Marc-André Perreault

De la prison à la rédemption

De la prison à la rédemption

Marc-André Perreault

Publié 17 décembre 2020
Mis à jour 17 décembre 2020

La réputation des bagarreurs dans un vestiaire de hockey est quasi-unanime, ce sont de sacrés bons gars!

Et ce, même en ajoutant la consommation de drogues et d’alcool ainsi que les démêlées avec la justice de certains...  

Maintenant, c’est impossible de qualifier un ancien détenu de «bon gars» sans offusquer au moins une personne.

Si quelqu’un a été en prison, c’est qu’il a fait quelque chose de répréhensible qui a eu des conséquences fâcheuses sur au moins une personne.

Peut-être que cette (ou ces) personne n’est pas rendue à l’étape du pardon, et c’est bien correct.

Dans le cadre du documentaire « Combats d’une vie», deux des six bons gars ont déjà été incarcérés.

Joël Thériault et Patrick Bordeleau.

Aujourd’hui, ils sont ailleurs.

«Je suis dans un différent train, celui de la transparence. Pourquoi? Parce qu’aujourd’hui, j’accorde de l’importance à ma vie», confie Thériault. 

Le joueur le plus craint de l’histoire du hockey québécois avoue avoir commis des erreurs sur la glace et à l’extérieur de celle-ci. 

«Il y a bien des choses que j’aimerais effacer... Certains coups que j’aurais aimé ne pas donner.»

Malheureusement, c’est impossible, mais il assume et regarde vers l’avant.

La priorité de Bordeleau, la santé mentale 

Patrick Bordeleau va dans le même sens.

«Bordy» a été incarcéré pour une histoire de fraude et de non-respect des conditions. 

Pour lui, ses ennuis sont le résultat de problèmes de santé mentale qui l’ont amené à la dépression et la déchéance totale.

Aujourd’hui, il reconnaît et assume ses troubles mentaux. Il est serein et heureux.

«Pour moi, c’est fini là! Plus rien ne va m’atteindre. Je pense positif... j’ai lu le livre Le Secret. On se tire aux cartes et on est dans la spiritualité. Je suis bien, je suis serein. Je n’ai jamais été heureux comme ça de ma vie, pis je ne vois pas assez mes enfants, je dois encore beaucoup d’argent à beaucoup de monde, j’ai eu des problèmes de consommation et de gambling. Je suis quand même plus heureux que je ne l’ai jamais été.»

Son combat, comme celui de Thériault et des autres, se poursuit chaque jour, et pour toujours.

Et comme ils l’ont fait sur la glace avec leurs coéquipiers, ils veulent maintenant aider en parlant ouvertement de leurs démons... ne serait-ce que pour aider une personne, quelque part.