Canadiens de Montréal

Une bonne relation cruciale entre Carey Price et Jake Allen

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Jake Allen n’avait jamais porté un autre uniforme que celui des Blues de St. Louis. À 30 ans, le Néo-Brunswickois s’adapte maintenant à une autre réalité avec une nouvelle équipe, une nouvelle ville et un nouveau partenaire en Carey Price.

Signe de ses premiers pas avec le Canadien, Allen ne maîtrise pas encore la prononciation des noms de ses coéquipiers. Il a bégayé un brin en parlant de Jesperi Kotkaniemi. Sa langue a fourchu sur le nom de famille du Finlandais.

Voyez le point de presse de Jake Allen dans la vidéo ci-dessus.

On pardonnera à Allen. Avant lui, plusieurs joueurs, entraîneurs et journalistes ont rebaptisé Kotkaniemi. Il y a toutefois un élément important qu’on devait retenir. Le numéro 34 a déjà compris que son jeune coéquipier possède un puissant tir des poignets.

«Dans l’Ouest, je n’affrontais pas souvent le CH, a rappelé Allen. J’ai écarquillé les yeux à quelques reprises depuis le début du camp. Kotkaniemi m’a impressionné. Le tir de Kotkaniemi est à un autre niveau. Il a un tir vraiment puissant des poignets. Je ne prononce même pas encore bien son nom. Parmi les autres joueurs, j’ai aussi remarqué les tirs de Nick Suzuki et de Josh Anderson. À la ligne bleue, nous avons aussi plusieurs défenseurs avec des bombes. Mais je retiens surtout la qualité des tirs des trois attaquants.»

Du repos pour le 31

Allen débarque à Montréal avec une vaste expérience. Il a déjà 289 matchs dans la Ligue nationale de hockey (LNH), les 289 avec les Blues. Avant l’an dernier où Jordan Binnington avait le rôle de numéro 1 à St. Louis, Allen avait obtenu 40 départs ou plus lors de quatre saisons d’affilée.

De 2015-2016 à 2018-2019, il a défendu le filet des Blues pour 47, 61, 59 et 46 matchs. À sa première saison avec le CH, il aura comme principale mission d’offrir du repos à Price. Mais il recevra aussi sa part de départs.

Dans une saison de 56 rencontres en seulement 116 jours, c’est possible de croire qu’Allen participera à un minimum de 20 parties. Questionné à ce sujet, Claude Julien a offert une réponse prévisible, refusant de se mouiller.

«Je ne partage jamais cette information sur le nombre de départs, a répliqué Julien. Je sais que je me répète tous les ans. Il y a des choses arrivant pendant une saison qui te forcent à changer les plans. Ce que tu avais dit ne devient plus vrai. Oui, nous avons regardé l’horaire et nous avons un plan en tête. Nous gardons la possibilité d’y faire des ajustements. Ça peut être une blessure, un gardien qui en arrache ou un gardien qui est sur une lancée. Mais l’idée d’aller chercher Jake est de donner du repos à Carey. On veut que Carey reste frais et à son mieux. En 56 matchs, on n’en donnera pas 45 à Price et 11 à l’autre gars. Nous espérons pouvoir suivre notre plan.»

Un numéro 2 généreux

À St. Louis, les David Perron, Ryan O’Reilly et Colton Parayko n’ont jamais dit un mauvais mot contre Allen. Quand il a perdu son poste au profit de Binnington, Allen restait un bon coéquipier. Il ne boudait pas dans son coin lors de la conquête de la coupe Stanley des Blues en 2019.

«Quand tu fais un échange, tu veux t’assurer que c’est un bon joueur, mais aussi qu’il amène un élément positif dans le vestiaire, a rappelé Julien. Ça fait plusieurs joueurs qui arrivent à Montréal et ces atouts sont très importants. Jake a la réputation d’être un excellent coéquipier, mais on est chanceux d’avoir un excellent deuxième gardien qui va bien compléter Price.»

À ses premiers jours au camp, Allen aime bien la complicité qu’il construit avec Price.

«Carey sera génial pour moi, a-t-il répliqué. Depuis l’échange, on se parle. Je ferai partie d’un tandem avec l’un des meilleurs gardiens de la dernière décennie. J’aime notre départ. Je n’ai jamais eu de problèmes avec mes partenaires dans le passé.»

«Je veux toujours apprendre. Ça change tous les ans, tu découvres de nouvelles choses. D’apprendre de Carey, c’est aussi une chance. Il est l’un des meilleurs gardiens de la LNH depuis 10 ou 12 ans. Peu de gardiens restent au sommet aussi longtemps.»

Le point de presse de Claude Julien

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