Crédit : Greg Bartram-USA TODAY Sports

MLS

Dur coup pour le Crew

Publié | Mis à jour

Le Crew de Columbus va amorcer la finale contre les Sounders de Seattle, demain soir, avec au moins une prise contre lui en l’absence de deux éléments très importants.

Les milieux de terrain Darlington Nagbe et Pedro Santos ne seront pas en uniforme, et ce pour des raisons médicales.

Selon ce qu’a rapporté le «Columbus Dispatch» jeudi, un second joueur du Crew a reçu un test positif à la COVID-19, ce qui expliquerait l’absence des deux joueurs dans cette finale.

Il y a eu un premier cas positif mardi, sans que l’identité du joueur soit révélée. Les noms de Nagbe et Santos figurent sur la liste des blessés déposée par le Crew jeudi soir même si aucun des deux joueurs n’a une blessure connue.

C’est un coup dur pour le Crew quand on considère l’importance d’un joueur comme Nagbe, qui a remporté deux Coupes MLS depuis 2015, l’une avec les Timbers de Portland et l’autre avec l’Atlanta United FC.

Saison étrange

Dans cette saison particulièrement étrange, il sera malgré tout particulier d’assister à une finale qui sera disputée devant des gradins clairsemés puisqu’il est évidemment impossible d’atteindre la capacité du MAPFRE Stadium.

Justement, il s’agira de la dernière finale à être disputée dans ce stade qui date de 1999 et qui était le premier stade conçu spécifiquement pour le soccer dans l’histoire de la MLS.

En effet, le Crew déménagera, l’été prochain, dans un nouvel environnement au centre-ville de Columbus.

«Je crois que ça serait génial pour le club et les partisans [de finir avec la Coupe]. Ça serait une belle façon de les remercier pour tout ce qu’ils ont fait dans le but de nous garder dans cette ville», a opiné le défenseur Jonathan Mensah lors d’une visioconférence, jeudi.

Revirement

Dire qu’il y a trois ans, on se demandait si le Crew allait rester à Columbus. L’ancien propriétaire, Anthony Precourt, faisait des pieds et des mains pour déménager l’équipe à Austin, au Texas.

Il a fallu que le procureur général de l’Ohio s’en mêle, et c’est finalement Jimmy Haslam, propriétaire des Browns de Cleveland, qui a racheté l’équipe, et depuis, le vent a tourné.

L’entraîneur Gregg Berhalter est parti diriger l’équipe nationale américaine et a été remplacé par Caleb Porter. Le club a également attiré Tim Bezbatchenko, qui était auparavant directeur général du Toronto FC, pour en faire son président.

«Certains des joueurs qu’ils sont allés chercher ont été très importants pour nous», a indiqué le milieu Artur.

«Je crois aussi que la mentalité a grandement évolué avec le changement de propriétaire. Tout le monde sent qu’il y a maintenant un avenir ici et tout le monde a acheté ce qu’a proposé le personnel d’entraîneurs.»

Match difficile

Pour en revenir à cette finale contre Seattle, il faut noter que les deux équipes se sont disputé un verdict nul de 1 à 1 le 7 mars, leur dernier match avant la pause de confinement.

Tout le monde dans le camp du Crew s’attend à une rencontre qui ne sera pas commode.

«Ça sera un match très difficile parce qu’ils ont un très bon milieu de terrain avec notamment [Cristian] Roldan et [Nicolas] Lodeiro», a prévenu Artur.

«Je crois que quiconque va remporter la bataille en milieu de terrain va se donner un bon avantage.»

Pour Jonathan Mensah, tout va dépendre de la capacité de l’équipe à s’en tenir à ses principes.

«Nous devons nous en tenir à notre plan de match en sachant reconnaître les moments. Il faut jouer proprement pendant plus de 90 minutes contre cette équipe.»

Ruidiaz est l'homme à freiner

Si le Crew de Columbus veut freiner les Sounders de Seattle, il va surtout devoir trouver une façon de tenir Raul Ruidiaz loin du filet.

Le Péruvien de 30 ans est mortel lorsqu’il a une chance d’atteindre la cible, comme l’a souligné son coéquipier, Jordan Morris.

«Raul est tout un finisseur, surtout en séries, il faut voir son taux d’efficacité, il ne rate pratiquement jamais son coup.»

Et il faut lui donner raison, les statistiques de Ruidiaz parlent d’elles-mêmes.

En trois saisons, l’attaquant a amassé neuf buts et six passes en seulement neuf rencontres éliminatoires.

Habitués

Les Sounders sont des habitués de la Coupe MLS puisqu’il s’agira demain de leur quatrième présence en cinq saisons. Ceux-ci ont rapporté le trophée en 2016 et l’an passé.

«On n’y pense pas tellement, mais si on remporte une autre coupe, je crois que ça sera un témoignage de l’excellence de cette équipe depuis qu’elle a rejoint la MLS.»

Morris en est à sa cinquième saison avec les Sounders, lui dont le père est aussi le médecin de l’équipe.

Le jeune homme de Seattle a largement contribué aux succès de son équipe, autant en saison régulière qu’en séries éliminatoires.

Il admet toutefois que les choses ne sont pas pareilles aux années précédentes cette fois-ci.

«C’est différent cette année, il y avait plus d’enthousiasme lors des finales précédentes avec tous les journalistes et les partisans.»

Il admet sans détour que la simple présence de l’équipe en finale fait un grand bien à tout le monde.

«Avec tout le stress et l’anxiété vécus cette année, c’est particulier de se retrouver ici, c’est un rayon de soleil dans une année difficile.»