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Le retour des bulles comme solution?

Le retour des bulles comme solution?

Renaud Lavoie

Publié 17 décembre 2020
Mis à jour 17 décembre 2020

En tant que commissaire de la LNH, Gary Bettman a plusieurs rôles à jouer, dont celui de politicien. Aujourd’hui, il a prévenu les équipes canadiennes qu’il était possible qu’elles évoluent aux États-Unis la saison prochaine, s’il est impossible de s’entendre avec les autorités de la santé sur un protocole de retour au jeu.

Évidemment qu’il y a une tactique de négociation importante pour s’assurer que les gouvernements acceptent le principe d’une division canadienne, sans qu’il n’y ait de bulle étanche, comme on a connu cet été à Toronto et Edmonton.   

On me confirme que le gouvernement québécois est ouvert à ce qu’il y ait du hockey à Montréal, tout comme le gouvernement ontarien pour les Maple Leafs et les Sénateurs. Même si les cas positifs à la COVID-19 sont élevés, l’Alberta ne dira pas non aux Flames et ni aux Oilers. Reste le Manitoba et la Colombie-Britannique qui semblent un peu plus retissantes présentement, tout comme le gouvernement fédéral, me dit-on.

Presque impossible  

J’ai demandé à un dirigeant de l’Association des joueurs de la LNH si ses membres des sept formations canadiennes étaient en faveur de jouer au hockey aux États-Unis la saison prochaine, ce qui aurait, avouons-le, un impact sur plusieurs joueurs qui ont des familles. 

Réponse: «Je ne passerais pas beaucoup de temps à parler de cette histoire. Du moins pour le moment.» 

Traduction: «Ça n’arrivera pas.»

Imaginez les coûts astronomiques qui seraient associés aux déménagements du personnel et des joueurs (ainsi que leurs familles) de sept formations dans des villes américaines. Ce serait une situation intenable. La NBA peut bien le faire avec les Raptors (Orlando), mais on ne parle que d’une seule formation et non de sept.

La solution  

Il faudra peut-être retourner à l’idée originale. Rappelez-vous en octobre, on parlait d’un concept de bulles (ouvertes) où les équipes iraient jouer pendant 10 jours à deux semaines dans une ville, avant de revenir une semaine à la maison. Cette idée a été écartée par la suite parce que les équipes de la LNH voulaient jouer dans leurs amphithéâtres et non dans une bulle. De cette façon, ils pensaient amasser plus de revenus.

La LNH devra donc devoir s’adapter. Plusieurs villes aimeraient accueillir cette fameuse bulle, dont Toronto, Ottawa et Edmonton. Il faut aussi penser à Montréal. Geoff Molson avait déjà affirmé qu’ils souhaitaient que Montréal soit une bulle lors du retour au jeu et je peux vous confirmer qu’il a travaillé en ce sens au cours des dernières semaines et le plan est très solide. 

Alors, avant de penser que les équipes canadiennes vont déménager aux États-Unis, il faudra que toutes les options soient rejetées par les différents gouvernements. 

Ça n’arrivera pas.