours du début de la saison, est-ce le genre de performance à laquelle on peut s’attendre de sa part?

Voyez le point de presse de Jonathan Drouin dans la vidéo ci-dessus.   

«S’il n’avait pas été blessé l’an dernier, peut-être aurait-on vu le Jonathan Drouin que tout le monde veut voir. Si je me fie au début de saison qu’il avait connu, c’est la question qu’on peut se poser, a indiqué Claude Julien, dans son point de presse virtuel quotidien. On ne le sait pas, mais on espère que ce sera le cas cette année.»

L’entraîneur du Canadien fait ici référence aux 15 points en 18 matchs que son protégé avait récoltés avant de subir une blessure à un poignet, le 15 novembre, à Washington. Une blessure qui avait nécessité une opération et l’avait tenu à l’écart du jeu pendant près de trois mois.

«Les blessures, c’est quelque chose que tu ne peux pas contrôler. Quand je suis revenu (le 8 février), on était très avancé dans la saison. J’étais en retard. C’était difficile de m’adapter, a raconté Drouin. Je dois avoir le même début de saison que l’an dernier, être constamment sur la rondelle, bouger mes pieds. Quand je le fais, ça va bien.»

Gonflé à bloc par sa tenue en séries, Drouin piaffait d’impatience en attendant l’annonce de la reprise des activités.

Bien sûr, un camp d’entraînement n’est garant de rien. Toutefois, depuis que Drouin et ses coéquipiers sont de retour à Brossard, on le sent affamé. Il démontre beaucoup d’intensité. Lors des matchs simulés, on a pu observer sa créativité.

«On aime son camp. Il va bien depuis le premier jour, a observé Julien. On espère qu’il puisse rester en santé et qu’il nous donne le même genre de performance qu’en séries.»

La dimension Anderson 

Ces quelques semaines passées dans la Ville-Reine lui avaient également permis de développer des affinités avec Nick Suzuki. Une complicité que les deux athlètes continuent d’enrichir depuis le début du camp.

À leurs côtés, les deux patineurs misent désormais sur un atout supplémentaire: la présence de Josh Anderson, un ailier droit aussi imposant que rapide.

«On devient maintenant une unité à trois joueurs. Ce n’est plus seulement Nick et moi. Andy amène une dimension physique, mais il peut jouer au hockey. Il est très rapide», a mentionné Drouin.

Ce dernier souligne que l’arrivée d’Anderson permettra à Suzuki et lui de bénéficier d’options supplémentaires en attaque.

«Il peut transporter la rondelle, la protéger et jouer avec elle dans les coins. On ne sera pas obligé de toujours essayer d’entrer en zone adverse en possession de la rondelle. Si on est bloqué à la ligne bleue, on pourra l’envoyer profondément de son côté. Avec sa vitesse et son gabarit, il pourra aller la récupérer et amorcer des jeux.»