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NFL: voici 10 histoires à surveiller en première ronde des séries

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La NFL, malgré les embûches liées à la COVID-19, est finalement parvenue à passer à travers le calendrier régulier. Il faut maintenant en faire autant avec les séries éliminatoires, qui débutent demain avec un nouveau format qui offrira, pour une première fois, six duels au premier tour. 

Pas moins de sept équipes qui n’étaient pas au rendez-vous l’an dernier, soit les Bears, les Browns, les Buccaneers, les Colts, les Rams, les Steelers et l’équipe de Washington, se pointent dans la danse. Les matchs sont désormais sans lendemain et c’est le premier pas vers le Super Bowl 55, qui sera présenté à Tampa, le 7 février prochain. Pour vous mettre en appétit, voici 10 histoires à surveiller en fin de semaine.

1) De vieux routiers

S’il y a un aspect qui caractérise les quarts-arrières en vedette dans les séries qui s’amorcent, c’est certainement leur vaste expérience. Tom Brady a beau en être à sa première saison avec les Buccaneers, il s’amène avec une feuille de route de 41 matchs en séries (30-10), à 43 ans bien sonnés. Son adversaire Alex Smith, 36 ans, a pour sa part disputé sept matchs éliminatoires (2-5). Philip Rivers est aussi une «recrue» avec les Colts, mais il a 39 ans avec un bagage de 11 matchs en séries (5-6). C’est également le retour d’un autre routier en séries, Ben Roethlisberger, avec les Steelers, du haut de ses 38 ans (fiche de 13-8 en séries). Et que dire des jeunesses éternelles Drew Brees, des Saints, à 41 ans (8-8 en séries) ainsi qu’Aaron Rodgers, des Packers, à 37 ans (11-8 en séries)? Qui a dit qu’il fallait être jeune pour être dominant?

2) La situation des Browns

Juste au moment où on s’imaginait que les Browns goûtaient enfin au bonheur, voilà que la COVID-19 frappe leur équipe tout juste avant les séries. L’entraîneur-chef Kevin Stefanski est touché et ne pourra donc diriger son équipe dimanche. D’autres membres du personnel d’entraîneurs étaient encore en isolement durant la semaine et leur présence demeure incertaine. C’est le coordonnateur offensif Alex Van Pelt qui décidera des jeux en l’absence de Stefanski. Parmi les joueurs touchés, le garde étoile Joel Bitonio sera absent. Il est le joueur avec le plus d’ancienneté chez les Browns et a vécu les misérables saisons de 0-16 et 1-15. Le moment qu’il aurait enfin dû vivre, avec son équipe en séries, lui est enlevé.

3) Des rivaux familiers

Parmi les matchs du week-end, quelques-uns opposeront des équipes qui sont plutôt familières. Les Steelers et les Browns sont en effet rivaux de division depuis les années 1950, mais étrangement, il s’agira seulement d’un troisième duel éliminatoire dans leur longue histoire. D’ailleurs, les Browns, dont la plus récente qualification remontait à 2002, ont justement disputé ce dernier match éliminatoire face aux Steelers, une défaite de 36-33 à Pittsburgh. Les Seahawks et les Rams sont aussi des rivaux de division, mais ils ne se sont pas croisés en séries depuis 2005. Dans les autres rencontres, les Titans et les Ravens, sans être dans la même division, offriront un match revanche des séries de l’an dernier, quand les Titans avaient causé une surprise de taille. Les autres matchs entre Colts et Bills, Buccaneers et Washington, ainsi que Bears et Saints, sont des rivalités moins naturelles.

4) Interminable attente

C’est connu, les Browns ont dû patienter 18 ans avant de savourer enfin leur présence en séries. Mais il y a pire! Pour leur dernière victoire en séries, il faut remonter à la saison de 1994. Remarquez qu’ils ne sont pas seuls à vivre une longue disette. Les Bills, même s’ils goûtent aux séries pour la troisième fois en quatre ans, n’ont pas vécu une victoire éliminatoire depuis la saison de 1995. Les Buccaneers, pour leur part, sont en séries pour la première fois depuis 2007, mais n’ont pas triomphé dans le tournoi de janvier depuis leur conquête du Super Bowl, au terme de la campagne de 2002. À Washington, la dernière victoire en séries remonte à 2005. Pour les Bears, il y a maintenant 10 ans qu’il n’y a pas eu de célébrations en séries. C’est bien long pour tous ces aspirants!

