Canadiens de Montréal

Des liens entre l'édition actuelle du CH et les Blues de 2019

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Marc Bergevin n’a pas seulement ajouté du poids et des années d’expérience au sein de son équipe au cours de la saison morte. Des six joueurs qu’il a acquis, cinq ont déjà remporté la coupe Stanley.

Corey Perry, avec les Ducks d’Anaheim en 2007, Michael Frolik, avec les Blackhawks de Chicago, en 2013, Tyler Toffoli, dans l’uniforme des Kings de Los Angeles, en 2014, de même que Jake Allen et Joel Edmundson, chez les Blues de St. Louis, en 2019. 

Le camp n’étant amorcé que depuis dimanche, on ne s’emportera pas trop vite. Sauf que les discours de Bergevin et de Claude Julien, qui n’ont jamais été aussi optimistes, ont de quoi redonner de la vigueur de la flamme vacillante du flambeau du Tricolore.

«Ce n’est pas facile de gagner dans cette ligue. Il faut être prêt à faire des sacrifices. C’est la clé. Ça peut être de bloquer un tir ou de donner une puissante mise en échec. Si un joueur le fait, ça devient contagieux. Les jeunes suivront aussi», a déclaré Edmundson, par le biais d’une visioconférence, mercredi, au terme de la quatrième journée du camp du Canadien.

À ce propos, le défenseur voit beaucoup de similitudes entre la formation que le Canadien enverra dans la mêlée à compter du 13 janvier, à Toronto, et celle qui a fini par soulever le précieux trophée sur la glace du TD Garden de Boston, le 12 juin 2019.

Selon lui, il y a des signes qui démontrent que ce groupe pourrait accomplir de belles choses.

«Le physique est un facteur important en séries. À la ligne bleue, on a de gros gabarits ainsi que des défenseurs offensifs. En attaque, nous avons également ajouté du poids et des vétérans, comme Corey Perry, a énuméré le colosse de 6 pi et 4 po et 227 lb. En plus, on a de jeunes joueurs talentueux.»

«Je ne vois pas de trou au sein de notre formation. Ça paraît bien sur papier, mais ça devra se transposer sur la glace», a-t-il ajouté, à juste titre.

Les mauvaises langues ne manqueront pas de rappeler que les Blues occupaient, le 2 janvier de cette même année, le dernier rang du classement général. Il a fallu tout un coup de barre et l’émergence de Jordan Binnington pour renverser la tendance.

Petry comme Pietrangelo

D’ailleurs, avant de songer à la coupe Stanley, il faut d’abord apprivoiser un nouvel environnement. Comme prévu, Edmundson évolue à la gauche de Jeff Petry depuis le début du camp. Ce qui n’est pas sans lui rappeler la tâche qu’il avait auprès d’Alex Pietrangelo, avec qui il a partagé la surface de jeu pendant quatre saisons à St. Louis.

«Ce sont deux joueurs similaires, deux gros défenseurs droitiers qui possèdent de bons tirs et qui aiment appuyer l’attaque. Quand je suis jumelé à un partenaire comme eux, j’assure ses arrières lorsqu’il s’avance», a-t-il indiqué.

«J’ai hâte de voir quelle sera la dynamique lors des matchs simulés [prévus jeudi après-midi et dimanche soir]», a continué le patineur de 27 ans.

Étant donné la courte durée du camp et l’absence de matchs préparatoires, c’est un plus qu’Edmundson se sent déjà comme sans ses pantoufles. Il faut dire que ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve dans une situation similaire.

Encore une semaine

La saison dernière, les Hurricanes de la Caroline avaient fait son acquisition tout juste avant le début du calendrier. Pour compliquer la tâche, il avait alors dû assimiler un tout autre système de jeu.

«J’ai eu besoin d’une semaine pour comprendre le système. Même si je passais d’un système de couverture de zone à un système de couverture homme à homme, ça n’a pas été si long», a-t-il raconté.

Avec le Canadien, il revient donc à un système de couverture de zone. Ce qui est un peu moins éreintant.

«Le changement ne sera pas énorme. Je me sens déjà bien à l’intérieur du système. Et il reste une semaine au camp.»

C’est donc de bon augure.

- Tous les trios demeuraient d’ailleurs inchangés par l’entraîneur-chef Claude Julien tout comme les paires à la ligne bleue, mercredi. Encore une fois, Corey Perry, Ryan Poehling, Michael Frolik étaient les joueurs se retrouvant sur le trio supplémentaire à l’attaque. Xavier Ouellet et Victor Mete semblent être les défenseurs en extra.