Marc-André Perreault

«J’ai été un an de temps à vouloir me suicider...»

«J’ai été un an de temps à vouloir me suicider...»

Marc-André Perreault

Publié 16 décembre 2020
Mis à jour 16 décembre 2020

Pour Mathieu Ste-Marie, le lien est évident. C’est son rôle de bagarreur qui l’a amené à la consommation de drogues.

Au début, cet ancien coéquipier de Guillaume Latendresse avec les Voltigeurs de Drummondville se plaisait dans son rôle de dur à cuire.   

Ces histoires seront diffusées dans le documentaire «Combats d’une vie» sur les ondes de TVA Sports, vendredi, dès 19h.   

Il était respecté, même adulé.

Mais entre son premier combat dans le junior AAA, au début des années 2000, et le dernier de ses 256 duels, à Sorel dans le Semi-Pro en 2010, la pression, le stress, l’angoisse et la peur étaient devenus insoutenables.

«À 5’6’’ je ne suis pas comme un Donald Brashear ou un Joël Thériault qui pouvaient prendre une soirée "off" si ça ne leur tentait pas. Moi, j’avais des clients chaque soir», s'est-il remémoré.

Et quand tu es un «tough», tu ne peux pas te plaindre, c’est interdit. 

Un moment donné, il a craqué, la drogue avait pris le contrôle de sa vie.

«J’ai été un an de temps à vouloir me suicider, a-t-il confié. Je savais où j’allais me suicider en char. Je savais même la chanson que je voulais qu’ils mettent quand mon cercueil allait sortir. Je n’étais pas capable d’arrêter de consommer. Je me disais: voyons!! T'es un gars avec du caractère, pas capable de pas consommer c’est impossible! Je me levais le matin et je pleurais.»

Mathieu Ste-Marie est maintenant sobre et heureux. 

Il veut redonner et aider... faire sa part pour éviter que d’autres jeunes traversent de telles épreuves,

450 combats, 0 blessure  

Martin Larivière mesure aussi 5’6’’. 

Il s’est battu 450 fois et dit n’avoir subi aucune blessure... aucune commotion cérébrale, diagnostiquée du moins. 

Il a quand même dû refaire son nez, en plus d’être en arrêt de travail pendant 6 mois en raison de maux de tête insoutenables.

À 38 ans, il est maintenant entraîneur en Beauce, en plus de travailler pour Hydro-Québec et les maux de tête ont disparu.

Pour vous dire à quel point se battre au hockey est un mode de vie pour ces gars-là, «Larry» n’est même pas capable d’officialiser sa carrière de pugiliste!

«Il n’y a pas une journée que je n’y pense pas, a-t-il indiqué. Me semble que je jouerais encore! Je me sens encore en forme. Je viens d’avoir 38 ans et j’ai l’impression que je suis encore le "superman" que je te parlais, que rien ne pourrait m’arriver. Tous les jours c’est un combat. J’ai tellement aimé ce que j’ai fait que cette adrénaline-là je la voudrais encore.»

Autre preuve qu’être un «tough», c’est pour toute la vie.

Voyez le passage de Marc-André Perreault avec Jean-Charles Lajoie dans la vidéo ci-dessus.