5) Une route difficile

Le nouveau format des séries fait en sorte que seulement deux équipes, celles semées au premier rang de chaque conférence (Chiefs et Packers), bénéficient d’un congé au premier tour. Même les équipes qui s’en sortiront avec la victoire demain et dimanche ne sont pas au bout de leurs efforts. La dernière fois qu’une équipe est passée par le premier tour éliminatoire pour ensuite aller remporter le Super Bowl, c’est en 2010, quand les Packers ont fait le coup. Seulement cinq autres équipes qualifiées à titre de «meilleurs deuxièmes» ont remporté le match ultime, soit les Giants (2007), les Steelers (2005), les Ravens (2000), les Broncos (1997) et les Raiders (1980).

6) Retour de l’enfant prodigue

Il fut un temps où l’entraîneur-chef actuel des Colts, Frank Reich, était le quart-arrière réserviste des Bills, équipe qu’il s’apprête à affronter demain. Reich avait vécu à Buffalo l’un des grands moments de l’histoire des Bills quand il avait été appelé à remplacer Jim Kelly dans un match de séries face aux Oilers de Houston, le 3 janvier 1993. Les Oilers s’étaient dotés d’une avance de 35-3 au troisième quart quand Reich avait guidé les Bills dans la plus grosse remontée de l’histoire, pour signer un improbable gain de 41-38. Il avait lancé quatre passes de touchés en deuxième demie. Le pilote des Colts vivra-t-il un autre moment de gloire inattendu?

7) Conférence dominante

Les représentants de la conférence américaine ont remporté cinq des six derniers Super Bowl et cette année, il s’agit encore une fois, en apparence, de la conférence dominante. Pour la deuxième fois seulement depuis la fusion de la NFL en 1970, toutes les équipes qualifiées dans cette conférence revendiquent au moins 11 victoires. Voilà qui ne s’était pas produit depuis 1980. Au contraire, dans la conférence nationale, Washington se présente en séries avec une fiche perdante (7-9) tandis que les Bears jouent pour ,500 (8-8). Il s’agit toutefois d’obtenir son billet et le reste ne compte plus. Tout peut arriver.

8) Quel avantage?

Il a été évoqué à quelques reprises cette saison que l’avantage du terrain en temps de pandémie et de stades dégarnis n’a plus le même lustre qu’auparavant. Durant la saison qui vient de prendre fin, les équipes hôtesses ont montré un bilan de 128-127-1. Rien de convaincant. Le moins que l’on puisse dire est que l’avantage du terrain lors de la première ronde des séries dans les dernières années est tout simplement inexistant. Depuis les séries de 2017, les équipes visiteuses montrent un dossier de 8-4 lors de ce premier tour. Ce week-end, moins de 7000 spectateurs sont attendus à Buffalo. À Pittsburgh, on évoque une foule maximale de 5000 personnes. Il y aura aussi quelques milliers de supporteurs des Titans à Nashville. Sinon, ce sera le calme plat.

9) La course en vedette

Si les attaques aériennes explosives ont pris le plancher dans les dernières années, le jeu au sol n’est pas mort pour autant. Des 14 équipes qui ont obtenu leur place en séries, pas moins de huit figurent parmi les 12 meilleures à la course, à travers la ligue. Le duel opposant les Ravens (191,9 verges par match) aux Titans (168,1 verges par match) mettra d’ailleurs en vedette les deux meilleures attaques au sol du circuit. Les Browns sont quant à eux troisièmes au sol, tandis que les Saints occupent le sixième rang. Les Packers, qui ne sont pas en action ce week-end, sont deux rangs plus loin, tandis que les Rams, les Colts et les Seahawks se classent 10es, 11es et 12es. Ça risque de cogner dur dans les prochaines semaines.

10) Gare à Washington!

L’équipe de Washington a fait beaucoup jaser parce qu’elle s’est frayé un chemin en séries grâce à la moribonde division est de la conférence nationale. Sauf qu’il ne faudrait surtout pas que les Buccaneers prennent leurs rivaux à la légère. À deux reprises seulement auparavant, des équipes ont remporté leur division malgré une fiche négative, soit les Seahawks de 2010 (7-9) et les Panthers de 2014 (7-8-1). Les deux équipes avaient contre toute attente renversé leurs adversaires au premier tour. N’oublions jamais non plus que les Broncos de 2011, avec une fiche de 8-8 et un certain Tim Tebow aux commandes, avaient aussi remporté leur duel de premier tour.