Marc-André Perreault

«Je me sens coupable»

«Je me sens coupable»

Marc-André Perreault

Publié 18 décembre 2020
Mis à jour 18 décembre 2020

Dominic Ricard a participé à la promotion de la violence au hockey.

Entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville de 2003 à 2006, Ricard avoue avoir demandé à ses joueurs de laisser tomber les gants à l’occasion.   

Ces histoires seront diffusées dans le documentaire «Combats d’une vie» sur les ondes de TVA Sports, vendredi, dès 19h.

Un de ceux-là a été Mathieu Ste-Marie.

«Je suis pas mal la dernière année que le junior majeur était "tough", a confié Ste-Marie. Les équipes avaient quatre ou cinq "toughs" ou bien deux assurément. Dominic Ricard, c’était un coach "tough", on avait une équipe "tough", et il aimait la "game" "tough". J’ai gardé une bonne relation avec (lui) et quand on se reparle, même lui dit la même chose: "Je ne peux pas croire que tu avais 19 ans et que je t'envoyais te battre". Ce n’est pas pour rien qu’il est rendu où il est. Il a évolué avec le hockey, mais dans ces années-là, c’était ça!»

Ste-Marie et Ricard entretiennent un lien solide et sincère 15 ans plus tard. 

Et l’ancien entraîneur est aujourd’hui un de ceux qui prêchent pour l’abolition des bagarres au hockey.

«Avec du recul, je me sens coupable d’avoir participé à ça et d’avoir envoyé des jeunes se battre, a souligné Ricard. Ça faisait partie de la culture de l’époque et aujourd’hui, c’est clair que ce temps est révolu.»

Ça prend un courage énorme pour reconnaître ses erreurs. 

«Slapshot made in Quebec»  

En écoutant Paul Laplante raconter des histoires du bon vieux temps, on se demande parfois si le hockey n’a pas déjà été un prétexte pour se battre. Et pour certains, de s’enrichir.

De Laplante qui demande à ses joueurs d’âge junior (années ’70) de mettre des gants de boxe lors d’un entraînement à sa façon de «coacher» dans le senior (année 2000) pour créer un engouement tout au long du match et favoriser la vente d’alcool au bar, on réalise que la société a évolué pour le mieux.

Mais reste que la violence, ça fait partie de l’histoire du hockey.

«Pis ça, c’est la vraie histoire, a confié Laplante. Même si certains voudraient le nier. L’histoire, c’est comme je te le raconte.»

Voyez le passage de Marc-André Perreault avec Jean-Charles Lajoie dans la vidéo ci-dessus.