Canadiens de Montréal

Josh Anderson piaffe d’impatience

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Le camp du Canadien aura rarement été aussi court. Mais aux yeux de Tyler Toffoli et de Josh Anderson, il est encore trop long. Les deux n’en peuvent déjà plus d’attendre pour défendre les couleurs de leur nouvelle équipe.

Dans le cas d’Anderson, c’est encore plus compréhensible, considérant qu’il n’a pas disputé un match depuis le 14 décembre 2019. On pourrait même ajouter qu’il n’a pas joué au sommet de ses capacités depuis le deuxième match de la dernière saison des Blue Jackets.

«Ça fait un sérieux bout de temps que je n’ai pas joué un match. J’ai travaillé fort et je vais bien me préparer lors des matchs intraéquipes. Il va peut-être me falloir un peu de temps, mais je vais m’assurer d’être prêt quand la rondelle tombera, le 13 janvier», a-t-il assuré.

Effectivement, après une aussi longue période d’inactivité, il se peut que l’Ontarien de 26 ans mette quelques rencontres à trouver ses repères. Toutefois, si l’on en croit ce que Nick Suzuki a déclaré plus tôt cette semaine, il risque d’en surprendre plusieurs par sa vitesse.

«Je ne savais pas que Josh était si rapide. Lors d’un exercice, quand on l’a vu décoller, Drou (Jonathan Drouin) et moi, on s’est regardés en souriant», a mentionné Suzuki, mardi.

«Oui, c’est l’une de mes plus grandes forces, a confirmé Anderson, qui fait tout de même osciller le pèse-personne à 226 livres. Ça et le jeu physique. Je peux m’en servir pour récupérer la rondelle et la remettre à ces deux habiles joueurs.

«Je suis content que mon épaule soit rétablie à 100 %, a-t-il poursuivi. Cette douleur constante était accablante. Dans ces conditions, c’est impossible de se faire justice quand on est un joueur physique qui souhaite être difficile à affronter.»

Au mondial junior avec Drouin

Par conséquent, sa présence devrait être un immense atout pour Suzuki et Drouin. Ils pourront tous deux bénéficier d’un peu plus d’espace et d’un plus grand temps de réaction sur la surface glacée.

«J’ai eu l’occasion de jouer avec Jonathan lors du championnat mondial junior [en 2014]. On pouvait déjà remarquer ses aptitudes. Il est tellement habile et fluide. C’est la même chose pour Suzuki. Tu vois à quel point il est rapide et combien il prend son travail au sérieux.»

Toffoli confiant

De son côté, Toffoli cherchera à connaître un aussi bon départ que celui qu’il a connu lorsque les Kings l’ont échangé aux Canucks, à l’approche de la dernière date limite des transactions, l’hiver dernier.

Avec les Canucks, il a récolté 10 points (6 buts, 4 passes) en autant de matchs de saison régulière avant d’en ajouter quatre (2 buts, 2 passes) en sept rencontres éliminatoires.

«J’ai senti qu’ils avaient confiance en moi dès que je suis arrivé là-bas. Ils m’ont placé dans une position où je pouvais connaître du succès. Je sens que c’est la même chose ici. L’équipe a confiance en ce que je peux lui apporter. C’est excitant», a lancé l’Ontarien.

À moins d’un changement, Toffoli devrait amorcer la saison à la gauche de Jesperi Kotkaniemi et de Joel Armia. Claude Julien lui a également réservé un poste au sein de la deuxième vague de l’attaque massive.

«Ce sont deux très bons joueurs. Ils ont l’air au sommet de leur forme. Ils affichent une belle confiance avec la rondelle», a dit Toffoli, assurant ne pas avoir d’inconvénient à évoluer sur le flanc gauche, même s’il est droitier.

Voyage profitable

Ne reste plus qu’à s’assurer que ces deux nouveaux venus, ainsi que tous les autres, parviennent à s’intégrer au groupe déjà en place. Ça peut être un peu compliqué en temps de pandémie.

«Habituellement, le camp, c’est le moment de l’année où on apprend à connaître ses coéquipiers, que ce soit dans le vestiaire ou en allant luncher. Présentement, c’est certain que c’est un peu plus compliqué, mais je ne crois pas que ça aura un impact sur le début de la saison.»

«D’ailleurs, j’ai beaucoup de plaisir dans le vestiaire avec mes coéquipiers. Certains parlent plus que d’autres, mais ils ont tous l’air aimables. Je vais essayer de m’intégrer le mieux possible.»

À ce propos, les 13 jours que passera l’équipe loin de Montréal, en lever de rideau de la saison, devraient être d’une grande aide.

Voyez le point de presse de Josh Anderson dans la vidéo ci-dessus.