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Ski et planche

Ski acrobatique: de grandes attentes pour les sauteurs du Québec

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Avant l’épreuve des bosses le lendemain, c’est vendredi à Ruka, en Finlande, que s’amorcera officiellement la saison des Coupes du monde de sauts, en ski acrobatique. 

Menée par le vétéran Lewis Irving, qui est originaire de Québec, la délégation canadienne comptera sur un total de onze représentants lors de cette compétition.

Parmi les nouveaux visages, on retrouve les Québécois Justine Allie, Flavie Aumond, Naomy Boudreau-Guertin, Pierre-Olivier Côté et Alexandre Duchaine qui en seront tous à une première expérience en Coupe du monde.

Se joindront à eux Marion Thénault, Miha Fontaine, Nicolas Martineau, Émile Nadeau et l’Ontarien Evan Dermott, cinq athlètes qui ont pris part au circuit Nor-Am la saison dernière, en plus de représenter la nation à la Coupe du monde de Deer Valley en février.

«Pas mal cool pour les jeunes!»

«Ce sera pas mal cool pour les jeunes!», a lancé l’entraîneur de l’équipe nationale de sauts Jeff Bean lors d’une entrevue téléphonique avec Sportcom.

Mise à part la Chine, toutes les nations admissibles à la Coupe du monde de sauts seront présentes à Ruka. Malgré l’inexpérience et l’absence de deux habitués, Catrine Lavallée et Félix Cormier-Boucher, tous deux absents en raison de blessures, Bean se montre optimiste pour ses protégés.

«Les jeunes ont de très bonnes chances d’aller en finale, a poursuivi le pilote ontarien. Avec les sauts qu’ils font présentement, ils pourraient aller chercher beaucoup de points. Ce sera une très belle expérience pour eux et ce sera bénéfique pour leur progression.»

Bean n’hésite pas non plus à citer les noms d’Irving et de Thénault comme candidats potentiels au podium.

«Lewis a montré tout son talent l’année dernière en remportant deux médailles et il veut poursuivre sa progression, a-t-il noté. De son côté, Marion a intégré un nouveau saut très payant à sa routine (double périlleux triple vrille). C’est extrêmement impressionnant pour une fille qui fait des doubles depuis seulement deux ans.»

Un avantage sur la compétition

L’entraîneur de 43 ans assure que ses troupes seront prêtes pour l’occasion, surtout après un été d’entraînement presque normal contrairement à bien d'autres pays, à son avis.

Nous avons eu la chance de nous entraîner aux rampes d’eau cet été, a-t-il mentionné. Normalement, ils (des athlètes des autres pays) viennent au Québec pour s’entraîner, mais ç’a été impossible cette année. De notre côté, nous avons été retardés quelque peu, mais notre préparation est essentiellement la même. J’ai bien hâte de voir le résultat!»

À la suite de la compétition de vendredi, les athlètes demeureront en Finlande afin de poursuivre l’entraînement et, pour certains, dans le but de participer à la Coupe européenne prévue les 11 et 12 décembre.